‹ Notice biographique et bibliographique sur Michel de MontaigneChapitre 20 sur 140 · Essais. III · texte numérisé non relu

Essais. III

NOTICE

lettré, familier avec les oeuvres d'Aristote, de Platon, de Xénophon et de Plutarque, appelé avant vingt ans, en i j^6, à occuper au Parlement de Paris un siège de conseiller.

De son coté, du Bourg quitta Toulouse pour Orléans, vers I y^p '. Il fut trois fois recteur de l'Université avant de devenir, en i JJ7, conseiller clerc au Parleme?it de Paris, où sa courageuse franchise, en présence du roi, devait être pour lui la cause d'une mort certaine, d'un assassinat juridique.

Tous ces détails chronologiques sont nécessaires pour jjiontrer que le groupe dont Henri de Mesmes nous a fait le tableau, était h peu près disloqué au moment où Montaigne vint à Toulouse étudier le droit. H y a plus, de Mesmes avant de rentrer à Paris, en i jj o, passa par Avignon pour prendre quelques leçons d'Emile Perret, secrétaire du pape Léon X, oc qui lors lifoit auec plus d'apparat ir de réputation que leBeur de fon temps-. »

1. Trois ans plus tard, du Bourg eut pour élève La Boétie, et du Contr'un, la dissertation de rhétorique de l'adolescent, il fit, par le conseil de quelques retouches, le manifeste d'un homme libre.

2. A. Griin qui répugne à croire que Montaigne élève de Cujas en 1547, en même temps que Pasquier, Antoine Loisel et Pierre Pithou, n'ait pas été lié avec cette élite de jeunes gens, fait remarquer que devenus plus tard des personnages éminents, ces mêmes hommes ont été les amis de Montaigne. L'observation est juste dans ses derniers termes ; Montaigne est entré en relations avec Loisel en 1582, à Bordeaux, avec Pasquier en 1588, aux Etats de Blois. Mais de li à supposer un commerce antérieur, devant le défaut d'indications dans les Essais, il y a trop loin. M. Bonnefon semble s'être maintenu sur ce point dans les limites de l'extrême vraisemblance.

Voir Vie publique de Montaigne, p. 64, et Bonnefon, Montaigne et ses amis, I, p. 48.

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