‹ Notice biographique sur François de Laval de Montmorency [microforme]Chapitre 76 sur 110 · L. $. Hvuserr, Ecclésiastique · texte numérisé non relu

L. $. Hvuserr, Ecclésiastique

Secrétaire.

On ne connut que plus tard le mandement que M. Montgolfier avait donné dans le gouvernement de Montréal à l'occasion du mariage : il trouve sa place ici; on n’en connait pas la date exacte, mais il portait le titre suivant,

Mandement de M. le Grand Vicaire, à l'occasion de la naissance de son Altesse Royale le prince de Galles.

ETIENNE MONTGOLFIER, etc.

Nous nous sommes réjouis l'année dernière, N. T. ©. F., au sujet de l’heureuse alliance de notre très gracieux Souverain Seigneur Roy George avec la Gracieuse princesse Charlotte de Mecklenburg Strelitz qu'il a choisie pour son épouse et associée aux honneurs de s& couronne,

Cette année cy nous offre un nouveau sujet de joye à la vue des bénedictions que Dieu a répandu sur leur mariage.

La fécondité de notre glorieuse Reine vient de donner un nouveau lustre à la maison de Brunswick, en lui donnant un illustre rejeton, dans la personne du prince de Galles dont nous avons appris la naissance,

Cette nouvelle faveur que le ciel vient d'accorder aux vœux de la Grande Bretagne et à la gloire du souverain qui la gouverne, nous touche de trop près pour ne point y prendre part. Le devoir €t la reconnaissance nous y portent également,

Nous avons déjà fait éclater notre joye en mêlant nos voix aux acci-mations publique# qui ont accompagné la naissance de cet auguste enfant, Mais la religion exige encore de nous quelque chose de plus. C’est en nous élevant au-dessus des vues purement humaines et politiques, de remonter jusques à l’auteur de tous les biens; de qui seul, comme parle l’Apôtre, viennent tous les nome et les titres âe père dans le ciel et sur la terre. (C’est en remerciant le Seigneur du don précieux qu'il nous a fait, et de ie prier avec fe,vrur de vouloir bien luy même couronner son ouvrage, en conservant cet auguste enfant dans sa grâce; et répan- Gant sur luy ses plus abondantes bénédictions qui en feront le bonheur de sa nation, le digne appui de la couronne de ses pères et l'héritier de leurs vertus.

C’est [dans cetto vue, ainsi que pour nous conformer aux intentions du Roy et de l’illustre général qui le représente si dignement dans cette colonie, çre nous avons oruonné et ordonnons que dans l’endroit da prône où il est de coutume de prier pour le Roy et la famiiie royale; au lieu de la formule dont cn se servait cydevant, l’on substitue l& suivante,

“ Nous prions pour notre très gracieux Souverain Seigneur Roy George, notre glorieuse Reine Charlotte: Son Aitesse Royale le Prince; Son Altesse Royale la Princesse Douairière de Galles; et toute la famille Royale.”

Sera le présent, etc.

Le dernier document que nous allons reproduire n’est pas sans intérêt, puisqu'il émane des trois vicaires capitulaires réunis et a pour abjet de réclamer l'exécution fidèle du traité de paix et des clauses favorables aux catholiqres, en favorisant les moyers matériels d'envoyer des députés en Angleterre.

Mancement de Mess'ew 1 les vicaires généraux du diocèse de Québec le siég” vacant.

A Messieurs les curés des paroisses aes trois gouvernements de cette colonie, salut en Notre Seigneur.

Très vigilants Pasieurs,

Nous vous donnons avis que sur jes représentations qui nous auroient été faites, en la Requeste du 22 Septembre de la présente année, par Mrs. Charest et Amiste, au nom et comme chargés des marguilliers anciens et nouveaux de la fabrique de l'Eglise cathédrale de Québec qu'il aurait été arresté de députer vers la cour d'Angleterre pour demander et poursuivre conjcintoment avec

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Mrs, les Granüs Vicaires de ce diocèse, lors à Londres l'exéqution: du 4e article du traité de paix concernant le libre exercice de la religion catholique selon le Rit Romain en Canada; aux fins des Requestes adressées à sa Majesté le Roy de la Grande Bretagne par les différents gouvernements de cette colonic, mais qu'ils tente roient inutilement de faire une queste pour subvenir aux frais de la dite députation, que le temps étoit trop court pour se flatter de réussir avant le départ des vaisseaux pour l’Europe, etque d’ailleurs les peuplosavoient été pour la plupart ruinés par l'événement, de la guerre,

