‹ Notice biographique sur RabelaisChapitre 17 sur 59 · Cela ne ferait que neuf ans (de \%kl à 1656); mais on · texte numérisé non relu

Cela ne ferait que neuf ans (de \%kl à 1656); mais on

« La naïveté de ces bonnes gens nous fit bien l'ire, surtout quand ils nous firent remarquer un écriteau, que nous lûmes avec assez de peine, car le temps l'avoit presque effacé :

Portion de Gouvernement A louer tout présentement.

« Plus bas, en petit caractère :

Il faut s'adresser à Paris

Ou chez Conrart, le secrétaire,

Ou chez Courbé, l'homme d'affaire

De tous messieurs les beaux esprits. »

Evidemment tout cela est un peu chargé, et un historien de Notre-Dame-de-la-Garde est allé jusqu'à douter que nos deux Épicuriens voyageurs se soient donné la peine de grimper jusqu'en haut de la montagne. Mais leur description n'en aura pas moins le dernier mot, comme tout ce qui est marqué au coin du goût et de la bonne plaisanterie.

Mieux que les vers et la prose du frère, les lettres de la sœur, dont nous avons cité d'assez nombreux extraits, et qu'on retrouvera plus complètes dans la Correspondance, nous paraissent, malgré l'abus de l'esprit, avoir retenu une empreinte fidèle des lieux, des personnes et des mœurs. Nous avons pu contrôler sur le vif quel-

aura changé le chiffre lors de l'impression du Voyage dans le Recueil de quelques pièces nouvelles et galantes. Cologne, P. Marteau, 1663, in-16. D'ailleurs nos deux auteurs n'y regardaient pas de si près.

ques-imes de ses peintures, et, malgré la différence des temps, nous en avons reconnu la fidélité. Ce petit coin de la" vie provinciale sous Louis XIV, encore si peu connue, reçoit des lettres de M"^ de Scudéry une vive lumière , et elles resteront comme une page à la fois littéraire et historique.

Celle-ci, comme nous l'avons vu, demeura en correspondance avec Marseille jusqu'aux dernières années de sa vie'. Aussi plus d'un souvenir de son séjour dans cette ville cosmopolite et semiorientale; aventuriers des deux sexes, types plus ou moins francisés de Turcs et d'Africains, corsaires généreux, héroïques Bassas, etc., tout cela se retrouvera dans ses ouvrages et mêlera un peu de réalité à la fantaisie dans les compositions romanesques qui illustreront le nom de son frère et le sien au milieu du monde littéraire parisien où nous allons les suivre.

1. « On m'écrit de Marseille..., » disait-elle encore à Pabbé Boisot, dans une lettre du 19 juillet 1694. Bonnecorse, dont son frère avait fait imprimer la Montre, et dont elle eut occasion d'obliger le fils, lui servait dans cette ville de correspondant et d'intermédiaire auprès de ses anciens amis. Voir sa lettre du 20 mars 1681.

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