FIN
i (466) ' éa^ù^"-:^ ,^Mx'.^^
ne lui ont jamais bien assuré la récolte des ferres ({u*il ensemençait. J'ai vu des particuliers fort aisés qui habitaient des maîsoDs'dégradées, auxquelles ils n'avaidnr pas le courage de faire la moindre réparation , malgré leurs moyeûs , parla crainte , are disaient-rls , de n'eri pas jouir loDg-tems. La culture est négligée en Corse , ' il est vrai (i) ; mais si Von fait attention que VVm à plus de ICO lieues de circuit, qu'elle n'a qu'iine poi pulation d'environ i5o. mille amea ; si l'on considèiB^ qu'une partie de 9i^% babitans est adonnée au commerce que favorise sa .position maritime, et un^ autre auservice militaire, on dira, non comme le C^Fejdel,^ que le Corse est vif, spirituel , adroit , et exeessûyeliient paresseux , ce qui est contradictoire^ on dira «eu* lement qu'il fut découragée
J'aurais pu relever bien d'autres erreurs dans le mémoire du C* Feydel ; j'aurais pu faire valoir eii-^ €(^e en faveur des Corses les témoiguagesr d'estime ^diverses philosophes qui ont bieii mérité diQ x'hu^ inanité et de la vérité , tels que J^aynal et Bouss^au ; mais leur opinion que nous saurons toujours apprécier^ quaiqu'en dise le C* Feydel , est trop connue poug être rappelée dans cette justification.-
FtLLO riRlt ,, du Fillar , .canton de Barcellonnetie , déparieineal des Biisses'' Alpes •^
ft) Ne pourrait-on pas oBsfsrver qae lo Cap-Corse exporte beaucoup de vins , et la Bat^gne une graniTe quantité d'Huile-; que Ton 'ecneiUe en Corse assez A^ b]ed~pour les babitans du pays , et que si Ion y fait (|ne]qae importation , e* n*en que pour compensev la> ^ft n so wm aiion £ûte par les diverses .garaisons»
U fTÉRATUREi — GRAMMAIRE.
Vbsamtt Dommuqub , membre de l' Institut national ^ â
son collègue PlERMErLovtê R^DEBSM (i)*
' Vdas me foaniis^s dftos le Joumat dé Paris ( t6 Flo-> réài ) plus d'tiii sujet de remerchnent , mon cher ^oitè^fie. XJn grand nombre de vérités idéologiques et ^rammaficalpâ se cachaient à mes regards ; vous avez pris la peine de me les réVéler, et cela d'nn ton si doux , avec une si fraierneUe bienveillance , que naa gratitude doit partir tout-à-la- fois de mon esprit oà Iroas avé'z porté la lumière, et de mon cœur, sensible â cet excès de bonté.
Avant tout , je partage la reconnaissance des trois classes de l'Iottitot tiàtional que vous avez éclairées ftur un énorme solécisme ; elles ont osé imprimer : Méinoires de rinstitut national ••••/.. pour Tan IV»
Farmi les idées qae pout^ est chargé de réveiller, il y a bien celle de i/e5hita/ion , c'est comme s'il j avait: les daémoires que l'Institut publie en Tan YI sont destinés à payer son tribut de l'an IV* C'est bien ainsi que tout le monde parle , que tout le monde écrit ; l'usage universel en a fait un des lours constituiifs de la langue.; mais les trois classes de Tlnsiitut , la langue , l'usage universel, la logique, doivent se taire quand Fièrre-Louis Rœderer se donne la peine de parler. - Je me tais aussi , et admire vos libérales compensations , citoyen collègue ^^ si vous ôtez à notre langue une locution que tout le monde emploie , vous lui faites
>n n 1»^^^^—^— Il i I ■ ■■■■ ^'M I
(i ) Le C«. l\«Bderer « en remUnt compt* dans le Journal de Parîê , du volume de lUuértUun et Sëaujf'Aru des néitioîreft de Tin»titut» critiqua , le 16 Floréal, le mémoin du C. Urbain Oomergue, 9ur la proposition gramm^Uale imprimée dans ce volume. Il annonça quHl avait attaqué dans nn mémoire lu à la Classe dont il esK iBe«il»re ^ toares les innovatioas iairoduites par ce Graali^Bairiea.
