‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 82 sur 236 · Les AptMtvres^ tome II, p. 3161 et 16a · texte numérisé non relu

Les AptMtvres^ tome II, p. 3161 et 16a

Oq a donc regretté que Molière ait en province souffert sa compagnie, loi ait même fait si bon accueD. U ne faut pas se dittïmnlerqiie dans la vie de comédien» surtout de comédien ambulant, il éûit difficile d'être délicat sur les hantises et aceointaneei. Plus tard, Molière s'est beaucoup refroidi ponrBuMmcy, peut-être parce qu'il avait appris à le mieux comuttre. Dassoncy lui a reproché son inconstance, qu'il a attribuée k J'ëgolste orgueil d'un homme enflé par seê succes et de?ena opulent :

Tù toujourt été serviteur De Vincomptrable Molière Et ton plot grand admirateur.

Poar moi, je Vaàme et le rérère^

Om aana doute et de tout mon cmur.

12 eft Tiai qu'il ne m*aime guère.

Que Toidez*yous? e*ett un malheur :

L'thondance fuit la misère»

Et le petit et pauvre hère

Ne quadre point à gros leigneur*.

Ce qne l'on sait du caractère de Molière dément l'explication, que, probablement sans y croire lui-même, Dassoucy donne do manque d'amitié dont il se plaint. Il ne désespéra jamais de retrouver prête à des complaisances pour lui une bonté dont il n'avait pu perdre la mémoire, et sur laquelle il comptait encore lorsqu'il sollicita de ce < gros seigneur > l'honneur d'écrire la musique d'une de ses dernières pièces*.

I. Mimes redoublées, p. 118 et 119. — Nous citons ces vers d'après une édition de Cl. Nego (sans date). Us ne sont pas dans tous les exemplaires. Nous les avons trouvés dans un de ceux que possède la Bibliothèque nationale. Les Âimes redoMées y ont été reliées dans le même volume que les Peméeê de Monsieur Dos* souey (1676) et à la suite de ces Pemées.

s. Il ne la nomme pas» On pense naturellement aux intermèdes du Molmde imogimaire on de û Comtesse éPEseetrhognas, lorsqu'on en prépara Ja représenution pour le Palais-Royal. Mais la lettre de Dassoncy parle des beaux vers de la pièce qu'il dit être c une pièce de machines a. Peut-être, depuis que Molière avait perdu

i68 NOTICE BIOGRAPHIQUE

Ayanit appris, aprèi avoir reçu la promesse, dit*il, d'en étve cbargé, qu'il était question de s'adresser à un autre, évidemment à Charpentier, il écrivit à Molière ne pouvoir croire à un manque de parole qui ferait « éclater à la vue de tout le monde une aversion » très injuste chez un homme qui n'avait point « de plus grand estimateur ni de meilleur ami que lui* ».

Après avoir transcrit cette lettre, il la fait suivra d'une note qui exprime la confiance que Molière a fait tout ce qu'il a pu pour tenir sa promesse et attribue tout le mal à des comédiennes qu'il n'avait pas voulu encenser. Pas plus que l'antique musicien Orphée, l'homme aux pages n'avait d^idément les femmes 'pour lui. L'impression lui resta qu'il n'avait pas eu l'amitié de Molière. Car, après sa mort, écrivant à sa louange f Ombre de Molière et son épitaphe, il termine son opuscule' par des complitnents qu'il -feint loi être adressés sur son généreux oubli de l'ingratitude, et qui commencent ainsi :

ji Monsieur dAssoiuj.

Sur rombre du deffîmt Molière Que d'Assoucy toujours aima.

Et que Taimë fort estima.

Mais que pourtant il n*aima guère.

Nous croyons bien que Molière avait fini par ne pas faire grand cas d'un homme si décrié. Comme musicien il ne le dédaignait sans doute pas, et ne devait pas croire sans valeur celui à qui Corneille avait confié la musique de son Andro* mèdcj et dont il avait loué les airs, qu'Apollon « ne peut ouïr sans envie' » . Ce qui est un peu plus con^promettant pour Corneille, dans ce même temps où il employait et célébrait son talent de musicien, il lui adressait un sonnet, dans lequel îl le louait d'avoir paré d'attraits nouveaux le poète des Meta-

Luili (c*eU Texpreuion de DaMoucjr), sarait-on qn*il aTtit destein de faire composer une musique nourelle pour Ptytké,

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