‹ Notice biographique et bibliographique sur Michel de MontaigneChapitre 89 sur 140 · CXIV NOTICE · texte numérisé non relu

CXIV NOTICE

les détails de la capitulation de Sieujie et de la fondation de la république de Montalcin, constituée par les Siennois qui ne consentircîit point à subir le joug de Florence^. Tous ces souvenirs, présents à sa mémoire, amenèrent Montaigîie à visiter la sépulture de Strozzi dans la cathédrale d'Epernay, à voir Sienne avec un soin particulier et à y rechercher les tombes des victimes françaises du siège soutenu par Monluc. Il en agit de même à Montalcin qui fut exploré comme une citadelle de refuge. Le souvenir français y était demeuré si vif eîicore au moment de son passage qu'il suffisait d'y parler de nos soldats pour tirer des larmes des yeux des habitants. Ils regrettaient les horreurs de la guerre soufferte avec eux pour la liberté.

Le lecteur ne s'attend pas à trouver ici une analyse minutieuse du voyage de Montaigne^. Il nous paraît préférable

en 1550, à la mort du cardinal Ridolfi, neveu de Léon X. Il y avait joint un riche cabinet d'armures. Il était bien au delà de Montaigne libre penseur. Sa mort en fait foi; mais il faut en lire le récit dans Vieilleville. Monluc et Brantôme ont hésité à reproduire les dernières paroles du maréchal. Elles leur parurent des blasphèmes.

1. Cette république dura quatre ans. Elle ne tomba que parce que le traité de Cateau-Cambrésis en décida la soumission au vainqueur.

2. A cet égard nous ne saurions trop signaler l'édition du Journal de Voyage de Montaigne donné à Città di Castello en 1889 par le savant professeur Alexandre d'Ancona. In-8° de xv, 719 pp. Les notes qui accompagnent cet ouvrage et y apportent les plus précieux éclaircissements, constituent un travail de la plus haute importance qui a permis à l'auteur de publier son livre sous le titre général de V Italie à la fin du x v i ° siècle.

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