préfâ^iK, dao« ime demî-ptge de rt^ew-vwÊ îocMiamm que personne ti'a^ait ^mplpyisr* Oui , la langue frati» çaii9a 0t la. Ipgic^ue vo4as opt l'obilgatiQQ de vingt-ui» préaeii»^ cytie je vâif énqosérer pour maiiife$tef w)tfe^ gloke et coBHfiiBr oos n<Hi celles ft^easej%
ler^ et 2i°f • j^résenty^ « Cp qui a déterminé les corp^ •avan^ k kaprMner XeiMra méiiiQireai c'e^i qu'o^iaaire^
rapportent. »
^Q^ corps jUkY^^pffyRt OQrp^s-.Ce beisrt^nifaentde teujt IBOt'S à Jac^ difiTéren^e^ pr^duU ujp ^$et pdi^ir^l^le, 4]«p* liront pat eu I0 bpph^prd^ çopnaitrd Fénéioo im JeaajJAcqMea ; «t puis pa.ii^ sait sii ieffi^oaQÛ^s- font (swrps ^ ou 4» ce jiçut les CQfpa q^i /«Qt eorp#. A«tblgiii4é^ jiU)!^eD sur de n'éAre pa^-e^tendir qua«id ,09 n-a rien ^ tx^n.i^ajpQ eplendrifi* •— FAÎfrt .du ft<ni^ , c'iest^ xiiw ruse As gMi^rre d^pt ^<^Uj$ d^oas ypps /$9tv^ir gné f y^u» con^acrpz L^s ao^iJ^9tV>giA^ 9 ^' ^'^^ fi« dim p}gs ptSfl&r aiabligmnent , fB^i$ p^ler cpawqi^ u^ or^çiie , <Hi j^rlec ^ la Bjqo^erier-
. ^"^ , 4"^^ e)t. 5«»«. pri^^nf' f» C'est qua trpp (PQWt^ pour faire cjiç^cun ^^p^é^^jç^f^ i^^ livRe , Ir^p sériejiur oujfrpp profonflf pour attifer op nonnbr^e delG;ele4^rs çonsi^ déraUe ^ ils (les méuioires) se pré|^ai |]^tuel,)^9^ei\t de l'intérêt. »
, On poMxr^ïl dire; ô^tez çUa^im de Jjsi: joàraiis^ l)*i^ée est rçndue facile Tes^ .égaiei^fiH 9 ^- vpu^.ô|iBz séparerment ; il 7 ;i di>no plévi9i94r¥ie. Les loifi KJe ja f c^QsiiiM?-; iipn et 4^ rifié^ogje ieJ(.igei^,Mn ^nibt^ canstdérat^)^ détecteurs fi^tWiii un i\oi^re\4^ leç^ur^ Ç4Hi4d(ér;i)b)e* : L'idéologie veut iau^st qu^'/t^ ^a soiUis^v^ sta» qjnp* !^ing.t iijLéa)piji?e»9dicm,t çiia£uja.Mfi{ait:iannAiy,fifix^de^içn*draient très - intéressons-, .ufîiqueojh!^!?^ pavce yqu^iJa leraient pJloAés à la juite Pifn d^ TâiHce ;;le résEi^tatder vingt ennuis ne peut êfre q^i'un eunui supréme-o-ri'iléX giie,pfinlçii-youftd'id^O|l4)^gie,çt de^^i^jjqïtaKie ? ftoederer «ou» af>pi^«d'à ntépci s cr 4xs>pei4i«a -règl»» 4iek«é«^^a«^ ouetimsoB éW^^ite «ii« par^u^ ^^oAjl na g i qi s i it y-^'S rv§te»
( 4o8 > *«ùtour desqtrel^etf rainpaient 'Buffùti' et VUtiïiil^tàèa f et que sorn génie a su franchir d'un vol fl'aigle.
6"»«.y^r«*V*wr, chef-d'œuvre de ^yriogrime. «Une des raisons qui déterminent les icorpS siivaos à imprimer leurs mémoires, c'est que ces nié moines folit e^pf arec la science' à lôqiielie il se rapportent. *
« Or, les divers poecnesne font pas corps ensentble* »
Donc , la poésie doit être excloe des otémoire^ do Plostitut. '
n faud>aîtà là mineure : or les divers poeroe»«fc font •pas corps €t¥ec la science poéiitfue ; ou à la majenreî une des raisons qui déterminent les corps savans- à imprimer leurs mémoires , c^est que ces mémoires f<Mit corps ensemble» Vhtis l'un de ces deux c*S , si lé logt->> cien a tort, le dialecticien a rarson ; au lien que dan» Pénoncé de^Rœderer, ri n'y a ni logique , ni diirlec^ tiqoe : tout est mauvais , et le fond et la forme. -^ A d'autres /VOUS' ne persuaderez personne; Rœderer est. un grand homme', admirons, en. attendent de ootit^ prendre ; remercions , dans la confiance* qu'il ne péiH rien sortir de sa plume qui ne soit un bienfait pour la langue ou pour l'entendement humain.
