‹ Notice biographique sur Joachim Du BellayChapitre 20 sur 27 · Voyez ci-après l'.4/'/"(?«<^ic? n" IV. p. x.xxvii · texte numérisé non relu

Voyez ci-après l'.4/'/"(?«<^ic? n" IV. p. x.xxvii

XXVll) NOllCK

écrit au cardinal, comme fort peu propre à s'occuper des affaires dont il était chargé :

« Fault, Monfeigneur, que ie vous die que deuant mon partement de Paris il eiloit du tout lourd... & quafi fans aucune efperance de guarifon. Scripto ejl agendum & îoquendum cum eo. Et au temps qui court il efl befoing auoir gens clairuoiants & oyants mefmement pour le fait de la Religion*. »

Dans un beau et touchant sonnet, adressé à Jacques Grévin, et qu'Aubert a négligé de recueillir', le pauvre Du Bellay, faisant sur lui-même un triste retour, se déclare prochain de sa vieillesse; et en effet, dans l'état de santé où il se trouvait alors, ses trente-cinq ans étaient déjà lourds à porter; mais ce qui lui pesait encore plus, c'étoit le tracas des affaires et surtout l'animosité de sa famille, qu'on a pu voir percer dans le court fragment que nous venons de rapporter, et dont nous avons aujourd'hui des preuves nombreuses dans les lettres de Du Bellay au Cardinal, découvertes à Montpellier par M. Revillout et jointes pour la première fois, dans notre édition, aux œuvres du poëte.

On y découvre a nu, dans leur douloureuse simplicité, les causes de ce vif chagrin, de ce découragement profond, amer, qui éclate à chaque instant dans ses derniers vers français et dans l'élégie à MoreP, mais dont les motifs étaient restés en partie ignorés; une fois instruit de ces circonstances, on comprend mieux comment l'irritable poëte, accablé de souffrance et d'affaires, aigri par la dureté et l'injustice de ses parents, succomba, encore si jeune, le soir du i*=' janvier i56o, en rentrant

1. Quelques mois de la vie de loachim Du Jiellay^ par M. Revillout. Voyez la note 190 de notre tome II.

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