‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 83 sur 236 · I. Cette lettre est aux pages iii-ii5 des Kimu redoublées · texte numérisé non relu

I. Cette lettre est aux pages iii-ii5 des Kimu redoublées

s. Publié en 1673..

3, Œuvres complètes de P, Corneille^ tome X, p. i3i.

mofp/bfer>. SlBoileaa a In ce sonnet dans l'impression de iG5o de VOnde en belle humeur ^ il aura certainement frémi, li n'était pu à l'abri de ces contrariétés avec nos grands pohes; il savait que Racine S'amusait*quelquefois à la lecture dtt Virgile travesti de Scarron ; mais il fallait se cacher du sévère ami*. Molière ne pouvait compter sur plus d'approbation de ce c6té lorsqu'il gardait quelque ménagement avec Dassoocj; et Boileau dut être, on peut le soupçonner, de ceux qoi ne i encouragèrent pas à choisir pour son musicien l'anteortolesque qui lui inspirait une particulière antipathie. Tandis que Dassoucy nous a fait nous attarder à cette digression, afin de nous expliquer sur ses relations avec Molière, nous avons laissé celui-ci dans Avignon. Le récit du^lémom de son vojage fait supposer que notre troupe demeura quelque temps dans cette ville, et par conséquent y domia des représentations. Là, elle regut Tordre de se reûdre «a états, convoqués par le prince de C!onti pour la session qui s'ouvrit le 4 novembre r655 à Pézenas. Le prince et la princesse logeilient dans l'hôtel d'Alfonce, grand prévdt de Guiennel Les appartements y étaient assez vastes pour que Ton 7 jouât la comédie.Un des procès-verbaux des archives de Pésenas, daté du 4 novembre, nous en fournit la preuve dans une note assez piquante, qui nous montre les députés forcés par l'hospitalité donnée à la comédie de* faire le pied de gme dans le vestibule : « Les évêques de Béziers, d'Uzèset de Saint-Pons, en rochet et camail ; les barons de Castries, de Villeneuve et de Lanta, députés par les états pour complimenter S. A. R. le prince de Gonti, se rendirent en l'hôtel de M. d'Alfonce, où logeoit ledit seigneur. Le prince de Conti les reçut à la porte du vestibule qui regarde la cour, et, après les avoir fait entrer, leur dit qu'il étoit forcé de les recevoir en cet endroit, parce que sa chambre étoit en on extrême désordre à cause de la comédie ; sur ce, les compliments furent faits'. » Ce sont probablement Messieurs

I. Œmres complètes de P. Corneille^ tome X, p. is4> s. Voyez «o tome I det ÛffuMvi de Mmeùte, p. 338. 3. Bistoirt des pérégrinaiions de Molière dmu le Langmeslae, p. $9 et 6o. — Cette pièce a été publiée plus complète, en 1887, par

dei états qui ont fait enregistrer, dans toutes ses circoa* stances, cette'réception cavalière, peu propre à les rendre bienveillants pour les comédiens, si en faveur à l'hôtel d'Àlfonce. On n'avait cependant que patienèe à prendre. Il parait bien qiie le temps de cette session de Pézçnas fut celui où le vent se mit à tourner contre le théâtre. L'austère évéqne d'Aleth, Nicolas Pavillon, venu aux états, rendit visite an prince, qu'il trouva malade et dans une favorable disposition pour écouter de pieuses exhortations k se repentir de ses égarements^. A ce moment, où l'alarme fut jetés dans la conscience du pécheur, il y eut certainement de sévères paroles sur les dangers d'un goût si vifpour la comédie. Le temps d'une rupture éclatante avec ce profane divertissement n'était cependant pas encore venu. Mais il est vraisemblable que Molière trouva dès lors du refroidissement: Aussi n'est-ce pas i ce moment que nous croirions le voira l'apogée de sa faveur auprès de Conti. Il y avait été plutôt pendant la session précédente, celle de Montpellier; et c'est du commencement de i655 que nous datericms ces jours de grande familiarité du prince avec le comédien, dont le souvenir a été recueilli dans un livre écrit avec une tout autre intention que celle de glorifier le théâtre.

Ce livre est la Défense du tmM de Monseigneur le prince de Conti touchant la comédie et les spectacles^. Il est de l'abbé de Voisin, aumônier du prince, < son domestique» dit le*P. Rapin*, dans le temps où Molière étoit son pensionnaire ». On y lit'' ce passage* : « Monseigneur le prince de Conti avoit eu en sa jeunesse tant de passion pour la comédie, qu'il entretint longtemps à sa suite une troupe de comédiens, afin de goûter avec plus de douceur le plaisir de ce

M. L. de la Pijardière ^Molière. Son séjour à Montpellier)^ p. ii. Nous TaTont tu trpp tard ; mais ici Ton a Tessendel.

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