III. RELIGION ET PHILOSOPHIE
Réflexions sur Vêlât de l'Eglise en France (.Y0 IX).
42. Sur les Réflexions sur l'état de l'Église en France; par M. Alexis Dumesnil. 1822.
Imprimé dans le tome VI de « l'Album », pag. 351 et suiv.
Essai sur l'Indifférence [N° XII).
43. Observations sur l'unité religieuse, en réponse au livre de M. de La Mennais, intitulé « Essai sur L'indifférence en matière de Religion », dans la partie qui attaque le Protestantisme; par J.-L.-S. Vincent, l'un des pasteurs de l'Église réformée de Nîmes. Paris, Treuttel et. Wùrtz, 1820, in-8 de viij et 224 pages, 3 fr. — Observations sur la voie d'autorité appliquée à la Religion, en réponse au second volume de « l'Essai sur 1 indifférence en matière de Religion », de M. de La Mennais. Pour faire suite aux « Observations sur l'unité religieuse », du même auteur. Paris, les mômes, 1820, in-8 de viij et 74 pages, 1 IV.
44. Essai de réfutation du système erroné et dangereux que prétend établir M. l'abbé F. de La Mennais, dans le second volume de son * Essai sur l'indifférence en matière de Religion»; par /. Belliujou, prêtre. Paris, Chanson, 1820, in-8 de 520 pages, 5 fr.
45. Anti-Pyrihonien (I'), ou Réfutation complète des principes contenus dans le deuxième volume de « l'Essai sur l'indifférence en matière de Religion », principes subversifs de toute croyance religieuse, de toute morale, et contraire aux notions de la saine physique, ainsi qu'à l'expérience de l'Histoire ; par M. (Etienne) Jondot, de l'ancienne Société des Observateurs de l'Homme. Paris, Pillet aîné, 1821, in-8 de 424 pages, G fr.
46. Examen critique de l'Essai sur l'indifférence en matière de Religion, de M. l'abbé de La Mennais; par L. Saint-Acre [J.-M. Mossé]. Paris, Maze, 1820, in-S, S fr. — Essai sur l'intolérance en matière de Philosophie et de Religion, où l'on examine les tomes III et IV de « l'Essai sur l'indifférence en matière de Religion », de M. l'abbé de La Mennais, et dans lequel on venge les philosophes, les juifs, les protestants, la raison et le goût; par J.-M. Mossé. Paris, Maze, 1823, in-8, 6 fr.
47. Recherches philosophiques sur le fondement de la Certitude, avec quelques réflexions préliminaires sur la nature et l'origine de nos idées. (Par l'abbé J.-F. Receveur). Besançon, de l'impr. de Chalandre, 1821, in-12.
Le frontispice a été changé en 1825, et on y a substitué celui-ci : « Observations sur le système de M. de La Mennais, ou Recherches, etc. »
48. Réfutation de la doctrine exposée par M. l'abbé de La Mennais dans le second volume de « l'Essai sur l'indifférence en matière de Religion •;
1U LA Ml YYMS
par l.-ji. Bourhiué, ancien élève de l'École normale. Pari», Maradan, 1821, in-8 de 112 pages, 1 IV. 80c.
49. Doctrine (la) du Sens commun, ou Traité des premières vérités et delà source de nos jugements, suivi d'une Exposition des preuves les plus sensibles de la véritable religion. Par le P. /{., D. L. C. 1). .1. (de la compagnie de Jésus). Ouvrage qui contient le développement primitif du principe de l'autorité générale, adopté par H. l'abbé de LaMennais, comme l'unique londement de la Certitude. Pour servir d'appendice au t. II de « l'Essai sur l'indifférence en matière tle Religion ». Avignon, Seguin aîné, et Paris, Tournaclion-Molin et Séguin, etc., 1822, in-8de 31 feuil., 5f.
50. Antidote contre les erreurs et la réputation de • l'Essai sur l'indifférence en matière de Religion • ; par M. Basion, docteur de Sorbonne. Besançon, et Paris, Gauthier frères, 1825, in-8. — Seconde édition, lbid., 1825, in-8, 6 fr.
51. Réponse d'un pasteur au livre de M. l'abbé F. de La Mennais, sur l'Indifférence en matière de Religion.
Voy. la Revue encycl., tome V, 573. — C'est l'un des deux ouvrages indiqués sous le n° 43.
52. Errata du troisième volume de l'Essai sur l'indifférence en matière de Religion, ou Observations critiques adressées à M. l'abbé F. de La Mennais; par un ancien professeur de théologie (l'abbé J.-B.-.U. Flottes). Montpellier, de l'impr. de Tournel aîné, 1823, in-8 de 36 pages.
