‹ Notice biographique sur RabelaisChapitre 52 sur 59 · De Vaumorière, Harangues, 1713, in-4°, p · texte numérisé non relu

De Vaumorière, Harangues, 1713, in-4°, p

3. Voy. les lettres de M. de Pertuis, de M^e Deshoulières, etc.

amitié no s'effarouchait pas de quelques écarts, et, sur cette liste si nombreuse, à côté des Mascaron, des Montaiisier, des Sévigné, des Motteville, figurent d'autres noms moins irréprochables. L'indulgence de la femme sûre d'elle-même, pour des faiblesses qu'elle ne partageait pas, respire dans son commerce avec certains amis de l'un et de l'autre sexe. Elle écrivait àBussy-Rabutin : « Votre fille que je vois souvent a autant d'esprit que si elle vous voyoit tous les jours, et est aussi sage que si elle ne vous voyoit jamais. » La galante M""^ de la Suze adressait à la sage Daplmé (Scudéry) une Elégie, où cette nuance de leurs rapports mutuels est délicatement indiquée :

Illustre et chère amie à qui dans mes malheurs J'ai toujours découvert mes secrètes douleurs, Qui sais ce que Ion doit ou désirer ou craindre Et qui ne blâmes pas ce qu'on ne doit que plaindre, Écoute-moi. ..

Ménage écrivait à la date du 21 août 1 G85 : « M"*" de Scudéry m'a obligé de me réconcilier avec M. Pellisson, et je dînai hier chez lui. Mortalis cum sia, odia ne géras immortalia ^ «

<c Ennemie de la médisance et des médisans, juste dans ses choix, sûre dans son commerce, sincère, discrète et judicieuse, vraie en tout et tou-

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