A ce modèle de syllogisme , vous faHeâi succéder trn modèle d-enthyméme.
II constitue le « . <
7"«.^ Ie8*«. et le 9»** présent» « Noiïf» sommes obligés de dire que la théorie d'Urbain Domergûe nous a para
fausse j et sa nomenclature barbare (i).. «. J'^ai ci^a
de mon devoir , comme membre de l'Institut , de , eombattre ces innovations que je regarde comme pré** judiciables à l'instruction publique , et je les ai toutes attaquées dans un mraioire quaj'ai lu à la classe dont je «uis membre. »
Je conclus qnejen'ai pats jugé le sjst4tned*Vrbaift Dotnergue* ^v
Vous avez raison, mon cher collègue , rdus avesi
■■!'■■ ■■■■ I !■ *■ ■■! Il II n I 1 1 1 1 II ■ ^ I ■ II. w .111 1 1 I I I > III II m
(i) Baràmrtu aie ego »mm , quia mm imteUigor ilU* Ovi»«.. i
àonné wlre *v»$ st»8 jugeiMOil ; ^t CQinaie cela y4a$ arrive souvent, Plutbttude de vous lireet.de vou3 ad-> mirer débarrassera l'idéologie de la double eutraved« révidence dans . les principes , et .de la justesse dal^ leti coDoéq^ences* Vous faites bien aussi d'appeler innovations les efforts conslatis d'un homme assez sot pour aimer passionnément la véctié £;ramci!iaticale ; la propriété des lenaes est encore un ipakat* trop .difficile* Vous êtes constamment à coté de l'idée que vous devez avoir et du œot.qcii doit l'exprimer. Que les Ecrivains vous imitent I et<nen n'arrétara leur plume ^rapide i pléonasinea y amphibologies , impropriétés 9. di^cor^ dances ^ aolécismas de mots, aolécismes d*idées), strr lécismes de raisoonemens : fantômes effroyaits ^di^'raissez ! Pourvu qu*9a fasse beaucoup de livres., est-il si nécessaire ^'on les fasse bons? L.e coitimerce des idées j perd , mois cdui dii papier y gagne« JD'ailleursi l'ordre de la lïature n'en es^ pas interverti : Rœderer écrit sans cessoetsansarrét, et le Soleil, parcourant sea douze palais ,.o'en dâspense pas moins les saisons à la terre. , s - *
Mais votre zèle ne sa borna point à donner des mo« dèles à i'idéoiogisteet au grammairien ^ le militaire luimême reçoit de vous un modèle de nouvelle tactique; TOUS avez combattu mes innovations , et après les avoir combattues y vou^ les avez attaquées^ C'est une marche rétrograde, c'est faire la guerre à reculons; on se moquerait de tout autre ; pour vous ', mon chercoliègoe ^i il ne faut pas cesser de voua remercier:.
io™«.,'ii»«*, ia«*.fet i3»*.pr^ife«f.»«Condillac avait distingué la proposition en trois parties • i» Un hommo qui sait la langue et la gramaiaire dirait : on ne dis^ fingue pas la proposition en trois parties ^ mais on distingue trois parties dans^la proposition y et puis il faut : CondUlac a distingué; il s'agit d'un passé atooto;. 00 mieux , considérant avec raison ce grammairien réJèbre comme toujours existant , on devait dire : Con^ miac distingue.
( 4t<> ) « Le eritiqve poortaît continuer et* mettre «n avant
qu'aprè» avoir embrouillé 4e éystçme 4e Condillac é» manière que Fauteur ne^lereconDaltrait pas lui-même ^ TOUS avez fait 411» faote éans cette pàraae : « tout étaii fort simple et fort ^daîr duos ce système ; le lire c^esi l'entetidre* » Farce que voua awz exprimé par deox temsdifféraDa,.4eax< époques parfaiteneot îdentîquesr Mais qui^ne ymî que le critique ne raisonoerait qu^ d'après le sens commun ; il n'est pas à votre hauteur , mon • cher- coUègue* L'qsage n^j'eiM pas non plus , car dans une proposition ou se trouifeot deux 00 trois sujets ^ il veut .qu'il y. ait pluraUâé àp sujets , mulûpii" cité ^de sujets* Vous dites, vousi^ ^mdiiUuiûf deux oa trois eajets oompoaent une uxjLTivu^^ye'eH beaucoup mieux^vous voyez ^e$ choses engrand*^ - 14»^. et i5"f** présent* « Son judicat^ non plus qos ^on judicateur, V9 jugent rien* » Ignorapce et impti^dflur dans cet ènoaoé , solécisme dans J'union mODSfrileuse du eingulier et du pluriel* *-* Taisez -vous, critique vulgssre 1 Aeederer est ioatttfit , pudibond et correct.