Pourquoy ils auroient conclu et requis qu’il nous plût 10. autoriser le marguiller en charge de lu fabrique de l’église cathédrale de Québec à faire l'emprunt de la somme de six mille livres dont pour toute cotisation elle payeroit l'intérêt d’une année; 20 autoriser aussy toutes les fabriques des églises des trois gouvernements à faire le remboursement dans le cours de l’année prochaine de la dite somme de six mille livres à la fabrique de Québec chacun pour ce qu’elle seroit employée sur l’état de répartition qu’il nous plairoit d'arrêter,

Nous approuvant les démarches qui se font pour voir dans tous les temps le Siége Episcopal rempli, et désirant autant qu'il est en nous aider les fidèles de ce diocèce dans une entreprise si raisonnable en même temps si pleine de religion, et après en avoir conféré avec nos vénérables confrères les chanoïnes de l’église cathédrale capitulairement assemblés : Avons autorisé et autorisons :-—

10 Le marguillier en charge de la fabrique de l’église cathécrale de Québec à faire l'emprunt de la somme de six mille livres pour frais de la dite députation et dont pour toute cotisation, la dite fabrique paiera l'intérêt d'une année; 20 avons autorisé et autorisons pareillement toutes les fabriques des paroisses des trois gouverne ments à faire le remboursement dans le cours de l’année prochaine de la dite somme de six mille livres à la dite fabrique de l'église cathédrale de Québec ; observant nérnmoins que ceiles dans le gouvernement de Québec contribuent :: “emboursent pour la somme de deux mille livres ; —que celles dans :e gouvernement äe Montréal contribuent et remboursent pour la somme de deux mille huit cents livres et que celles dans le gouvernement des Trois-Rivières contribuent ev remboursent pour la somme de douze cents livres : —chacune d’ailleurs pour ce qu’elles seront employées sur l’état de répartition qu: sera arresté par Messieurs les Vicaires Généraux résidants dans chaque Gouvernement et sur les reçus de Messrs les

Marguilliers en charge des villes qui demeureront spécialement chargés du remboursement du capital attribué au gouvernement,

C’est dans des vues si justes, N. T. C. F,, que certains de vos dispositions et de votre zèle, nous vous invitons de tout notre cœur à donner votre attention pour que les marguilliers en charge de vos églises soient exacts à remettre aux marguilliers des villes du gouvernement dont ils dépendent leur quote part de cette contribution et que cette dépense leur soit allouée sur le reçu qu'ils en produiront,

Seront les copies collationnées du présent mandement envoyées à tous messieurs les curés des paroisses des trois gouvernements avec la note de ce que leur église doit contribuer, pour être lu en la première assemblée de fabrique, et sur ce délibéré au désir de la répartition.

Donné à Québec dans la chambre capitulaire sous notre signature, le sceau ordinaire du diocèse et contresigné par M. le prosécretaire ce 26me 7bre 1763.

(Signé,) Montgolfier, Vic. Gén.

Briand, Chne. Vic. Gén.

Perrault,

Chne. Vic. Gén.

Les réponses qui vinrent d'Angleterre à la suite des démarches faites par les députés ne furent pas très-encourageants : néanmoins on ne se découragea pas.

On sentait la nécessité de se hâter et de ne négliger aucun des moyens même extraordinaires pour assurer aux Canadiens le libre exercice de leur religion. Parmi ces moyens se présentait en première ligne la nomination d'un Evêque pour suocéder à celui que l'on venait de perdre,

Le chapitre se réunit le 15 septembre 1763: il croyait sous les circonstances avoir le droit d'élire un Evêque et de demander au St. Siége de l’approuver. Il appuyait cette prétention: ‘lo sur ce que les concordats et pragmatiques sanctions entre les Rois de France et les Souverains Pontifes n'avaient plus lieu en Canada depuis la conquête, et 20 sur ce que le Canada, étant passé sous la

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domination d'un prince protestant, l'église de ce pays semblait rentrer dans l’ancien droit,d’après lequel le choix; l'élection et la nomination à l'Evêché vacant appartenaient au clergé, c’est-à-dire au chapitre de l'église cathédrale.”