53. Supplément aux réfutations ou examens critiques de « l'Essai sur l'indifférence en matière de Religion, précédé de Réllexions importantes sur cet ouvrage, et suivi d'un Essai sur l'indifférence la plus remarquable en matière de Religion, opuscule en vers; par M. Lucas, ex-député de la Seine-Inférieure. Rouen, de l'impr. de Baudry, 1823, in-8 de 224 pages.
54. M. l'abbé F. de Lamennais réfuté par les autorités mêmes qu'il invoque, ou Observations critiques sur le 3' et le A<= volume de l'Essai, pour faire suite aux « Observations critiques sur la Défense»; par M. l'abbé (J.-B.-M.) Flottes. Montpellier, Aug. Seguin, 1823, in-3 de 1G0 pages.
53. Sur deux réfutations de « l'Essai sur l'indifférence », de M. l'abbé Flottes; par M. l'abbé A***. — Imprimé dans le « Journal des Débals ».
56. Catéchisme du sens commun. Nanci, de l'impr. de Hissetle, 1823 , in-8 de 8 pag.
Cet opuscule doit être le programme du livre suivant.
57. Catéchisme du sens commun ; par M. n. (itohr hacher), supérieur des missionnaires du diocèse de Nanci. Paris, rue Cassette, n° 53, 1823, in-12. — Deuxième édition. Paris, rue Cassette, n° 33, 1820, in-18.
L'abbé Rohrbacher était le bras droit de M. de La Mennais.
Le « Catéchisme du sens commun » est la charte du parti Lamennaisien, traitant l'autre, celle de Louis XVIII, de folle et d'aliénée, et peutêtre se rappellcra-t-on que M. de La Mennais a été traduit pour cela à la barre même de la Cour royale, par M. Dupin, plaidant, je crois, pour « le Constitutionnel. » Ant. M.
LA MENNA1S 75
Le • Catéchisme «lu sens commun » est l'un «les ouvrages compris dans la Censure ecclésiastique publiée en 183^ (voy. le n°31).
58. Réfutation de l'opinion de If. l'abbé de La Mennais sur l'étendue de la puissance spirituelle du Pape. Paris, Adr. Leclère, 1826, in-8 de 116 pages, 2 IV.
89. Démonstration de la souveraineté pontificale, comme unique principe de vérité et de salut, à l'occasion de son jubilé, etc.; par M. Ant. Madrolle. Paris, Pontliieu, 1826, in-8 de 4i pag.
L'un des deux chapitres du n° 7.
Cet écrit, qui a, dit-on, ébranlé plusieurs protestants, parait être dirigé contre le système d'autoritc universelle, de M. l'abbé de La Mennais, bien que cet ecclésiastique ne soit pas nommé.
60. Doctrines (des) philosophiques sur la Certitude dans leurs rapport'; avec les fondements de la théologie; par M. l'abbé Ph. Gerbet. Paris, Wailfo, 1826, iu-S.
Ouvrage compris dans la Censure ecclésiastique publiée en 1835. \ le no 31.)
61. Essai sur la Certitude, où l'on simplifie enfin la question de la vraie source des connaissances humaines; par l'abbé Rozaven. Avignon, Séguin aîné, ..., in 8.
Cité par M. Madrolle.
Nous craignons que M. Madrolle n'ait fait une confusion. M. l'abbé J.-L. Rozaven, D. L. C. D. J. a bien publié l'Examen d'un ouvrage intitulé ■ des Doctrines philosophiques sur la Certitude, dans leurs rapports avec les fondements de laThéologie » , par l'abbé Gerbel, et dont une seconde édition, augmentée, a été imprimée à Avignon, chez Seguin aîné, en 1833, in-s. Mais, ainsi qu'on le voit, c'est un examen d'un livre de M. l'abbé Gerbel, et non de M. l'abbé de La Mennais. Pourtant, M. Gerbet étant alors de l'école lamenaisienne, M. Rozaven a pu s'occuper du maître et du disciple, surtout a l'occasion de la doctrine sur la Certitude.
62. Sens commun fie) de M. Gerbet, ou Examen de ses doctrines philosophiques dans ses rapports avec les fondements de la Théologie; suivi de deux appendices sur le Sens commun de M. de La Mennais et de M. Laurenlie; par M*** (l'abbé Jammes, alors aumônier de l'Ecole polytechnique). Paris, Brunot-Labbe, 1827, in-8 de 277 pages.