' i6»«é présent, ê Oh ^ Ae, «ont deux pvopeù\îoDS MMPticïT%s* » J'ai dit tout le jeontr^iirë , mon eber collègue , mais sans douie vous avi6z eu des rAÎsom fralereelles pour altérer ia vérité^ il«at de^ mensonge» officieux , «et je suis sur qjne voms avez voplp me rendra «erviee< ( Yoy^z la p^ge 56 de me Grammaire gépérale analytique, mémoire aur la proposition gra-mmaticalc.) i7««. , i8™«.^ ïA/»'r et ;»o*»*-j?i^«^^» m iSémfe j'attaque moins mon confiée que je déjànisi seg j^^4res et les miena ; «et je i^cett^ sioeèroment ^u'au Uev de s'aéenner a$i tem^netu 4^^ intkçyafio^ms , .il ne eo ^oil pas consacré, à l'exi^ignement 4fi ieturf i;tu**ragps. 9 Celte phrase : j'attaque ipoins mpo ççmfrjkrç tfue pf dé* fende ses tnaitres.^ p'ofiVe point d^ n^^ti^o à Peeprit, il ne devrait pas ()r, en. avoir dan^ ^'exprçssi^H- L'aoajy«e i|ur ce poiqt ^^st ^n gn>dQ i^tai^ih^ 9 mais l'aoi' lyse est pénible ^ il est plus facile d'^orûris d'inatin^V*
I^'iuagis veut qu'on Ose t j'attaqoe .lai^na b)(Hi cop£rdr# ^ue/jene Aékuds $e^ aiaUre3, induis votrQ wtiQctréfort
. Ses maiites. et Isf trient »* c'ei^t forl bieo ^ «non cher collègue , empêchons .tout prçgrè^ y tout perfectionna Bernent dans les conuaissaoces humaines ^ et pouriCel% jurons toujours sur la parole ^e^s^m^ître^* C'est Tinirerse du but que sç proposa iMnsti tut patiopal; i»ais l'iMslitAftl a fait un si gcus ^olécisoie dans le tiu;e.do ses ix^au^ires « ^u'il se trompa ^^n& dou^a êwi la.. 649 où leadefit «ef travaux* 4
, S'a^Qnnerau tourment des înniMiaûons. 0rdinaire|ne9t on s'adonne à ce qui fj|it piaisir, et vpus nouiez qu qi| s^ndon^e au tounnent >* c'est upa .aUiao/s& 4() mots tout^ d-fait neuve et heureuse , nos ^naitres o^écrivent paf ainsi ;.mais bientôt vous passerez pour un mailre ; vou# ^yez dcjà le toa magistral»
JLnsei^aer les ouvrages €fe ses maîtres* U1I4 purislf| dirait enseigner la doctrine ^ on n'enseigne pas un" ouvrage, on enseigne la doctrine, 1^ çciepoeOonteoued^ns u/) ouvrage.— Je suis la«âe répondre à ces futiles obser»* vatiojis^ grammaire, idéologie y. v<^us fepara&ssez à uof yeux sous un aspect nouveau ; déjÀ 9 mon.trés-bo«|o-r rabie collègue, vous m'avez donné Tj^G^r-unifi i^&ifk dans .une d^mi page l'occasion de vous, remercier p«ur nous avoir affranchis de la gène où ^pii^au relenaU notre plume et .Condill^ fiotrq pen^^ $ que Funt' et l'autre Cjourent JibremçnJt surje papier 4 Uy ^urapeut* être uAoin^ d'élêgan4;e ., mais ce sera mille fois plus commode* !Nous avons vu au foctde JM^lra.révolutioii des hommes procla^m^r la liberl<^ ci vile ^t politique, lef couvrant la France. d«> prisons^ tel , illus4;r& Eiede4rer| vous dev.ez proclamer U liberté îdéologftque et gr«m77 •maticule en rw^oj^Q»! périodiquement tous ceux qui oseront Qe'pâfi.pens#r,.ne pa>s écoire comme vous^ : J^ fims en vous odreasant deujc priérM, la prunaièi» 4ipour objet la pubUcaUoo de> votre xnèmoire tei' qu« «ytibUS ra9ez^,:lu* A votive classa, .et puisqu'une detair):
( -pi ) . . . ^ .
