‹ Notice biographique sur La FontaineChapitre 125 sur 153 · Tome II, p · texte numérisé non relu

Tome II, p

CLXxvi NOTICE BIOGRAPHIQUE

de quelques-uns des écrits, qu'il lui avait sans doute confie's, a fait en sorte de ne pouvoir être oublie'e dans son iiistoire.

11 est vraisemblable que le dernier conte de la Fontaine, les Quiproquo^ fut écrit pour amuser Mme Ulrich. Elle l'a inséré dans les OEuvres pos'ltumrs^ pour la publication desquelles elle fut aidée par le marquis de Sablé. On attribue à celui-ci le portrait du poëte dont nous avons eu à citer quelques lignes *.

Chercher à ces erreurs par trop fortes de la Fontaine une excuse dans la dépravation de son temps ne pourrait être juste qu'à condition de ne pas excéder la mesure de l'indulgence. De bonne heure il s'était abandonné, sans résistance, à ses penchants voluptueux, et c'est ainsi que, arrivé à la vieillesse, il fut entraîné de plus en plus par le courant qu'il avait rencontré. C'était un courant d'une grande force. Sainte-Beuve l'a bien dit, à propos de la Fare et de Chaulieu : « Les mœurs de la Régence existaient déjà sous Louis XiV*. » Si Ton s'est longtemps habitué à ne voir que le dix-septième siècle majestueux, sage et réglé, il y a ccj)endant « un autre siècle, dit-il encore', qui coule dessous..., comme un fleuve coulerait sous un large pont, et qui va de l'une à l'autre Hégence, de celle de la Reine mère à celle de Philippe d'Orléans. Les belles et spirituelles nièces de Mazarin furent beaucoup dans cette transmission d'esprit d'une régence a l'autre, les duchesses de Mtzarin, de Bouillon, et tout leur monde : Saint-Evremond et les voluptueux de sfm école. 5) On ne saurait mieux parler, ni mieux définir la société qui devint celle de la Fontaine, la société où il vécut au milieu des Conti, des Vendôme, des la Fare et des Chaulieu.

Après avoir parlé des Conti, à Chantilly, à l'Ile-Adam, nous rencontrons, dans le même temps, les Vendôme et le Temple, où la Fontaine va nous paraître donner la main, non plus a Racine, à B 'ileau, mais, malgré quelques années qui l'en séparent, à Voltaire : non pas cependant que Voltaire lui ressemble autrement que pour le badina ge, si élégant aussi,

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