‹ Notice biographique sur La FontaineChapitre 120 sur 153 · Piige · texte numérisé non relu

Piige

4. Voyez ci-dessus, p. clvii. — Dans les OEuvres de Vergier^ on a daté cette lettre de 1689. Nous la croyons écrite plus tard. Vergier y parle de deux ans d'assiduité dans le port où il avait été envoyé. Ce fut seulement en 1688 que, ayant quitté le petit collet, il eut une place de commissaiie ordonnateur dans la marine.

SUR LA FONTAINE. n.xvii

de Mme d'FIervart, prêcli(?8 dans une sociôu- mondaine, au milieu d'une vie tiès-c'h'gantc et lr('s-{,'aio, |>(>ui'(|U()i ne dirionsnous pas trop gaie? On trouvait plus d<; sagesse en Mme d'ilervart qu'autour d'elle, et la (-otupagnic <|ne M. d'IIervart l'ii faisait recevoir n'était pas, tonte du moins, aussi respectable qu'elle. On y rencontrait Vergier, qui lit très-bien de ne pas garder longtemps le titre d'ablx', peu convenable i^ ses mœurs, et de suivre, dans l'administration de la marine, une nouvelle carrière. Sa familiarité chez M. d'IIervart était naturelle : il avait été son précepteur'. On sait que ses écrits, ses contes surtout, sont incomparablement plus licencieux que ceux de la Fontaine, et que l'indécence très-crue y a remplacé les libertés linement voilées de leur modèle. C'était pourtant un homme d'esprit, qui souvent, par ses vers agréables et faciles, tenait bien sa place à côté des la Fare et des Ghaulieu; et l'on s'étonne qu'il ait permis tant de grossièretés à sa muse erotique. Il est clair que la société de l'hôtel d'IIervart, où il était sur le pied d'ami, était plus qu'exempte de pruderie, et qu'elle devait assez mal seconder Mme d'Hervart, lorsqu'elle travaillait à la réforme de la Fontaine.

Elle l'invitait fréquemment à sa campagne de Bois-le-Vicomte^, dont le parc et le château étaient magniliques. Dans un des séjours qu'il y fit en 1688, Mme d'IIervart avait auprès d'elle Mlle de Gouvernet', sœur du marquis de Gouvernet, duquel M. d'Hervart était le beau-frère, et une toute jeune et jolie fille, Mlle de Beaulieu. Celle-ci fit une vive impression sur notre vieux poète. Dans une lettre à Vergier, où il faut faire sans doute la part du badinage, il a raconté son roman. Il se plaint que, connaissant sa faiblesse, on l'ait exposé à de tels

1. Piganiol de la Force, Description liistorique de la ville de Paris [injo^j, tome III, p. Sgi. — Il y est dit de Vergier : « L'éducation du jeune d'Hervart étant finie, on le retint dans cette maison comme un ami sûr et aimable, dont on ne pouvoit plus se passer. »

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