jf^agede roère façon a si merveHleusemeof enrleb! notr# langue et Ptdéologie, de quelle richesse oe serons nous pas éblouis, quand vous déroulerez à nos yeux uit ver-* lume tout enlier!' Donner- moi cette nouvelle marque de bonté , et comptez sur de nouvelles knarques de reconnaissance*
En second lieu je voudrais que vous effectuassîex votre projet de venir à mon école ; là, porré par le Professeur et par les élèves dans la chaire doctorale^ vous tious révéleriez la docèrine de Condillac.que personne n'entend comme vous Tenlendez; vous nous enseigneriez aussi la saine prononciation ; nous apprendrions de vous à aire perzécuiion ^je t^oit** un homme, il^oi^zunc femme , et autres semblables pat-à-qu^est-ce auxquels votre organe prosodique prête une grâce infinie^ ce qui prouve au reste que CnndHlac et Dnmarsais n'ont pas été vos seuls maîtres^ et que Cadet Roussel , professeur ûe déclamation y a trouvé eu vous un écolier docile*
' P. S. J*apprends 9 mon cher collègue, que dans un errata du'17 Floréal , Vous avez repris trois des vingts tin présents dont je viens de vous remei'cier. Ma reconnaissance , d'après voire calcul , se bornerait donc à dixhuit articles; non , elle s*étfndra toujours à vingt-un*
Voilà , di tes vous , ce que Domergue propose de substiaux locutions consacrées»
' Tout aufre aurait mis aux dénominations d^usage^ ^ux dénominations reçues > En effet , il s'agit là y noa de façon de parler ^ mais d'împositiqn de nom, et c'est cette dernière idée que peint le mot dénomination» Et puis dénomination rejette la qualification de consacrée» Une façon de parier y vicieuse en soi <, mais incorporée «41 système de la langue par l'usage universel , est ps^ làmémeAinelocutipn-coff^arr^e, une location à laquelle il n'est pas permis de toucher : l^s déDoraination» dans dans les objets scientifiques ne «ont pas consacrées 1 on peut y toucher; un nouveau point de vue pei< amener de nouvelles déttominatioos } la Chisuim ^
( 4»3 ) Changé les Siennes; B08 GrammairieDS philosophe^ . en €>iit Introduit plusieurs, et vousrmème', mon cher côlr légue , votfs nous parlez de la multiutde des sujets , w phi-ases surajoutées , dénomination) s que vous attribuez xnbdestement à Condillac , et dont on ne doit faire hom^ mage qu'à vous seul. Tout cela est. vrai, mais par cetf? <loubIe légèreté dans remploi dea mots^ vous noua épargnez tia peine dQ nous appesantir sur la minutieuse distinction des sjrnonymes* .
Car était devenu un mot si embarrassant que dans le siècle dernier on en proposa raboUtion en pleine Aca^ demie. Ii'ai|teur des Moyens de parvenir, craignant d^ X'eaq>lojer mal-à*propos , après avoir commence son livre par car, n^emploie plus ce mot dans tout le reste lie Touvra^e* Vous avez trouvé un moyep plus facile de tQot cooctlier. C'est de l'employer au hasard. .«.Comm/Q joamàliste, dîtes- vous , je dois auss^ en dire ma pensée SLU public ;' car Domeirgue a fait icpprimer sou métnoirç aous le litre de Grarntnaire générale; aru^ytique^ » Ce çajc motive admirablement. C'est comme s'il j avait : l'ou^ vrage d'Urbain Domergue a tel titre, voilà pourqUQi, conoLmé journaliste i je dois en dire ma pensée au public ; et cela est bien, mon cher collègue ,, car était a^ bout de votre plume ^ il en est tombé; il y a trop dç peine i faire sortir les mots de sa tête. Plus on lit Virgile, Horace, Racine, Boileau, plus on trouve dé ces beautés pénibles, monnaie d'or que possèdent les aeuls riches; plus on lit Scuderi , mon cher collègue, plus on trouve de ees gentillesses faciles , petite monnaie de cuivre d'un usage général , patrimoine des pauvres.
