‹ Notice biographique et bibliographique sur Michel de MontaigneChapitre 23 sur 140 · NOTICE XXXV · texte numérisé non relu

NOTICE XXXV

vages de blé seraient uniquement réservés à la ville de Bordeaux, malgré les besoins du Haut pays. La résolution était un acte d'importance. Elle amena le maire et un jurât, Jan Malerct, devant le Parlement qui approuva la mesure, pour grave qu'elle fût. Il n'y avait plus sur le port que quarante pipes de jroment ^ .

C'est au cours de cette même année, que l'archevêque de Bordeaux, François de Mauny, permit à Pierre Ayquem de se clore et fortifier à Montaigne où, « bon Ù" fidèle vajfal, il auoit édifié vne belle maifon Ù" chafieau, Ù" commencé de rendre fort Ù" affeuré comme nous avons veu, dit le prélat, Ù" parce qu'il a délibéré de rendre lediB lieu muny autant qu'il luy fera pojjible de toutes chofes requifes pour inaifon feure ir deffenfable, luy o6îroyons de fe clore Ù" fortifier-. »

Soucieux à la même époque de l'élévation de sa famille comme il l'avait été de la sécurité de ses concitoyens, Pierre

1. J. de Métivier. Chronique du Parlement de Bordeaux, Édition citée, II, 84.

2. Malvezin. Micbeldc Montaigneet sa famille. Bordeaux, 187 5, p. 277. Probablement à cette époque remonte la terrasse bastionnée qui

protégeait le chiteau de tous côtés en aval. C'est M. Magne qui à droite et à gauche, a fait arrondir et niveler l'enceinte, afin d'avoir d'une part une allée conduisant à de beaux arbres, et de l'autre une entrée en pente douce sur le parc.

Ces détails ainsi que beaucoup d'autres non moins curieux, qui trouveront leur place dans cette notice, nous ont été gracieusement donnés par M. Thirion Montauban, lors de notre pèlerinage au château de Montaigne en septembre 1897.

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