NOTICE
par la saignée, en l'honneur de qui il composa un sonnet tout rempli de reconnaissance K
A Lyon, il trouva un de ses amis, Guillaume des Autclz , qui écrivit deux pièces de vers sur cette rencontre *, et se plaint ainsi dans l'une d'elles de n'avoir fhit, pour ainsi dire, que l'apercevoir :
Ah, que bien tôt cette clarté me lâche! laia , derrier les mons chenu:{ Je cache , Rétrogradant, ce foleil Angeuin.
Une fois qu'il est arrivé à Rome on n'a plus à rechercher péniblement dans ses vers l'exactitude des faits sous la forme poétique, car, ainsi qu'il le déclare dans le premier sonnet des Regrets , ses écrits ne méritent plus d'autres noms
Que de papiers iournaux, ou bien de commentaires^.
S'il chante, c'est uniquement pour charmer ses ennuis, comme « le marinier en tirant à la rame* ». Mais sans s'en douter, il touche le but au moment même où il cesse d'y tendre ; l'isolement dont il se plaint, la tristesse qui l'envahit, le regret de la France, l'indignation que lui causent les mœurs de Rome, tout concourt à faire de l'élégant versificateur un véritable poëte; séparé de ses amis, de ses rivaux, il rentre en lui-même, exprime avec simplicité ses propres sentiments au lieu de traduire ceux d'autrui , et les Regrets, ce recueil de