Vous n'avez pas inséré. ma réponse dans votre jour* nal, parce qu'elle est trop longue, mais cette Ion** ^ueur doit vous^ être attribuée : méchant , pourquoi m'avez- vous fourni vingt -un sujets de remerciment» luR» ai-je tous épuisés? Nok, votre merveilleuse demt.'^ ^àge en est une source inépuisable.
Urbain ]>oMX&oa]fr. .
Kspoirss de R(Sdb rbb a H ômbjlgu's»
' Môtt confrère, îvdti^e lettre que ]*^\ reçire hier , tné fait beaucoup de peit^e*. 'Elle faiihiilie èft tiiot , nonl'écri*^ VaiiT, mais l'hoinihe jaloux de la- gloire des Lettrefl et ffe'fhottiïeur'de ÎTiritifut. Je vd*u le jure; faitnenaî» mieux être àttéifit et eoûvàineo^ d^avdiV fait vsngt-ua solécismes en dix lignes , que de roif* «rn itiembre de l^l^stîtiit mëflre dKHi>-e jodrs, et dat^s quelles cir«ot)Slances! A c6m]^ûrsfet Une lettre (lehoàl pages , pour K'pbttdre péV de$ criti^desgrc^iiniiaiticâies ^ et ^ur^tout ^ar de^ Injures^/i Itt' siai]iiè et modeste- atitf^nfee iée la téfiitatîo^ détrente' d^ih de ses onyrage*.' : *
Bienséance à ptt^t, quand f atiaq<i^ Ve^re i$yttèi»d gratatnatical , Vo^ jodfcande^ flidieéïbiiT -et jodidat ^ Vos compléâiedë cotnrpletset inoDtnplets ^ proehatcaet éloignés, directs et ittdirepts^ ve< prépMtioiia impli'» eites ( é'OTiime àh ! ) et vos proposîtimid escpitcttet^yas )m>posltions fcomplétiVès , proe^nes ^et directes , in»direcies et éloignées jfetci, vos cWti^es de grammtire \ Ttissent-elles justes ,'fikies, piquuntes, iionnètes, éei^ieni déplacées; ce ti'è»! pns de mes soléeîfimes qu'il s'agit , c^est de Vàti*é dôctHiie 5 peu impoi»te I0 papier que j« {;ftté dans le journlii dé Paris; de qu'il est inléréssaat dé savoir, c'tét sî 1 VAséîgtîèmfetit de votre doctrihe ô'est ^as une VéH table dé^grhdation de Pînstructian publique. Défende^ d'aBord votre grlimmafrë } vous attaquerez tosuite mon style. Sh , qu^ai^rivefàit-ti% si au liea de Vous ramener à la qùie^tion , j'àllaiè^pHoguèr survoire lettre de huit 'pages, y tioter une vingtaine de Sautes contre la Gi^aniibaireet la Logique; et que vouselisiiite, lans vous défendre de cette noùi^llé attaque, voué sou'- Vnissiei de rèchèf le» points et lés Vifgtïles de ma critique même à vt>'tfé tnicroscope-, pour y découvrir encore vingt autres fâiiteé ? Nous aurions bientôt comr jnencé cent quereller sans en vider aucune.
C^Ue ^ui est ouverte entre ntms ^^st importante ; elle
îtrtêrèsse VinstrUëtiôn publique. C'éât i celle-là qu'il faut vous eti tenir quant à ^résetït. J'ai cru que Voué corrompiez , détruisiez Id science de là Grairtmaîre; j*al tâché dfe le prouver : c'était tnoti dev6ir. Quanfl moii mémoire Èeta imprimé , voué le disfcaierez , vous le réfuterez, voilà lé vôtre. Les petites récriitiiiMitiotis grarù^ mattcalï^s Its petites teprésaltles littéraires vîeddront toujoTitsà terns. Au)(>titd*huî elles he peu Verif paraître que rîdïôlilès. 3fe crains queleé vôtres ne rappellent au < mauvais pîaiéans l^anecdote dece pauvre Beauzée , q»ie ■^ous ne voiliez pas reconnaître poifr votre maître en èranamaîi'é, et qui l'est pourlahtà toui égards. Il traitait asâëz mal sa femhie ( Comme vous traitez la tirani- Jiiaire)} tiïl .nmatit la Vengea. Un jour îl le^ surprît ensemble. îl enfra eti fureur. jTe vous disais bien ^ Madame , s'éCrik le galant, qu'il fallaiil que je m'ëii aille! ^ Çue Jôrii^ti alltfsie, Monsieur,* que je ni*eii allasse^ reprît Béâuiôè avec «se volat de tôunérré.
