‹ Notice biographique sur La FontaineChapitre 15 sur 153 · Maucroix, OEiivres diverses, tome I, p. xx · texte numérisé non relu

Maucroix, OEiivres diverses, tome I, p. xx

4. yie de François de Maucroix, par Walckenaer, dans le volume intitulé Poésies diverses de.... la Sablière et de François de Maucroix^ Paris, 1825, in-8°, p. 169.

5. Lettre du 29 avril 1706, à un Père de la compagnie de Jésus, sans doute d'Olivet, qui, entré, au sortir de ses classes, chez les jésuites, les quitta vers 1715 [Maucroix.^ OEuvres diverses^ tome II, p. 244).

SUR LA FONTAINE. xvii

cinq ou six fois*. » Ce sont probablement cinq ou six plaidoyers (le |)lus (|uc n'en essaya la Fontaine.

Laissons, quel qu'il ait été, son apprentissage d'avocat au Parlement, pour revenir à son apprentissage de poète, plus intéressant à connaître, et commencé au plus tard, nous l'avons vu, pendant son noviciat d'oralorien. Sous quels maîtres il le lit, on l'apprend par son |)r()pre témoignage.

Qu'il ait d'abord connu Malherbe, dans l'occasion qui nous a été contée, ou tout autrement, il comptait parmi les plus anciennes les leçons qu'il avait reçues de lui :

Je pris certain auteur autrefois pour mon maître,

dit-il, au vers 46 de son épître A Monseigneur Véifêqiiede Soissons (Pierre-Daniel Huet), écrite en 1687. Ce n'est pas de Voiture qu'il parlait, comme l'ont cru quelques-uns *, ayant sans doute peine à admettre que, s'il s'agissait de Malherbe, il ait pu dire qu'il pensa le gâter, et lui reprocher « son trop d'esprit. » Cela d'abord déroute un peu ; mais rapportons-nousen au plus fin juge du bon goût et au plus sûr interprète de la pensée de la Fontaine, c'est-à-dire à lui-même : la note qu'il a faite sur les vers 52-54 de la même épître :

.... Ses traits ont perdu quiconque l'a suivi, etc.,

ne laisse place à aucune équivoque : « Quelques auteurs de ce temps-là affectoient les antithèses, et ces sortes de pensées qu'on appelle co«ce«/. Cela a suivi immédiatement Malherbe.» Voici qui n'est pas moins décisif : reprochant à son ancien maître de s'épandre « en trop de belles choses, » il dit (vers 54):

Tous métaux y sont or, toutes fleurs y sont roses,

et c'est un vers de Malherbe dans le Récit (Vun berger au ballet de Madame^ princesse d'Espagne^. Tout en corrigeant,

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