‹ Notice biographique sur La FontaineChapitre 5 sur 153 · Ibidem^ vers · texte numérisé non relu

Ibidem^ vers

4. Voyez les Mémoires de Trévoux (juillet 1765, p. I7I7). La lettre datée du i5 juin i755, qui y est insérée, est probablement de son petit-fils. Voyez aussi les mêmes Mémoires^ février 1769, p. 393.

SUR LA FONTAINE. vu

avait-il en effet renonce trop racilemcnt à l'honneur de l'ëcurie. Il est cei'tain que les partisans ne se faisaient aucun scrupule de chercher alors de mauvaises chicanes à des familles dont les titres n'étaient point faux. Cela est assez, plaisamment exprimé dans ce passage d'une comédie du temps* ;

Il se trouve assigna parmi les Écuyers,

Et ron croit que les rats ont mangé ses papiers.

Comment prouvera-t-il sa gcntlliiommerie,

Parmi des éveillés venus de Barbarie,

Qui s'inscrivent en faux, pour tourmenter les gens,

Contre de bons contrats faits depuis trois cents ans ;

Qui les trouvent tous chauds, qui blâment l'écriture,

La marque du papier, Tencre, la signature,

Flairent le parchemin d'une mine rebelle. Contestant chaque mot, une virgule, un point?

. Si le prince à Bousseau ne s'oppose, Écuyer et Phénix vont être même chose.

Ce Bousseau, avocat des fermiers généraux, est précisément celui que la Fontaine nomme comme ayant obtenu contre lui un arrêt par défaut :

Sa vigilance en tels cas est extrême ^.

Mais, attendu que celle de la Fontaine ne l'était pas, on s'est cru en droit de penser qu'il eût pu se défendre autrement qu'en déclinant toute prétention à quelque gentilhommerie, et qu'il était en mesure, s'il avait voulu en prendre la peine, de fournir des preuves de la légitimité de cette prétention.

Sa mère était Françoise Pidoux, sœur de maître Valentin Pidoux, bailli de Coulommiers. Il y avait en Poitou une branche de la famille des Pidoux qui n'était pas sans quelque illustration. Elle avait donné aU roi Henri II un médecin, dont, à son tour, le fils, Jean Pidoux, fut médecin de Henri III et de Henri IV, et acquit de la célébrité par ses études sur « la

1 . V Ecuyer ou les faux nobles mis au billon.,.^ par le sieur de Claveret (Amsterdam, i665, sur l'Imprimé à Paris), acte II, scène i,

Page 1