‹ Notice biographique sur J.-B. MolièreChapitre 98 sur 236 · I. Rêgiitre^ p · texte numérisé non relu

I. Rêgiitre^ p

SUR MOLIÈRE. soi

Roi, qm leur accorda llioimeiir de sa protection et le titre de tes comédienSy ayec 3oo* de pension pour chaque comédien. » On doit dire qu'ici même, le Registre constate, à la marge, une petite déception, à laquelle les précédents protecteurs traient sans doute habitué plus ou moins la troupe : c 19* qae les 3oo* n'ont pas été payées. » Appartenir au frère dn roi n'en était pas moins un précieux avantage : Monsieur présenta Molière à la reine mère et au roi, devant qui il le fit déboter.

Les biographes de i68a n'ont pas nommé les « personnes de considéraUon » dont ils nous ont tout à l'heure parlé, comme ayant, par leur crédit, donné à nos comédiens des protecteurs k la cour. On a cherché à les connaître. Quelles qu'elles aient été, il ne leur était pas très difficile de plaider la cause d'une troupe que le bruit de ses succès en province araîl précédée k Paris. On a conjecturé que la Mothe Je yajer, dont Je fils devint l'ami de Molière, connaissait déjà celui-ci comme gassendiste et avait pu le recommander à Monsieur, son élève ^. On a pensé aussi à Mazarin, qui, à l'exemple de Richelieu, aimait et encourageait le théâtre. Il avait, nous n'en doutons pas, entendu louer Molière par Conti, lorsque ce prince était venu épouser la jeune MartinoEu, ou bien encore plus récemment par Pierre Mignsrd. II se peut donc que le puissant ministre ait parlé en sa faveur au duc d'Anjou*, auquel il devait paraître juste, et même exigé par son rang, d'avoir ses comédiens, suivant la coutume de tous les princes de ce temps', soit français, soit étrangers. Il faut ajouter que le jeune souverain et son frère, l'un Agé de vingt ans, l'autre de dix-huit, prenaient grand plaisir au divertissement de la comédie. Gomment ne les aurait-on pas trouvés dans des dispositions favorables?

Le a4 octobre i658 est une grande date dans la vie de

M. de Modène,,, et MaieUme Béjart^ p. 35i, et note 3 de la page.

s. Tel était alors le titre de Phil^pe de France. Il ne devint duc d'Orléans qa*en 1660, après la mort de son oncle Gaston, ce premier protecteur de lUlnstre théâtre.

101 NOHC.B ,»lfi.GJft4PttIQUE

Molière. U paru.t ce* jour-là. « devantije^rf Itfajç.s^s f^X\m^ la cour sur un tb^âtre que le, Roi stvoit fait dtek^^r dlaiqs.b salle des (rardes clu YÎenxXouyre^ j». C'était Va^yant-T^ine du départ dey^uis XIV porur Lyonj'OÙ:'rappç)i,ait.im ppjjit de mariage avec uae ptincesis^, de âiavoie. 3i (iistrait qu'ait été peut-être, en.de telles .circonstaiice((,.le preipier, rega)rd du jeune roi ^iu*/Molièrp,*îl' y eut.l& commç'.^u 91^ fait ) la destinée dû grand poètç. Le voie.! ino{itre.au;gi^4 prûlc«| ▼oici le règne fortuné, qui, personnifié dans son.isQAa^i^é, rencontre une, des p^vis lkri^a|ltes gloire^ appjçl.ées ^â^ le déporer. Ne laissant voir d'abord qu^^n^. protectijpn hfyjmfhk, mais qui parait fnroyr ^té fort peti effective., }^«,r9pi^ntar tion donnée au Louvre annpifçe ^ans.up* ^teùir proqhw une protectiou, non seuleo^ent plus;tiaute,§|ïcpi[^» m9i^:<p saura défendre le génie ^ntre;le8 jugemeatai.4tt,faw(.goùK et en assurer l^^marcî^e dansse? plus périllestses iMirdi^nieî^ Ne lui demandoocL 'p§8 ^tnip ,rîgo(irettSeifiept ;.c9ippt.^^ temps qu'elle |ui a souvent dérobé hor^.ijUi trai. çlie(^ et saluons, bb^b clûca;}e,j§ jpur^QÙ,.î>oj^ç la.pTmîto;lm Molière, de Ifi scèjîi,^v^ilg>(i%i|^,yit ù'jmm PBiH«lft.qpi bientôt devait lui être tca^iul^;daBij^t^..^ ^ i.^\»\ joiva k

Nicomède fut Ifi pièce que la troupe représ^A^ 46^^^^ plus imposante, d^s. i^emblée^.;.Lq^qi»Q,B{Qli^'r%^y^^ quitter Gomeilie, il ^le^pouvah mJMei;^;^.l^i4^ <jk40f

tragédies ;'et cene*-c\, oi^ règne.çi fiieremf^^ ^.griiftd^r 4!uA# âme royale, ét^dt tout indiquée j[>our ^^f^ke^éeQ^tieur Ui^ rablement de l'a^ugust^ 8peçtate\ir. «'.Çe^, çp^vçauiC ap^evr^t dit la Préface de 1681, ne déplurent point, et on fut surtout fort satisfait d(^ l'ag^émept <|t.d]a.jeif ,de9. f<mi9C^'«i'* Nous le croyons sans peine, averti que nous sommes de U curiosité excitée par les belles comédiennes de la troupe avant même leur arrivée; puis la jeune cour était d'humeur galante, déjà le roi tout le premi^. .. . , .

Le jeu des femmes, approuvé surtout^ ferait supposer que celui de Molière le fut moins dans Nicomède^ /oji,^ da( avoir un rôle. Son talent d'acteur était contestable dans le tra-

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