Renw contemporaine, 1856. t. XXVII, p
2. Revue de l'Anjou et du Maine, t. IV; tirage à part in-8' de 18 pages.
3. Ainsi par Goodwin, Hieratic Papyri, dans les Cambridge Essays, 1858, p. 239-243.
4. Note sur les dècans de Sahou, et Note sur la Constellation appelée Chopesch dans les n" de mai, juin, juillet 1855 du Journal des Savants, p. 25-26 (en note) et p. 53-54 (en note) du tirage à part; Sur If écriture démotique, dans Tarticle inséré au n° de décembre 1856 du Journal des Savants, p. 3 du tirage à part; Sur la déesse Techi, dans le n** de juin 1856, et Sur les noms des deux tètraménies égyptiennes, dans le n* de septembre 1856, p. 36-39 et 62-66 du tirage à part.
5. Lettre de Chabas à Rougé, en date du 23 février 1853, communiquée par le vicomte Jacques de Rougé.
» dans cette étude\ » On a vu plus haut que ces projets n'aboutirent qu'à moitié*. Dès le 17 février 1855, il en avertissait Cbabas assez mélancoliquement, puis il ajoutait : (( Vos questions me prouvent vos progrès ; excusez-moi de » n'y pas répondre plus longuement aujourd'hui* ». Il avait lieu d'être content des progrès de son élève, et, lorsque celui-ci publia son premier mémoire sur le signe qui détermine le groupe nahamou, « ^e réjouir », il l'en félicita très cordialement*. Ce fut mieux encore lorsque parut le mémoire sur les inscriptions de Radesieh. Il avait essayé de lui procurer le prêt des caractères de l'Imprimerie Impériale, mais il avait échoué'; en recevant le volume, il lui écrivit chaleureusement qu'il était dans la bonne voie, « la seule dans laquelle la science puisse faire de grands » progrès. Les travailleurs comme vous sentent bien tout » le prix d'une nouvelle locution expliquée, d'un radical » bien défini ». Il lui citait l'un après l'autre les principaux égyptologues du temps : Birch qui a rendu de très grands services, mais qui « est trop peu sévère », si bien que, « tout » en reconnaissant son grand mérite, il ne faut l'employer » qu'avec circonspection » ; puis, Lepsius qui « semble se » contenter de nous publier des planches », encore « les » planches pleines de fautes trahissent une absence de sur- » veillance inouïe de sa part, et cela ne laisse pas que » d'être fort gênant pour les travailleurs comme vous, qui
1. Lettre de Rougé à Cbabas, en date du 28 septembre 1854, publiée dans Ph. Virey, François-Joseph Chabas, p. xiii.
2. Voir plus haut, p. xu-xlii de cette Notice bio(jraphifjue,
3. Lettre de Elougéà Cbabas, en date du 17 février 1855, publiée dans Ph. Virey, François-Joseph Chabas, p. xiii.
4. Lettre de Rougé à Chabas, en date du 11 décembre 1855, publiée dans Ph. Virey, François-Joseph Chabot, p. xiu.
5. Lettre de Chabas à Rougé, en date du 31 mars 1856, communiquée par le vicomte Jacques de Rougé.
j» essayent d'analyser une inscription importante' ». Un peu plus tard il le complimentait sincèrement de son mémoire Sur les Esprits possesseurs, et il l'annotait*, puis il lui conseillait de publier la traduction qu'il avait faite de la grande inscription d'Ameni à Beni-Hassan, dont Birch ne lui paraissait pas avoir tiré tout le parti désirable '. Et vers le môme temps, il résumait les lettres que Mariette lui expédiait d'Egypte sur les fouilles du Sphinx ; il en faisait ressortir l'importance, il en complétait les données par ses observations personnelles^ et il tentait de lui obtenir des crédits nouveaux, sans succès d'ailleurs. La France y perdit cette admirable statue de Chéphrén, qui est l'une des gloires du Musée du Caire*.
Plusieurs des mémoires qu'il lut alors à l'Académie sont inédits ou peu s'en faut, notamment son étude des stèles ptolémaïques du Sérapéum', et ses recherches sur ce qu'on appelle la Neu vaine ou TEnnéade des dieux. Le premier demeura même inachevé, à la prière de Mariette qui supplia M. de Rougé de ne pas « lui enlever le plus beau fleuron de » sa couronne^ » ; il ne reste du second qu'une analyse de deux pages dans les Comptes rendus*. D'autres, au contraire,
1. Lettre de Rougé à Chabas, en date du 30 avril 1856, publiée dans Ph. Virey, François-Joseph Chabas, p. xv.
2. Bidlclin archéologique de l'Aihénœu ni français, 1856, t. II, p. 46.
3. Lettre de Rougé à Chabas, en date des 5 juin et 11 juillet 1856, publiée dans Ph. Virey, François-Joseph Chabas, p. xv-xvi.
4. Note sur les fouilles exécutées par M. Mariette autour du Grand Sphinx de Gisèh, dans VAihénœum français, Z* année, 1854, p. 82-84.
5. Maspero, Notice biographique sur Auguste Mariette, p. 58-63.
6. Une partie seulement en a été publiée, longtemps après sa mort, dans la Revue égyptologtque de Revillout, 1885-1886, t. IV, sous le titre Mémoires sur quelques inscriptions trouvées dans la sépulture des Apis. Il avait été lu à l'Académie en 1854.
7. J. de Rougé, Lettre à M. E. Revillout, dans la Revue égyptologique, 1885, t. IV, p. 106.
8. Comptes rendus de V Académie des Inscriptions, 1857, t. I, p. 59, 62-64, séances des 6 et 20 février.
parurent dans les revues scientifiques auxquelles il s'intéressait. C'est ainsi qu'il inséra dans le Bulletin archéologique del'Athénœum, outre une centaine de lignes pour signaler l'étymologie réelle du titre de Pharaon^ une Note sur les noms égyptiens des Planètes, où il rétablissait, plus exactement que Lepsius et Brugsch ne l'avaient fait avant lui, la série des planètes et des dieux qui les régissent". L'œuvre était importante, mais elle était courte; le Journal asiatique reçut la matière d'un gros volume, et l'histoire en est singulière. Tandis qu'on préparait l'Exposition Universelle de 1855, l'Imprimerie Impériale, désirant manifester la richesse de son type hiéroglyphique, avait prié M. de Rougé de choisir dans les Musées de France un texte égyptien qu'on pût composer avec luxe et aflScher parmi les spécimens des autres types orientaux. Il prit l'inscription célèbre d'un Ramsès qu'on qualifiait alors de RamsèsXII. Champollion l'avait copiée dans les ruines de Thèbes, et Prisse d'Avennes, l'ayant rapportée en France avec la Chambre des Ancêtres de Karnak, en avait fait cadeau à la Bibliothèque de Paris. Rougé la copia, l'inaprima, y joignit une courte notice, puis, séduit par la nature du sujet, il résolut de l'analyser minutieusement et d'en tirer la matière d'une communication à l'Académie des Inscriptions et Belles- Lettres. Il ignorait alors que Birch avait étudié le fac-similé, assez incorrect par endroits, que Prisse d'Avennes avait lithographie du monument' et qu'il en avait publié une traduction anglaise accompagnée de quelques notes\ Lorsqu'on l'annonça à Rougé, celui-ci affirma tout de suite que Birch
1. Note sur* le mot Pharaon, dans le Bulletin archéologique de l'Athénœum français, 1856, t. II, p. 66-68.
2. Bulletin archéologique de CAthénœuni français, 1856, t. II; tirage à part in-8% de 23 p., chez Thunot.