‹ Notice biographique sur François de Laval de Montmorency [microforme]Chapitre 54 sur 110 · M. DE SEIGNELAY A MGR. DE LAVAL · texte numérisé non relu

M. DE SEIGNELAY A MGR. DE LAVAL

Monsieur, Je suis bien aise que le soin que je prends des affaires de Canada me donne lieu d’avoir quelque commerce avec vous. J’escris à M. du Chesneau de vous informer des résolutions que le Roy a prises sur ce qui regarde le spirituel de ce pays là, des gra. tifications que Sa Majesté veut bien continuer de faire aux Ecclésiastique et des xbe (1500) qu’elle accorde pour le bastiment de l'Eglise de Montréal.

Je suis, Monsieur, Vostre très humble et très affectionné serviteur, DE SEIGNELAY. par A Versailles le 24 mai, 1681, été M. l'Evêque de Québek.

Mon. DE LAVAL AU Ror Louis x1v.

Sire, pou L'honneur que V.M. m'a fait de m'écrire que Mons. de Menles ble (

a ordre de conserver icy avec moy une parfaite intelligence en: la C toutes choses, et de me donner toutes les assistances qui pourront Tro dépendre de luy, est une marque si sensible de la bonté qu'elle à a dé pour cette nouvelle église et pour l’Evesque qu: la gouverne, que re & je me sens indispensablement obligé d'en rendre à V. M. ma très son humble reconnaissance. Comme je ne doute pas que ce nouvel tion

très- intendant dont elle a fait choix ne fasse avec plaisir ce qu’elle luy

le la a ordonné, je puis aussy assurer vostre M. que de ma part j'auray PATES itres toute la correspondance que je doits avoir avec lui et que je feray î | gale- toute ma vie, ma plus grande joye d'entrer dans les intentions de [Fi nent vostre M. pour le bien général de ce pais qui faict partie de vos HA ui se états. J'escris à M. de Seignelay le détail des choses qui regardent 4 | | érité, mon ministère pour en rendre compte à V. M. et j'espère qu’elle Bu | | e, en me fera la justice de croire que je suis avec un profond respect et | dl | mpa- une entière soumission, Sire, de V. M. DEN AE | n que Le très humble, très obéissant et très fidèle sujet et serviteur & | ême ; FRANCOIS, EVESQUE DE QuéBec. j TU j'em-

mme Québec, le 12 novembre, 1682. pl

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teur, il \ # fai

M. Dupouyr A Mar. De LAvaL, du 26 mai 1682,

om M. de Frontenac a été fortement soutenu par ses amis Madame «RE

de F., M. de Mnar, M. de l’Estrade et beaucoup d’autres s'y sont

puissamment employés et s’il n'avait pas porté les choses à de si ï à ffaires grandes extrémités, il aurait été continué, mais les informations ï d 4 D OUR. étoient si fortes et en si bon état qu'il n'a pas esté possible de le fe que le soutenir. M. de Seignelay a voulu prendre connaissance des cho- 1: gré ses à fond et le Roy mesme a voulu s’en instruire et Riverin a bien Hi Ecclé- fait son devoir, de sorte que la vérité a esté connue, et on a jugé 5 | éd qu'on ne pouvoit remettre la paix dans le païs qu’en rappelant M. En it

de Frontenac,

M. Duchesneau est aussy révoqué parce qu’on n’a pas voulu ré- k il

k voquer l’un sans l’autre après les différens qu'ils ont eu, pour ne pas

été trop sensible aux amis de M. de F, si M. de Choesnoau eust esté {hi

continué et luy rappelé : cela n'empêche pas que la révocation de M. de Frontenac ne soit la justification de la conduite de M.du Chesneau; comme il n’a agi et souffert en tout ce qui s’est passé que ne pour satisfaire au devoir de sa charge; il en est d’autant plus loua- ni he ble devant Dieu et devant les hommes. On a dit du bien de luy à | la Cour. M. Colbert Croisy lui procurera quelque employ et M. : Tronson ie servira, M. de la Barre qui va pour estre gouverneur "+ a de la capacité et de l'expérience dans le; affaires soit de la guer- | re soit de la justice. Il est bien intentionné et n’est pas intéressé;

son but est de restablir toutes choses dans la paix suivant l’inten-

tion du Roy qui le veut absolument et qui l'a déclaré,

Meules bnce en:

pourront u’elle & ne, que raa très nouvel

ELAY. paroistre donner atteinte à l'autorité du gouverneur, et cela auroit ÿ | |

M. de Meule va estre intendant; M. Begon son beau-frère a été

longtempsnommé pour le Canada et les provsions étoient remplies de son nom, mais on a changé de résolution pour l'envoyer aux ñ Isles.—J'ai salué M. de Meule qui est parent de Mde. Colbert. Ila é de la bonté et de la facilité, M. Begon m'a dit qu'il luy rocomman- p deroit les intérêts de l'Eglise du Canada. à

Le P. Gassot et le P. Poncet *, Jésuites qui passent cette année a

sont des sujets de mérite. Notre Seigneur ayme le Canada en y d appelant de si bons ouvriers.

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