En conséquence le chapitre réuni dans l’église de l’hôpital-général, après la messe du St. Esprit célébrée par M. Briand, choisit d'une voix unanime M.Montgolfier pour Evèêque. Et, comme il avait pris depuis quelques jours logement à l'hôpital, en attendant son départ pour l’Europe, M. St. Onge fut député pour lui annoncer sa nomination. Sur l'heure il se transporta en personne en l’assemblée capitulaire et déclara que, quoique indigne d’une si éminente dignité, il acceptait le fardeau qu'on lui proposait.

M. Montgolfier se rendit en Angleterre au commencement d’octobre; il y rencontra des difficultés suscitées probablems .& par une lettre du gouverneur Murray au comte de Shelihurne, premier Lord Commissaire de commerce, datée le 14 septembre: en voiciun extrait:

“ A cette occasion le Vicaire Général de Montréal, M. Monigolfier part bientôt pour l'Angleterre. Je ne comprends pas entière. ment quels sont ses plans qu’il ne m'a jamais communiqués.

“ Il est certainement très-probable qu’il vise à Ja mître. Votre Seigneurie jugera facilement combien il est peu propre à remplir ce poste par la copie que je vous envoie d’une lettre qu'il a eue l’assurance d'écrire à un M. Houdin, alors chapelain du 48e régiment de Sa Majesté et auparavant Récollet dans le pays. Il a poussé les choses au point de faire déterrer les cadavres de plusieurs soldats parce que, étant hérétiques, ils ne devaient pas être enterrés dans une terre bénite. Une telle conduite n'a pas manqué d’indisposer les sujets de Sa Majesté dans cette partie. Si un prêtre si hautain et impérieux bien connu en France, est placé à la tête de cette église, il peut plus tard causer beaucoup de désagrément, s’il trouve une occasion favorable d'exercer sa malice et sa rancune.”

Le général jugeait de ces choses à son point de vue protestant, et devait produire un grand effet sur des esprits &bsolument disposés comiae le sien.

Rencontrant done une très-grande hostilité parmi les autorités civiles, l’évèque élu par le chapitre ne “ut pas prudent d'ailer plus loin. Il résigna tout de suite et de gra:.d cœur, pour mettre le chapitre en état de désigner un autre sujet au choix du St. Siége : cet acts porte la date du 9 septembre 1764.

Le 11 du même mois, le chapitre procéda à une nouvelle élection,

qui eut lieu comme la première, et était motivée ‘sur ce que le Siége était vacant depuis 4 ans, et que le gouvernement qui avait déjà refusé d’agréer M. Montgolfier, ne s’opposait pas à M. Briand. ”

En 1764, le chapitre écrivit à M. de la Corne son ager+à Paris pour lui annoncer qu’il proposait M. Briand au Souverain Pontife:

AT. Briand est aujourd’hui notre unique ressource pour avoir un Evêque en Canada, puisqu'il se trouve avoir l’agrément du gouvernement: ce qui n’a pas peu contribué à le déterminer à se rendre à nos pressautes sollicitations à celles de tout le clergé et du peuple esse scooters ssbdode nes rosnnnendtos essor is oies ess ee Quoique M. Briand soit très recommandable par lui-même et que vous ayez pour lui toute l'estime et toute l'amitié qu'il mérite, nous lui devons cette marque de notre attachement et de notre attention de vous prier de lui rendre commune la protection que vous avez su vous ménager tanten Angleterre qu’en France, afin qu’il réussisse dans son entreprise d'où dépendra la perpétuité du sacerdoce en Canada. Il en aura besoin sans doute encore pour se procurar les moyens de subsister en Evêque. Car nous ne luiconnaissons actuellement d'autre ressource que sa pébende que nous lui offrirons toujours de grand cœur.”

Le nouvel élu partit pour l'Europe en novembre, et le cnapitre nomma M. Perrault vicaire genéral pour le remplacer à Québee, M. St. Onge aux Trois Rivières, et M. Etienne Marchand, l’ainé, curé de Boucherville, your Montréal. Ces élections furent faites à l’hôpital-général, dans la chambre de l’aumônier désignée pour chambre capitulaire depuis lu prise de Québec.

Le chapitre, dans une lettre qu’il écrivit à M. de la Corne son agent à Paris, lui annonça qu'avec l’acte d'élection il avait remis à M. Briand un acte séparé de simple présentation. “1! nous a semblé, disent les chanoines, que l’acte d'élection ne peuvait avoir aucur inconvénier & pour la réussite, puisque du moins il sera regardé par la Sacrée Congrégation de la Propagande comme une simple présentation, et que cet acte d'élection paraissait plus précisément demander un Evèque titulaire et ainsi assurer l’état du chapitre, si nécessaire pour aider l’Evèque et pourvoir à ce que le Siége soit plus promptement et plus sûrement rempli et ainsi le perpétuer à l'avenir en Canada.”

