‹ Notice biographique sur François de Laval de Montmorency [microforme]Chapitre 38 sur 110 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Vertus pratiquées par Mgr. de Laval—Vertus théologales—La foi—L'espérance= La charité—Vertus cardinales—La prudence—La justice—La tempérance— La force—Dons surnaturels—Son zèle—Sa charité envers le prochain— Sa pauvreté—Se mortification—Son humilité—Ses miracles.

Celui qui voudrait donner une idée de la vie d’un saint sans traiter du détail de ses vertus ferait certainement un ouvrage incomplet. Et quand ils'agit d’un homme comme Mgr. de Laval, ce serait vouloir passer sous silence les traits les mieux capables de le représenter vivement, et d’édifier les lecteurs : nous empruntons ce récit aux témoins oculaires,

Examinons donc d'abord de quelle manière le grand serviteur de Dieu a pratiqué les vertus théologales.

LA For.

T Notre saint posséda cette vertu à un dégré éminent eton en peut juger par ses œuvres. Ceux qui l’entendaient parler remarquaient ses retours d’une véritable confiance en Dieu et en avaient le cœur si pénétré qu'ils ne pouvaient retenir leurs larmes. Il ouvrait luimême les portes de l'Eglise étant Evèque,entretenait les bénitiers, disait assidûment la sainte messe malgré ses infirmités. Il baisait avec une affection et dévotion toute particuliére son bandage chaque fois qu’il l’ôtait ou le mettait. Son ardeur pour assister devant le St. Sacrement était extraordinaire. Il recevait et conservait ‘avec grande dévotion les rameaux bénis, il baïsait son crucifix, l'image de la Ste. Vierge qu'il portait toujours sur lui et qu'il mettait sous son chevet pendant son sommeil. Son respect et sa vénération pour les reliques des saints était remarqué. Il faisait un usage continuel de l’eau bénite en prenant fréquemment dans le cours de la journée, et toutes les fois qu’il se réveillait la nuit, comme son valet de chambre l’a souvent remarqué. Très-souvent il venait de son jardin à sa chambre exprès pour prendre de l’eau bénite: quelquefois il en portait sur lui dans un petit bénitier d'argent qu'il avait fait faire exprès, lorsqu'il allait à la campagne. Il avait un grand désir que tout le monde en prit en entrant et sortant de

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l'Eglise et prenait le soin en hiver d'apporter lui-même tous les soirs auprès de son pole le bénitier de l'Eglise, afin qu'il ne pussent geler et les reportait le matin quand il allait ouvrir les portes.

Dans une lettre écrite par Colbert à Talon intendant du Canada, * on voit le témoignage le plus éclatant rendu au zèle du prélat pour la pureté de la foi et des mœurs:—‘Sa Majesté, y est-il dit, est fort contente d'apprendre et par M. de Tracy et par vous que l'Evèque de Pétrée et les Jésuites n'ont pour but de leur dessein quel’avancement du Christianisme dans le pays, de maintenir les habitants dans la pureté de la foi et des mœurs, et de bien élever les enfants dans la crainte de Dieu en leu: inspirant de travailler et de fuir l’oisiveté.”

La pureté de la foi du prélat parut surtout, lorsqu'il fut question de l’enrégistrement au Conseil Supérieur des ‘ quatre articles, ” en 1681. Il refusa d'y assister.

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