‹ Notice biographique du Vicomte Emmanuel de RougeChapitre 38 sur 50 · Zeitschrift fur yEgyptische Sprache, 1866, p · texte numérisé non relu

Zeitschrift fur yEgyptische Sprache, 1866, p

5. Zeitschrift fur yEgyptische Sprache, 1867, p. 129 sqq. G Zeitschrift fur Mgyptische Sprache^ lb66, p. 69-73.

caractère tout différent. On s'inquiétait alors beaucoup des questions de transcription, parce qu'on espérait arriver à écarter par là les difficultés d'impression, et chaque égyptologue, Devéria, Chabas, Lepsius, Brugsch, Rougé lui-même, avait son système différent des autres. Cette diversité les affligeait tous sans qu'aucun d'eux songeât à rien concéder; Brugsch seul se montrait conciliant, et une soirée passée avec lui avait convaincu Rougé qu'une entente serait facile, sauf du côté de Chabas qui venait d'essayer d'un procédé de transcription en lettres coptes. Il exposa donc à Lepsius les idées auxquelles ses études sur la grammaire l'avaient conduit, en ce qui concernait les articulations de la langue égyptienne et les signes qui servaient à rendre ces articulations. Il espérait provoquer une discussion publique, et de fait Lepsius', puis Auguste Baillét* envoyèrent à la Zeitschrift des articles fort minutieusement étudiés, mais les autres s'abstinrent; après avoir traîné une année, la controverse cessa faute de combattants*.

Les séances de l'Académie auraient pu lui fournir un débouché précieux, si. juste à ce moment, des découvertes nouvelles n'étaient venues réclamer son attention et l'obliger à différer les communications qu'il avait compté faire des résultats de son voyage. Le 21 avril 1866, Lepsius lui écrivit de Damiette que le hasard lui avait fait « trouver » un nouveau décret bilingue, pareil à celui de Rosette, » mais plus long, plus ancien et parfaitement conservé d'un » bout à l'autre; manque seulement le texte démotique,

1 . Lepsius, Uebur die Umschrift der Hieroglyphen, dans la Zeitschrift, 1866, p. 73-81.

2. A. Baillet, De la Transcription des Hièroglf/phes^ dans la Zeitschrift, 1867, p. 66-70, avec les observations de Lepsius, Ziir corstehendcni Artikel,des Herrn Baillet, p. 70-72.

3. Cf., sur cette question, les conseils de Horrack à Chabas, dans Virey, Notice biographique de Philippe- Jacques de Horrack\ p. XLU-

XUII.

» quoiqu'il soit prescrit à la fin du décret, comme dans » rinscriptîon de Rosette, de graver le +>;«pMjjjia tk «tîXtjv Xi-

» Oivfjv fi ^aXxTJv lepoTç '^piinioLaiw xal AiYOïrcioiç xat ^EXXtjvixoTç'. L'ins-

» cription grecque a 76 lignes de 0™ 75 de largeur, Thiéro- » glyphique en a 37. C'est un décret des prêtres égyptiens » rassemblés à Canopeen l'honneur de Ptolémée Évergète I. » Ils y avaient célébré la fête de naissance du roi, le 5 Dios, » et la fête du jour où il était monté sur le trône, le 25 Dios ; » mais l'inscription est datée du 7 Apellaeus = 17 Tybi de » la 9® année du même Ptolémée. » Il se félicitait de la découverte, qui mettait hors de doute la justesse de l'opinion qu'il avait toujours soutenue, et que Rougé avait défendue naguère encore dans ses articles de la Zeitschrift* , que « les anciens Égyptiens se servaient généralement, » même pour la plupart des grandes fêtes de l'année vague, » quoique les prêtres eussent connu l'année sothiaque, dont » ils mettaient le commencement (ve<5v exoç) au jour du lever

» (àvaxiXXei <=>) de l'étoile d'isis ». Il renvoyait pour plus amples détails aux communications qu'il venait de faire à l'Académie de Berlin et à un article prochain de la Zeitschrift, puis : « J'ajouterai seulement qu'une dizaine de » jours avant mon arrivée à Tanis, où j'ai visité les grandes » et intéressantes fouilles de M. Mariette, un éboulement » de terre avait mis au jour un coin de l'inscription grec- » que, un ingénieur de l'Isthme l'avait vue* et m'avait parlé » d'une pierre grecque que j'ai facilement retrouvée; ce I) n'est qu'en délivrant le reste de la pierre des décombres )) qui comme un mur pesaient dessus, que toute l'inscription » grecque s'est montrée peu à peu et enfin l'inscription » hiéroglyphique au-dessus. J'ai cru que sous ces circons-

1. Le texte démotiqae, qui est gravé sur les tranches, fut découvert par Mariette un peu plus tard, lorsque la stèle arriva à Boulaq.

Page 1