PIERRE DE FRANCHEVILLE
Il était fils de Marin de Repentigny, sieur de Francheville et de Jeanne Jallant, et naquit aux Trois-Rivières le 14 Juillet 1849. Ses parents le firent instruire, et le Journal des Jésuites le mentionnait au 15 Juillet 1667, (il avait alors dix-huit ans,) comme” ayant soutenu avec le jeune Martin une thèse sur toute la philosophie, avec honneur et en bonne compagnie. Il entra au Grand Séminaire, fut nommé Secrétaire du diocèse, le 10 Septembre 1675, ordonné prêtre un an après, et fait promoteur de l’officialité dans le mois suivant, En cette dernière qualité il fut sommé de comparaître devant le Conseil Supérieur, au sujet d’un procès que l’on faisait à M. de Fénélon, prêtre de St. Sulpice du Montréal. Comme l'official ne reconnaissait pas au Conseil le droit de prendre connaissance des affaires concernant les ecclésiastiques, le nouveau promoteur refusa de se présenter et fut condamné à une amende: de 37 1bs.
Mgr. de Laval l'avait chargé de desservir Beauport; maïs em 1683, il le plaça dans l'Ile d'Orléans pour avoir soin des deux paroisses de St. Jean et de St. Laurent, et en 1688 à St. Pierre.
En 1690, il était curé de la Rivière-Ouelle; “les Anglais qui remontaient le fleuve sur une flotte, se mirent en devoir de débarquer; mais le curé, dit l'Histoire de l’Hôtel-Dieu, rassembla ses paroïissiens, leur représenta vivement qu’il y allait de leur bien spirituel et temporel, leur fit prendre à tous les armes, et les commanda si heurensement qu'ayant dressé son ambuscade dans l’endroit où les ennemis pouvaien; faire leur débarquement, ils atten-
dirent les chaloupes qui venaient bien remplies, Dès que la première fut à la portée du mousquet, il fit faire une décharge qui tua tous les hommes dont elle était chargée, à la réserve de deux qui s’enfuirent bien vite. Les autres chaloupes ne jugèrent pas à propos de s’s#n08er au même danger ; ils tentèrent encore plusieurs autres fois de descendre sur les côtes; mais ce fut toujours sans succès.”
M. Tanguay dit * qu’il fut nommé en 1698 curé du Cap St.Ignace; on trouve ses actes dans cette paroisse de 1692 à 1698, et à St. Thomas de 1693 à 1695. Il mourut à Montréal le 16 août 1713, à l'âge de 62 ans; c'était, d'après M. Noiseux, un ecclésiastique d’une grande activité et d’une piété exemplaire.
Il no fit pas, à proprement parler, partie du Chapitre, mais sa qualité de promoteur de l’officialité lui donna de grands rapports avec ce corps; ce fut mème lui qui prit possession au nom de plus sieurs des absents, lors de la première érection, après avoir lu publiquement les lettres patentes de l'Evèque.
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Comme M. Francheville, il était natif des Trois-Rividres. Son père Pierre Boucher, était gouverneur de cette ville, et avait reçu ses lettres de noblesse du Roi, Son épouse, Jeanne Crevier, lui donna 15 enfants, neuf fils et six filles. Philippe naquit le 19 décembre 1665, et comme il montra de l'intelligence, son père l'envoya au Séminaire. Il se décida pour l’état ecclésiastique et fut remarqué par Mgr. de Laval, qui, après lui avoir donné les ordres moindres, le fit chapelain du Chapitre de la cathédrale en 1684; il n'avait que 19 ans. A cause de ses études, 1l fut dispensé d'assister à l'office canonial; et reçut la prêétrise en 1689.
Le Séminaire se l’aggrégea, et l’Evêque le chargea d'abord du Cap St. Ignace : mais dès l’année suivante, il fut nommé curé de la Pointe-Lévis &t y demeura toute sa vie.
Son père l'affectionnait tendrement, comme on le voit par son testament. Il y charge une de ses filles de mander à son frère Boucher prêtre du Séminaire de | uébec, qu'il lui dit adieu; qu'il lui donne sa bénédiction. ‘Qu'il prie Dieu pour moi, ajoute-t.il,
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le monument de s tempér Ù 1721. pérance. L'acte de sépulture est du 10 avril