‹ Notice biographique sur RabelaisChapitre 34 sur 59 · M^s Conrart, in-P, t. XI, p · texte numérisé non relu

M^s Conrart, in-P, t. XI, p

sait pas quelques malices à leur endroit. Elle avait fait promettre à Sapho de lui rendre un compte très-exact de cette entrevue. « Il n'y a pas de plaisantes questions que je ne Jui aie faites. Vous savez que^ quand je suis en humeur de la questionner sur Herminius, il n'y a rien de fou

qui ne me passe par l'esprit » Un mois après

la délivrance de Pellisson elle écrivait encore : » Il m'a envoyé des odes de dévotion qu'il a faites dans sa prison. Je les ai trouvées si tendres pour Dieu, que j'ai mandé à Sapho que j'en estime et en aime Ilerminius davantage, mais que, comme je ne la crois pas si dévote que lui, j'ai eu peur qu'elle n'ait été jalouse du bon Dieu*. »

Cependant la poésie qui avait consolé la captivité devait jouer son rôle dans la délivrance. Pellisson avait composé à la Bastille un poëme de 1 391 vers, tout en l'honneur de M^'® de Scudéry * qui en est l'Alpha et l'Oméga.

Sapho, qui consolez mon triste éloignement,

0 fille incomparable, en vertus éclatante, Qui de l'honnête amour étiez la longue attente. Merveille de notre âge, adorable en bontés. Vous me verrez un jour, et vous le méritez, Couronner vos vertus de cent fleurs immortelles Qu'un siècle laisse à l'autre également nouvelles. Mais pendant que le temps, trop long selon vos vœux. Me ramène à pas lents un destin plus heureux,

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