M.Briand fut en effet préconisé, mais ses bulles ne furent expédiées que ie 21 jan.! 766: eiles portaient la suscription suivar te: Dilecto filio

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Ji Olivario, Briand, presbytero seculari, Electo Quebecensi. Les bulles exprimaient qu'elles avaient été accordées, capitulo clero ac populo civitatis prœdictæ maxime desiderantibus et à nobis humiliter enixis precibus supplicantibus Et en effet, le chapitre, le clergé et le peuple n'avaient rien épargné pour obtenir que le choix proposé fût ratifié,

M. Briand se fit consacrer à Paris dans la chapelle de Ste. Marie de Merry, paroisse de Surenne, par l’Evêque de Blois autorisé expressément par l’Archovêque Paris. Le nouvel Evêque consacré le 16 mars, fut rendu à Québec le 28 juin. Le 11 Juillet le chapitre fut convoqré pour recevoir l'information officielle. Avant même sa prise de possession et de l'agrément du chapitre, Mgr. Briand conféra le sous-diaconat et le diaconat à M. Jean François Hubert, qui fut son second suecessu:, de son vivant, sur le siége de Québec. :1 l’ordonna prêtre le lendemain de sa prise de possession.

L'installation du prélat eut lieu le 19 Juillet dans la chapelle du Séminaire, servant de cathédrale, et M. Perrault, au noia du chapitre, témoigna au nouvel Evêque la joie et la satisfaction que s: collègues avaient ressentie en voyant que le Souverain Pon avait eu égard à son choix.

Le 25 eut lieu une assemblée du chapitre, chez M. Resche, cha. pelain des Ursulines, à laquelie i'Evèque voulut bien se trouver. Le Président commença par témoigner à Sa Grandeur la joie que le chapitre ressentait d’avoir pour son chef celui qu'il avait eu de. puis bien des années le bonheur de posséder comme un de ses membres ; puis il lui adressa les félicitations convenable.

Avant de s’embarquer pour le Canada, M. Briand avait écrit à la Sac. Cong. de la Propagande pour :iai exposer la position précaire du chapitre; et il reçut une réponse le 9 avril 1766. * L'éminent Préfet Castelli s'exprimait ainsi: “ Pour enlever toute difficulté touchant la subsistance et l’existence du chapitre, malgré les malheurs qu'il a éprouvés, un Bref Pontifical que vous recevrez déclarera positivement qu'il n’a pas cessé d'exister et ne peut s'éteindre à cause du manque de revenu, mais qu’il doit être maintenu dans l’état où il est maintenant, sauf seulement le service des chanoines et leur assistance à quelques unes des fêtes los plus solennelles de l’église cathédrale ou d’une autre par vous désignée. Quant au nombre des chanoines Sa Sainteté paraît d'avis qu'il n’est pas à propos de rien changor pour le moment.”

* Bullaire de la Propagande, t, 4 p, 104

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En conséquence, le 19 octobre 1767, le chapitre demanda à l’Evéque de remplacer les chanoines défunts et d'accélérer la reconstruction de la cathédrale.

Ce vœu ne put être exaucé pour différentes raisons; et le chapitre s'éteignit en peu d'années, En 1796, Son Em. le cardinal Gerdil, écrivant à Mgr. Hubert, alors Evêque de Québec, constate que ce corps n'existait plus. Le dernier chanoïne résidant en Canada, était mort le 22 septembre 1795, c'était M. St. Onge-

Les autres moururent en France.

En 1753 le canonicat vacant par la mort de M. de la Villangevin avait été confié à M. de Tonnancour et un autre en 1754 à M. Gilles Cugnet, qui venait d’être ordonné prêtre; ce jeune homme était né à Québec de Sr. Etienne Cugnet, premier conseiller, et de Dame Louise du Sautoir. M. Chs. Anse Collet fut le dernier pourvu (1758). L’Evêque l’affectionnait et le prit chez lui plus tard (1759) avec M. St. Onge qui était chanoine depuis 1755. Mais dans l'automne de 1759 MM. Cugnet et Collet, voyant que le pays allait définitivement passer entre les mains des Anglais, quttèrent le Canada pour demeurer en France.*

Clément XIII, qui était Pape, lorsque le Canada fut cédé à l’Angleterre, conseilla à Mgr. Briand, dans un bref du 9 avril 1766,f de maintenir son chapitre, quoique ses biens temporels fussent ruinés. Il exhortait les chanoïnes à continuer leurs réunions et à chanter l'office dans les fétes solennelles, soit à la cathédrale ou dans quelque autre église que l’Evêque leur assignerait.

