XXII NOTICE
taigne devint l'ami et le confident de son maître. Il fut ainsi appelé à connaître le poème satirique de Franciscanus et Fratres do?it il a introduit un passage au chapitre il du Livre III des Essais', et ce tableau de Rome heureusement assez court, assez caractéristique dans sa brièveté, pour être placé sous les yeux des lecteurs :
lli colles, ubi nuiic vides ruinas, Et tantum veteris cadaver urbis, Quondam casca Ltipis fuere lustra, Donec par fréta vectus Arcas exul, Pani, pelleret ut Lupos, Lycœo Lupcrcalia festa dedicavit :
Nudos currere iussit et Liipercos Sacrum et collibus addidit Lupcrcal.
I. Montaigne qui ne se pique pas d'exactitude en matière de citation, rapporte ainsi les vers de Buchanan :
In tain Jiversa, ntagisler Faillis et unda trahunt.
C'est à M. Dezeimeris que l'on doit l'indication du poème de Buchanan d'où sont tirés ces vers, les 13*= et 14° du Franciscanus et Fratres. (Voir le Discours déjà cité sur la Renaissance des Lettres à Bordeaux, page 2). Le texte exact est :
I^OH secui ac tiavii lalo jaclala profmido,
Quant venli, violens que aslus, canusque magisier
In dlversa trahunt.
(Buchanan! Poemala, Ed. cit. p. 275, v. 13).
Le poème satirique de Buchanan a été traduit par Florent Chrestien, sous ce titre : Le Cordelicr ou le Sainct François de George Buchanan, Prince des Poètes de ce temps, fait en français par FL Ch. A Genève, par Jean de l'Estang 1567, in-4° de 78 pp. tit. comp., avec un feuillet au recto duquel se trouve un huictain : Aus frères Razez.