Voir plus haut, p. 70 de cette Notice biographique
2. Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions^ 1871, t. VII, p. 340-351, où le mémoire est reproduit en entier, sons le titre Étude sur le Papyrus n* 4 du Musée de Boulaq, tirage à part in-8*, de 12 pages, non mis dans le commerce.
lui avait été rendu : les cours reprirent vers la fin de décembre devant un auditoire presque renouvelé, où, parmi les rares auditeurs des années précédentes, Pierret, Husson, J. de Rougé, Maspero, figuraient quelques recrues nouvelles, Ancessi, Henri de Longpérier, Maxence de Rochemonteix, Simon, venus pour la plupart de la conférence des Hautes Études. Les monuments du règne de Ramsès II et en particulier le poème de Pentaour firent les frais de ces leçons. Les assidus des années précédentes y retrouvèrent la méthode du maître et la sûreté de sa doctrine, mais il leur sembla que la voix était plus faible qu'auparavant et que les dernières minutes donnaient l'impression d'une lassitude invincible. La douleur de la patrie vaincue, le suprenant lorsqu'il n'était pas encore remis complètement des fatigues du voyage d'Egypte, l'avait vieilli subitement : il paraissait plus que les soixante ans qu'il avait. La faiblesse croissante ne ralentissait pourtant en rien son activité au travail. Il fondait les Mélanges d'archéologie égyptienne pour remplacer le Recueil que j'avais inauguré Tannée précédente \ Il préparait le troisième fascicule de la Chresiomathie, celui qui traitait du verbe, et il en poussait la rédaction si loin que son fils eut peu à faire plus tard pour le mettre en état d'être publié. Il communiquait à l'Académie le résultat de ses recherches sur le massif de Karnak^ puis l'analyse des textes hiéroglyphiques relatifs à l'histoire d'Egypte sous la dynastie éthiopienne et au temps des invasions assyriennes, et ce dernier mémoire intéressa si fort la Compagnie qu'elle le désigna pour être lu en par-