‹ Notice biographique sur La FontaineChapitre 90 sur 153 · Fable i du livre X, vers · texte numérisé non relu

Fable i du livre X, vers

3. Fable 11 du livre XI, les Dieux voulant instruire un fils de Jupiter.

4. Walckenaer l'a datëe de 1680. Mais Bussy écrivait le 6 février 1675 au P. Bouhours qu'il venait delà recevoir. Voyez les OEuvres de la Fontaine {éàiûon de M. Marty-Laveaux, tome V, p. vi et vu).

cxviii NOTICE BIOGRAPHIQUE

priant de servir sa Muse auprès du Roi; c'est du Roi que chacim attend sa gloire :

Il sert de règle aux autres,

Comme maître premièrement, Puis comme ayant un sens meilleur que tous les nôtres.

Une autre e'pître, celle-ci de 1680, est adressée à la belle Fontanges, dans le temps de son court règne de favorite*. Mme de Sévigné, qui avait lu cette petite pièce, disait que ceux qui avaient vu cette beauté, nommée dans les vers du poète :

Charmant objet, digne présent des Cieux,

avaient peine à se persuader qu'elle vînt directement du troisième cieP. Mais lu tentation était grande de diviniser celle de qui la Fontaine espérait aussi qu'elle lui obtiendrait pour ses vers tant de grâce, lui disait-il,

Que d'être offerts au dompteur des humains, Accompagnés d'un mot de votre bouche Et présentés par vos divines mains.

Dans cette épître, Louis est aussi grand, mais plus beau qu'Alexandre*. Elle contient, avec l'épithalame du Dauphin et de la sœur de l'électeur de Bavière, celui du prince de Conti et de Mademoiselle de Blois, fille de la Vallière. Toutes les maîtresses et leurs enfants sont tour à tour célébrés. La dédicace au Dauphin du premier Recueil de fables a des vers consacrés à la gloire du Roi, de même que l'épilogue du second Recueil. Dès le temps de Foucquet, plusieurs petites pièces payent le même tribut d'éloge au monarque*. La Fontaine continuera toujours ainsi : par exemple, dans la dédicace de ses dernières fables au duc de Bourgogne. On a souvent

I. Il fit aussi pour elle des vers à la louange du Roi, destinés à l'almanach qu'elle olfrit à Mme de Montespan comme étrennes de Tan 1680.

a. Lettre à Mme de Grignan, du aa septembre 1680, tome VII, p. 87.

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