CLXXXIV BIBLIOGRAPHIE
Connue vn fur pris de nuit aux champs quand il efdairc Eftonuè, Je pallift fi la fieche des deux Sifflant luv pajfe contre, & hty ferre les yeux, Il tremble, & veoit, tranfi, lupiter en colère.
Dy moy Madame, au vray, dy moy fi tes yeux vert^ Ne font pas ceux qu'on dit que l'amour tient couuerl:^? Tu les auois, ie croy, la fois que ie i'ay veiie.
Au moins il mefouuieut, qu'il me fufi lors aduis Qu amour , tout à vn coup, quand premier ie ie vis, Deshanda dejfus moy, & fou arc, & fa veiie.
Ce dit maint vn de moy, de qiioy fe plaint il tant. Perdant fcs ans meilleurs en chofefi legierc? Qu'à il tant à crier, fi encore il ejpere? Et s'il n'ejpere rien, pourqtioy n'efi il content ?
Quand i'cfiois libre & fain l'en difois bien autant. Mais certes celuy la n'a la raifon entière, Ains a le cœur gajlè de quelque rigueur fiere. S'il fe plaint de ma plainte, & mon mal il n'entend.
Amour tout à vn coup de cent douleurs me point. Et puis l'on m'aduertit que ie ne crie point. Si vain ie ne fuis pas que mon mal i'agrandifje
A force de parler : s'on m'en peut exempter, le quitte les fonnctz, ie quitte le chanter. Qui me deffend le deuil, celuy la me gueriffe.
Quant à chanter ton los, par fois ie m'aduenture. Sans ofer ton grand nom, dans mes vers exprimer. Sondant le moins profond de cette large mer, le tremble de m'y perdre, & aux riues m'ajfeure.