‹ Notice biographique [microforme] (volume 2)Chapitre 14 sur 14 · UN · texte numérisé non relu

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églises de son diocèse, par son admireble mandement de l’année 1872. Ajoutons que cette bénédiction est due aussi à la grande confiance et à la piété de Son Éminence envers la sainte Vierge et envers saint Joseph.

Au retour de ses visites pastorales, le vénérable prélat prend quelques jours de repos, dans sa paroisse natale de Sainte-Marie, et à la maison toujours aimée de Saint- Joachim. C’est là qu'abandonnant pour un instant les soucis de la charge épiscopale, il reprend:la belle vie des vacances du séminaire, et répare ses furces en respirant l'air embaumé du Petit-Cap. Là, loin du tumulte des affaires, délivré des exigences de l’étiquette, au sein de la tranquillité et de la

paix, il prend part aux promenades des

élèves, et repose son esprit dans ce séjour enchanteur, sanctifié et béni par la mémoire impérissable de Mgr de Laval et de Mgr Briand.

Son élévation à la pourpre romaine n'a changé en rien le règlement de vie du car-

dinal Taschereau. Ceux qui demeurent

avec lui, savent quels combats il a fallu

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livrer, pour lui faire accepter certains hon-

neurs et certaines dépenses jugés ind'spensables à sa dignité. Simple dans ses goûts, ennemi du faste, le devoir seul peut lui faire supporter des hommages qu'il appelle aimablement des persécutions.

Mais autant il aime la simplicité et la pauvreté dans son palais et dans les détails de la vie privée, autant il veut la splendeur dans la maison de Dieu et dans les cérémonies du culte divin. Scrupuleux observateur des rubriques, il veille avec soin à ce que tous ses ecclésiastiques en soient parfaitement instruits, et servent au chœur de manière à rehausser l'éclat des offices religieux. Aussi peu de cathédrales ont des fêtes pontiticales aussi belles que celles de la basilique de Québec. Peu d'églises ont un pontife officiant avec plus de majesté que S. E. le cardinal Taschereau.

Quand revêtu des ornements sacrés, la crosse en main, sa noble tête couverte de la mitre étincelante d'or et de pierreries, ii quitte son trône, accompagné de ses nom-

breux assistants, et s’avance vers l'autel,

pour commencer la célébration des saints mystères, un sentiment de respect et d’admivation pénètre tous les cœurs; on voit briller dans toute la personne de ce vénérable prélat, la foi du chrétien, les vertus du prêtre, ct la majesté d'un prince de l'Église,

Son Éminence mérite bien qu’on lui applique l'éloge que fait l’Esprit-Saint, du grand-prêtre Simon, dans le livre de l’Ecelésiastique :

“ Simon, dit l'écrivain sacré, grand pontife, a soutenu la maison du Seigneur tant qu'il a vécu....Il a eu un soin particulier de son peuple, et il l'a délivré de la perdition....Ïl s'est acquis de la gloire par la manière dont il a vécu avec le peuple ; et il à élargi et étendu l'entrée de la maison du Seigneur....Il a lui dans le temple de Dieu comme un soleil éclatant de lumière ....comme un vase. d'or massif orné de toutes sortes de pierres précieuses. El a paru comme un olivier...lorsqu'il a pris sa robe de gloire et qu’il s’est revêtu de tous les ornements de sa dignité. En mon-

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tant au saint autel, il a honoré ses vêtements de sainteté. In ascensu altaris sancti,gloriam dedit sanctitatis amictum.”

Puisse le cardinal Taschereau, prince et grand-prêtre dans 18: temple de Jésus- Christ, vivre longtemps encore pour l’honneur de ce temple et pour le bonheur des fidèles confiés à ses soins !

Quand, un jour, il quittera son siège épiscopal, pour aller s'asseoir sur le trône qui lui est préparé au ciel, il laissera à son successe" un diocèse admirablement organisé, u : >rgé modèle, un peuple eroyant et religieux, une église sanctifiés par ses évêques et honorée à jamais par les gloires du cardinalat. -

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