Voy. la Rev. encycl., tome XXXIX, pag. 202, article signé J. L.
Le Sens commun de M. Gerbet remplit les pages 2 à 186; un Appendice sur le Sens commun de M. de La Mennais, remplit les pages 187 à 26<J ; enfin l'Appendice sur le Sens commun de M. Laurentie, remplit celles de 270 à 273. La Table des matières contenues dans ce volume forme les trois dernières pages.
63. Complément de la circulaire du 26 décembre 1826, relative aux coniérences ecclésiastiques de la ville de Gap. Gap, J. Allier, 1828, in-4 de 56 pages.
Cet opuscule signé Gaillard prêtre, sprrétaire, est réellement de M. Arbaud, évêque de Cap.
7fi I A MENNAIS
Il s.- .lis i-c m deux parties, i ».m~. la première, l'auteur refaite, et dix propositions, li brochure de M La Mennais, InUtilée • Doctrine de B commun, nu plutôt nu chapitre de « i Essai sur l'indifférence -, postant ee litre. Le deuxième partie .1 pour titre Courtes observations sur l'écrit intitulé « des Progrès de la Révolution ». M . de La Mennaii j s réponds)* je crois, dans « l'Ami de la religion >.
' l.erouijr.}
64. Observations sur le principe philosophique de M. de La MennaJe, louchant le fondement de la Certitude; parC-Jf. Reywund. lus.
Extrait des • Mémoires de la Société royale académique de Savoie »■
65. Essai (nouvel) sur la Certitude, 00 l'on simplifie enfin la question fondamentale de la certitude humaine, agitée en particulier dans ■ 1*1 sur l'indifférence en matière de Religion; car M. l'abbé if'rimiis. Lyon et Paris, Rusand, 1828, ln-8 de 106 p.
66. Essai historique et critique sur la suprématie temporelle du Pas>
de l'Église, etc. ; par M. Affre, alors vicaire-général da diocèse d'Amiens, depuis archevêque de Paris. Amiens, Caron-Vilot, 1869, ln-8 de 66 feuilles 3/4, t> fr.
M. l'abbé de La Mennais venait de publier son « Essai sur l'indifférence», et il cherchait à propager, a répandre sa doctrine du sens commun, qu'on accueillait assez froidement M. Affre, alors vicaire-général du dtocèse d'Amiens, depuis archevêque de Paris, se décida, en 1829, a lancer son « Essai historique et critique mu la suprématie temporelle du Pape et de l'Église », en le faisant précéder de cel avertissement : « Il y a trois ans
• que M. de La Mennais essaya de ressusciter au milieu de nous les opi- « nions factieuses tle la Ligue; malgré le talent de l'auteur, les prestiges « de son style, sa brillante réputation et les efforts de ses disciples, il ne « parvint qu'à produire une sensation momentanée. Nous composâmes à
• cette époque l'écrit que nous publions aujourd'hui; à peine était-il ter- ■ miné, que la discussion qui l'avait provoqué commença à s'affaiblir. Il
• nous parut plus sage de ne pas ranimer une controverse que nous espé- « rions voir tomber dans l'oubli d'oii elle n'aurait jamais du -< » 1 1 i r . M. de
• La Mennais vient de la reproduire dans un ouvrage qui ne contient ni des u faits nouveaux, ni des raisonnements plus concluants, Il parait cepen-
• dant dans un moment moins opportun ; il vient diviser, par une guerre « domestique, les défenseurs de la Religion, qui auraient besoin plus que « jamais d'union et de concorde. C'est dans l'intérêt de celte cai
« c'est pour utet a ses ennemis les prétextes d'opposition et de haine, « qu'ils ne sont que trop habiles :) saisir, «pie nous venons prolester au « nom du corps auquel nous avons l'honneur d'appartenir, que M. de La « Mennsis n'a professé que des doctrines qui lui sont exclusivement pro-
• près; que, loin d'être l'organe avoué du Clergé, il n'a fait que dénaturer « ses sentiments les plus connus, altérer ses plus constantes opinions. « Pénétré de la première de nos obligations, celle de rendre i Dfeo ee qui » appartient ;i Dieu, nous le sommes aussi de nos devoirs envers le trône « cl le gouvernement du pays. Nous pensons que si c'est un crime aux
partisans de l'anarchie, de mettre le pouvoir a discrétion de la multi-
LA MENNAlS 77
« lude, pour qu'elle en dispose en maître souverain, c'est un excès non « inoins réel de dire avec M. de La Mennais, que l'autorité ecclésiastique a « le droit d'émanciper une nation et de l'autoriser à changer ses maitres ».