Mais on ne crut pas pouvoir satisfaire aux représentations que le chapitre adressa à cet égard le 19 octobre 1767 à Mgr. Briand, en

lui demandant de rebâtir la cathédrale. Le gouvernement en fut probablement cause, car on lit le passage suivant dans une lettre du Lieutenant Gouverneur Carleton à lord Shelburne (30 octobre 1767) : ‘ On m'a demandé de compléter le chapitre, et j'ai fait des difficultés à le permettre. ”

C’est ainsi que, tout en admettant la liberté en principe, ceux qui avaient l'autorité civile en mains en profitaient pour y mettre des entravos.f

* Le répertoire géneral dit que les "Anglais l’obligèrent à retourner en France en 1760.

f Bullaire de la propagande, tome 4, p. 1004. f Christie, Zistory of Canada,

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En 1819, Mgr. Plessis eonsulta la por Fr a ou lui conseillait de ME A se KA sa ir . Em. le Cardinal Pédicini lui répondit, “de 1 di ant le titre de chanoines aux membres dé l Ne ( pourraient en remplir les fonctions, sauf les ob nr nu KR Opposeraient et que la Sac. Cong. ignorerait.” PE Enfin en 1865, la Sacrée Cotigrégation ayant exprimé le

désir de voir rétablir le chapitre de la cathédrale de Québ ébec:

et G’en voir ériger dans les autres cathédrales co F5 rt Mgr. Baillargeon, alors admir Riu jar re : que de Québec, répondit que plusieur tb.

de) s'y opposaient.” * pitié ant qu'il exista, le chapitre eut des rapports de priè RATE as de Tours : l'Evêque de Québeo étui PR raire.—Mgr. Hubert en parle dans une lottre de 192, adressée à Mgr. Carroll; nous la reproduisons et

Chambly, 24 juin 1792.

Monseigneur,

J'ai recu l'honneur de votre lettre du 4 mai . ne de a la visite de l'abbé de Lavau Le D “a rous me fai , 4 tra Re Rem te 0F00 respectable ettrae à a a ÉDTIENS sir que J'avais de voir dans sa personne serait bee du Chapitre de St. Martin de Tours. Il Re ML combien j'ai ressenti de consolation j'ai vu avec bien du eu ce Morsieur a passé auprès de moi, et, aussi agréable aur le D és op PRseeuse faisait une sensation sa usa ; pen ee prêtres qui m'accompagnaient, M. de . Fe échantillon de la manière dont se fait la visite récit qu'il m'a 4 de praqus Mgr., avec édification le le royaume de J.-C., dans cette . * ‘tre prenez pour étendre spcces que vous y ave. Puisso un Le a . qui ce toujours vos conquêtes apostoliques et répandre e : & AU cèse un esprit de régularité, de ferveur, d'amour } ä He ps ne qui excite l’'émulation de mon clergé pour la discipli-

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Actes du 3e Concile Provincial de Québec p. 116

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été puisés à des sources authentiques, et assez souvent dans des documents imprimés.

La nation française avait confisqué, parmi les biens ecclésiastiques, ceux du chapitre de Québec. Et ce corps qui s'éteignait, s'efforça de retirer du naufrage quelque débris. En 1783, les derniers représentants du chapitre, c’est-à-dire Mgr. Briand et M, Pierre St. Onge, Vicaire général et seul chanoine survivant, firent un accommodement avec très-haut et très-puissant Soigneur Jean François de Pérusse Descars premier maître d'hôtel de Sa Majesté, mestre des camps, commandant du régiment de Dragons de Mgr. le Comte d'Artois, qui jouissait par arrêt du Conseil de l’abbaye de Maubec depuis 3 ans. On eut bien soin d'exprimer que cet accord était fait ‘sans aucune approbation du contenu des arrêts, et que le chapitre réservait tous ses droits.” *

* Acte passé devant Demanoir et Bonnomer, conseillers du roi, Notaires au Chû telet de Paris, 13 mai 1784.

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