‹ Notice biographique sur La FontaineChapitre 89 sur 153 · I. Les Oies de frère Plùlippe, vers · texte numérisé non relu

I. Les Oies de frère Plùlippe, vers

a. A la suite du passage du Second factum tout à l'heure cité.

3. Lettre à Mme de Grignan^ du 9 mars 167a, tome II, p. Sag et 53o.

4. On y retrouve les huit fables imprimées en 1671, dans le volume des Poésies diverses (voyez ci-dessus, p. xcix). Ne tenant pas compte de celui-ci, on a nommé second Recueil celui de 1678 et 1679.

SUR LA FONTAINE. cxvii

veaux apologues au sage iudien, Pilpay. Il y annonce, ce qu est d'un plus grand intérêt, quelque changement dans sa manière : moins de traits familiers que dans les Recueils précédents, empruntés à Esope ; plus d'étendue donnée aux circonstances des récits. Par là, son originalité s'est marquée plus fortement encore. On a rarement contesté que le fabuliste se fût surpassé dans ces nouveaux livres, quelques chefsd'œuvre qu'il y eût dans les six premiers. Dès la publication, le succès fut grand. Mme de Sévigné écrivait à Bussy, le 20 juillet 1G79' : « Faites-vous envoyer promptement les Fables de la Fontaine : elles sont divines. On croit d'abord en distinguer quelques-unes, et, à force de les relire, on les trouve toutes bonnes. C'est une manière de narrer et un style à quoi l'on ne s'accoutume point. »

Le Recueil de ces fables divines est dédié à Mme de Montespan, dans des vers parés de la grâce et de la noblesse qui relèvent toutes les flatteries de la Fontaine, le plus séduisant des distributeurs de louanges, tout bonhomme qu'il était. Tel est son art de préparer, comme un nectar de douce poésie,

Ce breuvage vanté par le peuple rimeur *,

que, charmés nous-mêmes, nous ne nous sentons plus assez libres de blâmer. Autre flatterie pour Mme de Montespan : une fable de ces nouveaux livres est dédiée au jeune duc du Maine'. Là le Roi est Jupiter, qui reconnaît pour son sang le jeune dieu, comblé de tous les dons de l'Olympe. Mme de Thianges, celle qui ouvrait les portes de la Chambre da sublinie^ avait sa part de l'encens que le poète offrait à sa sœur :

Si le ciel m'eût fait ange, Ou Thiange,

lui disait-il dans une épître de 1675'', qu'il terminait en la

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