On a dit que M. de Lamennais avait changé, on a eu tort. Le tribun qui cherchait à diviser l'Église en 1821, est bien le même qui, démagogue de 1848, sème le désordre et l'anarchie dans « le Peuple constituant », pour aller mourir ignominieusement dans le plus plat libelle de ces temps-ci, dans « la Réforme ■. Une puissance mystérieuse le pousse vers le mal, et il semble lié par .un pacte à toutes les associations mystiques et malfaisantes de notre époque. — Voici le portrait que M. Affre traçait de ce fameux abbé en 1820; on verra combien il est encore ressemblant : « C'est ainsi que, dans son humeur guerroyante, M. de La Mennais s'attaque à toutes les positions, à tous les partis, à toutes les opinions ; lance des traits contre ce qu'il y a de plus humble et de plus élevé, à droite et à gauche, dans les directions les plus contraires : rois, peuples, ministres, évêques, séminaires, libéraux et royalistes, jésuites et jacobins, tous sont rudoyés par cet inflexible censeur, attaqués par ce vigoureux athlète qui frappe sur tous a coups redoublés, et qui, après avois combattu tout le monde, finit par se combat Ire lui-même ».
Cet ouvrage fut donc destiné à combattre le système alors ultramontain de M. de La Mennais. M. Affre y trace l'histoire complète de l'opinion si répandue dans le moyen-âge du pouvoir du Pape de déposer les rois, et il mêle continuellement à sa controverse le récit et la critique des faits. Il a préféré la forme de réfutation à une polémique théologique fort inutile pour repousser une opinion surannée. Engagé à composer cet ouvrage par plusieurs prélats, il en reçut une approbation non équivoque. « L'Ami de la religion » [t. LX, p. 117] en porte lejugement suivant : • Le grand nombre de faits qu'embrasse l'auteur, les discussions qu'il y mêle, le soin qu'il prend de réfuter ce qu'il y a de plus important et de plus spécieux dans les écrits de ses adversaires, ses jugements sur les hommes et les choses, tout annonce une marche ferme, de vastes recherches et l'habitude de traiter ces sortes de matières. L'auteur venge l'Église de France d'une injuste agression : il a même au milieu de ses raisonnements des morceaux écrits avec chaleur. Enfin, dans un post-scriptum plein de force, il résume les contradictions, les inconséquences et les méprises de l'auteur qu'il avait à combattre ». L'ouvrage reçut un accueil bien différent du parti, alors fort exalté, auquel il était adressé : Le • Mémorial catholique » l'attaqua avec une grande violence.
Un journal ultramontain de l'époque, en annonçant quelques ouvrages qui venaient de paraitre contre M. de La Mennais, s'exprimait ainsi sur celui de M. Affre : Ceci est plus sérieux, comme on voit; l'ouvrage de. M. Affre est un gros volume, et ici on prend décidément parti contre M. de La Mennais et tous ses écrits a la fois. Nous n'entrerons pas dans la discussion où s'engage M. Affre; nous lui demanderons seulement, si sa conscience est bien tranquille, après la manière pleine de réserve et d'ambiguité dont il a parlé des fatales ordonnances du 16 juin, de ces actes d'oppression par lesquels on a prétendu acheter à prix d'argent la liberté de
l'Église et son indépendance, de eee actes iniques, qui font aujourd'hui
rougir ceux même <jui en furent d'abord les approbateurs, et sur lesquels on connaît enfin le jugement sévère du grand Pape qui Tient de mourir.
Quelques personnes prétendent que l'ouvrage de M. Affre lui vaudra une. mitre : cela est possible, nous sommes surs du moins, qu'il ne l'a pas plus composé dans cette espérance, que H. île La Rennais n'a écrit le rien d;ms la pensée du chapeau de cardinal, comme on l'a dit si misérablement.
67. Sur l'étude des autorités et l'autorité unique de M. de La lïennais... Voy. le n° 13.
68. Enseignement (de 1') philosophique de M. Bautaiu dans ses rapports avec la Certitude. Strasbourg, 1853, in-8.
69. Raison (de la) et de l'autorité en matière de Philosophie; par M. y kolas. Metz, 1835, in-J2 (1).
70. Essai sur la nature de lame, sur l'origine des idées et le fondement de la Certitude; par l'abbé ./.-/•'. itecevem: Paris, Gaume; Hachette, lS5i. in-8, 6 fr. M c.