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dans toutes sortes de bâtiments, pourvu qu'ils soient un peu séparés des maisons des habitants et qu’on y puisse célébrer avec décencenos St. Mystères.’ L'extrème nécessité seule pouvait excuser, comme il le remarque, de les célébrer dans des maisons d’h:.bitants dans lesquelles à cause de la petitesse des lieux ils ont souvent tout proche de l’autel que l’on y dresse, une inarmite au feu et où les volailles et autres animaux causent la dernière indécence.
Ce zèle se montre dans des lettres que Mgr. de Laval écrivit au ministre en 1682, 1683 et 1687; elles sont reproduites ici tout entières,
Le zele qu’il a produit en France n’était qu’un commencement et une ébauche de celui qui l’a depuis amené en Canada...
Que n'a-t-il pas fait pour surmonter les obstacles qu'il a trouvés à la conversion des sauvages ?...... Quelle fut l’indignation de ce Moyse à la vue du Veau-d’Or? avec quel courage et quelle force il s’éleva contre cette idole ? que n’a-t-il pas fait pour la détruire et la mettre en cendre ? Il a employé son autorité de Pontife et les censures de l'Eglise, il a soutenu pendant plusieurs années les persécutions des gens de toutes sortes d'état qui, par intérêt ou par prévention, s'étaient déclarés en faveur de ses adversaires. Voyant son pouvoir et sa patience inutiles il a été au-delà des mers employer les secours et la protection des gens de bien, réveiller le zèle des serviteurs de Dieu, réclamer la justice et la piété de notre grand monarque. Les infirmités qui l’obligeaient il y a 23 ans à se démettre de son Evêché n'ont pu le faire désister de cette sainte entreprise,
Ne pouvant plus agir comme Evesque il n’a pas laissé d’agir comme particulier avec la même force et la même vigueur.
Son zèle a été universel, nul âge, nulle communauté n’a été privé de ses douces influences... Pour l'éducation de la jeunesse pendant le temps de son épiscopat et même depuis sa démission il s'est appliqué à la régler, à la corriger, à la former. Il a laissé tout son bien au Séminaire...
Que n’a-t-il pas fait pour mettre le sexe dans la dévotion et dans la retenue qui en font la gloire et l’ornement?... Il a établi la fête de la Ste. Famille et lui a prescrit des règles qui sont de puissants remparts contre la vanité et la corruption du siècle... il a fixé et autorisé l'établissement des Sœurs de la Congrégation dans ia ville de Montréal... il est sorti de sa solitude pour sc joindre à Mgr, de St. Valier lorsqu'il voulut établir ces mêmes
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munauté de zèle et de travaux avec Mgr, de $, V., tantôt pour l'établissement de l'Hôpital-Général tantôt pour celui des Trois Rivières ; une fois pour les petites écoles de Québec, une autre fois pour les missions du Mississipi.
Il aurait voulu que ce que les Sœurs de la Congrégation font à l'égard du sexe, les frères de Montréal le fissent à l'égard des petits garçons.
Dans sa relation de 1660 à la Propagande, il fait l’éloge de la Sœur Bourgeoys et des trois compagnes qu’elle avait amenées : “ Ces filles,” dit-il, au nombre de 4, qui se consacrent à Montréal à
l'éducation des jeunes personnes, vivent avec piété et sont d’une grande édification.”?