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le beau chapitre de l'Institution des Enfajits dans lequel un père malheureux, et de cinq filles n'en ayant conservé qu'une seule, se montre théoriquement, par la puissance combinée de son cerveau et de son cœur, le modèle des éducateurs.
La comtesse de Gurson ne trompa point les prévisions de l'auteur de son mariage et « le petit homme qui menajfoit de faire tantoft vne belle fortie' » fut Frédéric de Foix, comte de Gurson et de Fleix, maréchal de camp, grand sénéchal de Guyenne qui, par son mariage avec Charlotte de Caumont, devint le petit-fils par alliance de Philibert, comte de Gramont et de la Belle Corisande.
La publication du texte original des Essais n'offre pas moins de singularités que cet ouvrage même. Le premier et le second livre constituent chacun un volume imprimé en caractères différents. Le premier est d'une typographie claire, espacée, régulière, mais disproportiomiée avec le format du volume. Le second a été exécuté avec des lettres d'un type moins jort, moins pur, partant plus compact et
Ruble, la date de 1587 doit ctre maintenue. Entre plusieurs bonnes raisons en voici une tirée des mémoires d'un contemporain :
« Le 8 février 1582 Le Roy &: La reine de Nauarre arriuèrent (chez les de Candalle) au château de Cadillac où la reine tint à baptême vne lille de M. le comte de Gurfon filz de ^L le marquis de Trans & avec ladite dame fud aulli marrine madame de Candalle mère de l'accouchée, et ^L de Gondrin, (Heclor de Pardaillan), fut parrin. » Journal de François de Syrucilh, Bordeaux, 1873.
I. Essais, I, 25, Montaigne ajoute en s'adressant à la future jeune mère : « Vous elles trop genereufe pour commencer autrement que par vn malle. »
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sans beauté. Il n'est pas jusqu'aux titres des deux tomes qui ne diffèrent l'un de l'autre. Le second porte seul la marque de Millanges, un père éternel assis sur un arc-en-ciel, ayant les pieds posés sur la sphère du 7nonde et entouré d'anges en prière, avec cette devise dans un encadrement ovale : « Millia millium ministrabant ei. »
Pour expliquer ces dissemblances, on est forcé de croire que Montaigne, dédaigneux d'uniformités et pressé d'en finir avec l'achèvement de l'impression, fit mettre en mains parallèlement les deux livres des Essais. La rapidité de l'exécution de ces volmnes autorise cette hypothèse. La même hâte apparaît dans la formule du privilège. Millanges était par le roi, sous la date du p mai ij/'p, pourvu d'une autorisation générale d'itnprimer tous livres nouveaux, pourvu qu'ils fussent « approuués par M. L'archevefque de Bourdeaux ou fon vicaire ù" vn ou deux douleurs en théologie. » // la reproduisit à la tête de l'édition de ijSo entre la table et l'errata et il se garda bien de solliciter un permis spécial qui eût pu être refusé ou amener des suppressions dans l'œuvre du philosophe périgourdin^.
Pareillement il n'y a pas d'achevé d'imprimer dans l'un ou l'autre des deux tomes de Millanges; mais il est facile d'y suppléer avec la date du siège de la Père où Montaigne alla chercher le corps de Philibert de Gramont tué des pre-
I. Le privilège en question parut, pour la dernière fois, à la fin de Fédiiion des Eaais de 15)52, p. 807.