\ÎIB éu|)p6sârîé tbtrt-à-rhÈfufe , Wi6n éoAfrèrë , qu^l ine eèrhU po^^rble dé relever des fatitèâ Ae langue et dé iDglqtie dans Vôtre lettré : Cette ètipposilioïi vous à sdfômètit paru pféédmptuetràe. Eh bifen , je vous de- Clàiie qupe je cr6rs^ trèis - ftlcrle de Vous pfou^ér^ïôntfealfefnent qufe yoùk àvë* Fait plus de Vi6gt Fautes dané rottô ItettHî , TàBh è'ncohî *qu*iï n*y eh à pas une seule dfe t^ellè dans tbtites celles q«é vous me pfêtei. Sîiils ètt^ 'édfàiré'co'mme vous sur la circule et eut U point ^ ^ Vous dotitieraîs cette dbtible satisfactioi^, si je fafe Crtigndis de hr^écarter avec vous de la question. * 3'e t^otis rtroirtr&rttis qi*e je h*a1 point apj^felé éfiohni so^ètïstive \è pt)Ur iinè fai critiqué dans le tîtrë ^ei Mémoires >le Mtiilftiit J qùre la phrase où îl sagît dêi Mêirtoirés dés Corps sàPaiiS qui joni corps , etc. ^ a été corrigée dans un errata imprimé dans le journal qui a sïiivi celui bù à pafu mon article ; qu^il n'y a pai <te ^cofiasinè à dire : des mémoires trop Courts pour faire chacun séparément un volùnîe , parce que ces
deux inois pré^nlent deuxMdées diffiS^nteij qû'ft^s^
( 4i6 ) f gai de dire un nombre dç lecteurr:eon6iâéfabIe^ ^a un nombre cçpsidérable de. lecteurs^ que |^ai parlé ,âe l'intérêt que se prêtaient vingt mémoires ^Mmx^ et non pas vingt mémoires ennuyeux ; que si de$ mémoires sa vans font corps avec la scienjce, ils peuvent par eonséquent faire corps e/i^em^/ey que je n'ai point dit : après avoir combattu le judicande je Pai attaqué , inais après avoir cru de mon det^ir de le cotnkattre ^ je Pai attaqué; qu'il y. a évidemment une ftute d'iiapression dans ces mois : Condiliac avait diiiin^ué (au lien de divisé ) ) la proposition en .trois , parties ^ qu'avaii est régulier, parce que je parle d'un tems antérieur à Celui où vous êtes venu éclipser Gondillfto ; que : le lire, c^est Pentendre, est correct , parce qu'il fi'agit d'une chose actuelle, au lieu que : tQUt éioit fort simple et fort clair , se rapporte au tema où vous n'aviez pas encore tout brouillé ; que multiplicité de sujets serait une e^pressipn.moins propre que uudiitudey parce que l'idée de multitude est a^jssi dans multiplifcité , et qu'il j en a de plus une^autre qui est tout- ' à -fait étrangère au sujet :.que j'ai préféré nudtitude à pluralité , parce que pluralité a deujc aens ^ et que awil* titude répond à multijXç , qui estj eixiplojré par Dumarsais , quand.il parle d'un sujet çompy^sé de plusieurs substantifs; que c'est une f^ute d'impression d'avoir appelé, hol ha ! des pro^posiitpiïs exidiçitcf.j .gratification qui ne serait qu'absurde, au lieu d'itHfdicites , qui est tout-à-la-fois absurde et ridicule ; que mon e/Tata du 17 Floréal, a réparé Tomissio^ du ne que vous réclamez pour ces mots : que je dé/entls ses maîtres y qu'on peut s'adonner â un tourment comme.â un vice^ et qu'il est faux que s'abonner/ ne puisjse s'appliquer qu'au plaisir ; qu*il est mieux de dire enseigner les ou- 9rages de Condiliac ^ xnècae enseigner Condiliac, que de dire pesa m osent ensei^er la doctrine contenue dans tes ouyrages de Condiliac ; voilà ce qu^ je prouverais pour vous répondre*
£1 encivite,*povr vous attaquer, je nH>ntrerals tgu^l
( 4?7 ) n'y a p^.âeux Hgoes de suite dans ^otre lettre quE
soient; irréprochaibtes , et par exemple :
• t( Un grand. nombre de vérités se cachaient à mes
regards ^ vous avez pris la peioe de me les révéler* »
Ce& deax idées sont incohérentes* On révèle ce qui
se caclie à la raison ; on dévoile ce qui se cache aux
regards.
