‹ Notice biographique sur RabelaisChapitre 33 sur 59 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

noue par l'intermédiaire de M"^ de Scudéry , « l'amie incomparable et unique au monde par qui vous recevrez ce billet; » car cet homme semble avoir exercé sur les femmes les plus distinguées une séduction qui certes n'était pas celle des avantages physiques. Dans une lettre de l'abbesse de Malnoue, portant la suscription : Octavie à Zénocrate\ on lit : « Vous apprendrez de bien des endroits qu'Herminius a la liberté de voir ses amis, et qu'on espère qu'il l'aura bientôt tout entière. Je vous envoie la lettre qu'il m'écrivit le jour même qu'il vit Sapho. Sans mentir, j'ai

tout à fait de la joie de celle qu'ils ont Sapho

me mande que la chambre de Pellisson est la plus triste du monde : il n'y a qu'une seule fenêtre à double grille dans une muraille de six pieds d'épaisseur^ » C'est dans ce triste réduit qu'accoururent dès le premier jour « mille gens de qualité. » Quant à Sapho, elle s'y installa, pour ainsi dire, à demeure avec le prisonnier, puisque l'abbesse de Malnoue mandait à son correspondant le 8 janvier 16GG : « Sapho et Acanthe m'écrivent quelquefois de la Bastille\ »

La spirituelle Octavie, tout en s'associant de cœur à la joie du couple enfin réuni, ne se refu-

1. On n'est pas d'accord sur le véritable nom de ce correspondant de Tabbesse de Malnoue. M. Fr. Ravaisson veut qu'il s'agisse ici de Conrart. M. Cousin, avec plus de vraisemblance, désigne Isarn ; l'éditeur des lettres d'Éléonore de Rohan hésite entre M. deDoneville, Paul Pellisson ou son frère George.

Page 1