‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 225 sur 236 · U ru de M. de MolUre, p. S · texte numérisé non relu

U ru de M. de MolUre, p. S

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loi aussi» qu'elle « s'est distinguée par sou mérite et par la beauté et l'agrément de son esprit* » ?

Peu de mois après la publication du livre oh Grimarest se porte garant de la conduite bien arrangée de Mlle Poquelin, elle se mariait le 5 août 170$ avec M. de Ifontalant. S'il était vrai que l'opposition de sa mère eût été un obstacle au mariage, comment avoir attendu cinq ans après sa mort?

Les époux de 170S n'étaient pas jeunes. Esprit-Madeleine avait quarante ans; son mari, un veuf avec quatre enfants, approchait de la soixantaine. Il était d'une fort bonne famille, mais pauvre, tandis que les biens de sa seconde femme étaient évalués à un peu plus de soixante-cinq mille livres.

BeCEua dit que M. et Mme de Montalant passèrent leur vie à Auteuil*, ^ce qui plairait beaucoup comme un touchant souvenir dans le ccrar de la fille de Molière, heureuse d'habiter le village où eUe avait passé près de son père un temps pieusement regretté. Mais Jutettii parait être une faute d'impression au lieu é'Argeniwil. Ce fut là que les époux vécurent, là que Mme de Montalant mourut, sans avoir eu d'enfants, le a3 mai i7aB, quinze ans avant son vieux mari. Par cette fin d'une vie, qui semble avoir été assez triste, s'éteignait la postérité de Molière, ses deux fils lui ayant été enlevés en bas Age. Pour ne pas trop regretter qu'il ne soit plus resté de se;i descendants un demi-siècle après sa mort, il faut se rappeler cette fière parole d'un des plus grands hommes de l'antiquité, mourant sans avoir d'autres héritières de son nom que ses victoires : < Je laisse après moi des filles immortelles. »

P. MaswAan.

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