EPISTRE AV ROY
... A fin que ie ne perde le temps à parler des anciens Poètes, ic diray de ceux de noftre âge, dont i'ay cognu les plus excellents auec familiarité, qu'il n'y auoit celuy d'eulx qui ne fuit propre & capable du maniement des haults affaires, fils y euffent efté employez, aufli bien comme la gayetë de leur ieunefle les auoit attirez & entretenus aux douceurs de la Poëfie. Mais entre tous. Sire, ie puis affeurer du defuncl Sieur du Bellay, que ceux qui l'ont cognu, l'ont trouué prompt & aigu en inuentions, difcret & modefte en paroles, fubtil en fes difcours, doux en fa conuerlation, preuoyant es chofes foub-