, • !« Yous faites présent à la langue de vingt-une,locur .
:tionâ que personne n^osait emplojrer* «Si on n^ osait les
employer, quelqu'un en avait donc fait présent avanfi
liioi* -
Heurtement est un barbarisme ; on dit : heurt. ' VatfUfiguité n^est pas un moyen sUr de n'être pas ea*^, •l:ei>du ; c'est un moyen de n'être pas toujours entendu. « Ennui suprême* » Il faut extrême ; suprême ne sa prend qu'en bonne part : honneur suprême., plaisir suprême. ' :
. Dire que Bufibn et Montesquieu rampaient autour jdés Tiègles de la grammaire, c^est dire qu'ils cherchaient Inutilement à les eïi tendre*
tt Admirons en attendant de comprendre • » En attendant de: barbarisme.
« L'habitude de vous lire et de vous admirer débarassera l'idéologie..*. » Ainsi ^idéologie prendra l'ha* bitude de me lire !
HL Débarassera l'idéologie de la double entrave de V évidence dans les principes. » Gomment l'évidence dans les principes peut-eUe être une entravé? ^ c( Et de la justese dans les conséquences. » Comment la justesse dans les conséquences peut-elle être une autre entrave ?
« Solécismes de mots , solécismes d^idées , solécismes de raisonnement* » Yoilà trois barbarismes^ Les sole* oismes sont des fautes contre la syntaxe. Il ne peft pas plus j avoir de solécismes d'idées et dei raisoimement ^ que de sentimens ou de caractère ; ce que Vous appelez solécisme de mots, c'est-à-dire, les mots estropiés, I9U les mauvaises associations de mb^^ sont des bar- Av riL 3«*^. Trimestre. If d
(4î8) birifttièi; Ift ft^sl pdur cela que iotéctimes àë iHots f d'idées et de raisonnement sàot des barhafismesm
m C'eit Vihverie du but que se propose i'Itistftiit. » Ou dit l*inverse d'une pri^osition ; un but n'a point d'in^ rerse : l'inverse du but , antre barbarisme.
a Quand vous déroulerez un vxduine^n Un volume ne se roule ni ne se déroule.
« Saine prononcimiom » dn dit un jugement sain ^ parce qu'on peut personnifier le jugement : mais il faut dire une pronoociation exaet^ ^ correcte*
Je pourrais relever vingt autres fautes ; et sans être juré "peséiur de diphtonigue , je prendrais ^ si je )e voulais , une assez bonne revancbe. Mais outre que la substance de votre lettre est d'un uUoi qui dispense d'exazhiner Ib ;poidsÛB vos diphtongues , je reviens a notre afiaire ^ et -je dis qu^il. ne s'agit ni de mes solélciisnies ni de$ vôtres, . mais du judicande, du judioateur et du judicHl^ eï dU complément complet et ihcoàiplet , éi ée X^ût lé^ëste :de cette &mîUe russe qu<i a fait une irruption ai funeste dans nos écoles de GranMnaire6(i] R.
• V i Ti '- *-i^^"iV'"V r '' '•• ^^^^ '-'■■- ^ --^^^ ~- ^'^ ^j
JVpr^cjff sur la vie et /ef ouvrqgçsde Co^DOjttMT^ par ^NTOiirJB DiAyvYEjts ^ associé de V institut ^naticmal
., et membre de la société d*'Exx>notme - Rur^de ^ des
. . Sciervces naturelles ^t des Arts de Moulins. Nouveite édition revue , c<^rri^ée et auff:ientée* A Paris , chez Debraj , Palais ^É^alité , galeries de bois , n^» 235 j
. frix ijr» pour Paris ^ et \,fr* 25 c. franc déport*
Cette Notice parut pour la première fdis il jT a ^DVtron '4i$ttdt«<àst elle lie &it point alors 0i>n4niDéedaM U &éefade rj^hllosophiqui^w <o «*ë|)afah au jd^rdliu4 àv\^e "^^ ektti^ * gênM^ft et dës-MiéUoPalione^. L^s regrets tiu¥ la p^m ^ «celui qili<^ «stVdbjat^ seoiblèAt augnlébtês en ràieeii
, . (y) Le P., S, tilt C. , Doihfti^ato ft^n% éià eiiv^é^dîfvcteikfiitit aux Auteurs de la Décade Pfailosopnique au -momsnt do i*Jtii^ "prefsîoa, lô C -.Ràiàfertf ii'k pU y tôpôndre.