SUR JOACHIM DU BELLAY. XXIX
chez lui après souper, à une apoplexie dont sa SFurdité toujours croissante n'avait été que le triste symptôme*..
Suivant Goujet*, il fut enterré à Notre-Dame de Paris, en la chapelle de S. Crépin et S. Crépinien, au côté droit du chœur, près de Louis Du Bellay, mais par malheur son épitaphe ne nous est point parvenue. Piganiol de la Force nous donne dans sa Description de Paris", pour nous en tenir lieu, celle qu'il se fît à luimême et que nous avons placée à la suite de cette notice*. J'ai consulté vainement MM. de Gaulle et Mabille, qui préparent en ce moment la publication de VEpitaphier de Paris ; ils m'ont communiqué très-obligeamment l'épitaphe de René Du Bellay, évêque du Mans, et celle de Louis Du Bellay, archidiacre de Notre-Dame et conseiller au parlement de Paris, dont le tombeau était bien, comme le dit Goujet, au milieu de la chapelle de Saint-Crépin, mais ils n'ont rien trouvé de relatif à Joachim du Bellay, qui , du reste, n'ayant été chanoine de Notre-Dame que du 19 juin i555 au 12juin i556^, n'a probablement pas, quoi qu'en dise Goujet, été enterré dans cette église.
L'épitaphe de Du Bellay, qu'il ne faut point désespérer de découvrir quelque jour, fixerait divers points encore incertains de sa vie. Ces lacunes, du reste.
1. « Ceux qui font fuiets à l'ébullition de fang, auec inflammation du cerueau, font en danger d'être fuffoqués, en la pleine lune, par la force des efprits qui le dilatent iufques à creuer, comme il arriua à loachim Du Bellay, poëtc de mon temps, lorfqu'il f 'en retournoit en fa maifon, venant de fouper. » {Théâtre universel de Jehan Bodin, traduit par François de FougeroUes, p. 885-886, passage cité par M. Ed. Fournier dans ses Variétés historiques et littéraires, tome X, p. 134.