‹ Notice analytique sur les travaux de M. LisfrancChapitre 5 sur 8 · Nouvelle méthode pour [amputation du col de [utérus · texte numérisé non relu

Nouvelle méthode pour [amputation du col de [utérus

Cette méthode est basée sur les rapports qui existent entre le vagin et le col de l’utérus,, rapports qui n’avaient pas été observés.

Sur quatre-vingt-dix-neuf femmes chez lesquelles cette opération a été pratiquée par M. Lisfranc, quatre-vingt-quatre sont guéries, et quinze sont mortes. Dans le nombre des insuccès, sont compris les cas de récidive de la maladie.

Depuis 1814, M. Lisfranc s’est livré sans interruption à l’enseignement public ; il a professé pendant quinze ans l’anatomie chirurgicale, la médecine opératoire et la pathologie externe. Il professe maintenant la clinique externe è l’hôpital de la Pitié, dont il est le chirurgien en chef. Il a été président de l’Académie royale de médecine pour l’année i835.

48. Nouvelle méthode pour refaire complètement la [èvre supérieure.

A l’aide d’incisions convenablement disposées, l’auteur a pris des parties molles sur les joues, les a ramenées sur la ligne médiane, et les y a maintenues par des points de suture. Le premier malade soumis à l’opé-

ratioa a été présenté parfaitement guéri é l’Académie royale de médecine r abstraction faite de légères cicatrices, et d’une dépression peu marquée des régions latérales de la face, on aurait cru que cet homme n’avait pas été opéré. (Voyez dans les Journaux de la science le compte rendu des séances de l’Académie royale de médecine. )

49- Nouveau procédé opératoire pour enlever les hémorrhoïdes.

J.-L. Petit avait signalé les grands dangers que faisait courir aux malades la ligature du paquet hémorrhoïdal : on sait qu’il n’est pas trèsrare de voir alors succomber les sujets.

On sait que, de nos jours, l’opération pratiquée par de grands chirurgiens a été suivie d’hémorrhagies devenues mortelles ; on sait que pour

50. Mojen de rendre la cure radicale de ïhydrocele plus, prompte

quand on opère par ponction et par injection.

Six jours environ après avoir injecté un liquide excitant dans la tunique vaginale, M. Lisf'ranc pratique une seconde ponction pour évacuer complètement le liquide qui s’est de nouveau accumulé dans la tunique séreuse du testicule ; ce liquide ne se reproduit pas ordinairement, ainsi on évite à la nature le soin de la résorption qui serait trop lente : les malades sont guéris beaucoup plus tôt. Ce procédé est une application nouvelle des idées de M. Magendie.

51. Emploi de l’iodure de potassium à tintérieur contre ïulcère

simple dit atonique, p. 8. Bulletin général de thérapeutique , 1842.

(Gazette des hôpitaux, 1842.)

Des ulcères de très-grandes dimensions résistaient à tout l’appareil des moyens thérapeutiques ordinaires; ils auraient'exigé des opérations sur les veines dont on connaît les dangers; M. Lisfranc a imaginé de traiter ces ulcères par l’iodure de potassium ; il en a obtenu la cicatrisation ; en peu de jours la cicatrice a blanchi comme si elle eût daté de quatre ou six mois ; en général elle s’est soutenue.

Dans des cas moins graves la guérison s’est fait observer plus promptement que par l’usage des autres moyens : les malades n’étaient pas scrofuleux.

. Sa. Nouveau moyen dl arrêter les progrès de la gangrène.

Très-souvent les escarres gangréneuses dégagent des gaz septiques qui malgré les incisions profondes et multipliées pratiquées sur elles,

■ n’empêchent pas ces gaz de pénétrer dans les parties vivantes ; ils produisent sur la peau une rougeur, foncée, ensuite une couleur bleuâtre, et enfin la mort des tissus; ainsi de proche en proche la gangrène fait d’immenses progrès.

M. Lisfranc a imaginé d’enlever l’escarre gangréneuse si elle n’est pas trop étendue : lorsque des vaisseaux trop volumineux ou bien de gros

nerfs se sont opposés à son ablation complète, il n’en a laissé qu’une couche très-mince sur laquelle il a appliqué le chlorure d’oxyde de sodium 8 trois degrés (chlordmètre de M. Gay-Lussac). Toujours jusque aujourd’hui M. Lisfranc est parvenu è arrêter les progrès de la gangrène lorsqu’ils étaient dus à la cause que nous venons d’indiquer ; ainsi les malades ont été soustraits à un événement funeste.

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