Chansons de Coulanges^ 1698, t. I, p. 89s
deleine^ du 4 août 1639^ se défendre — faiblement à la vérité — de donner au frère son portrait, comme « indigne de figurer parmi ces grands hommes qui parent un illustre réduit ^
Du reste Scudéry^, dont un de nos poètes les plus pittoresques^ admire les descriptions, se piquait « d'employer dans ses ouvrages les termes exacts des arts et métiers, » et avait quelque droit de dire de lui-même :
Il est peu de beaux-arts où je ne fusse instruit.
Avec ses goûts de dépense et de représentation, on se figure ce que put être, pour notre nouveau gouverneur, ce voyage alors si long et si difficile. Sa sœur, dans une lettre du 27 novembre 1644, à l'une de ses premières et de ses plus intimes amies. M"" Paulet, la Lionne de la rue Saint- Thomas du Louvre, celle qui sera l'Élise du Grand Cyrus et dont elle doit, moins de six ans après, pleurer si amèrement la perte prématurée, raconte que son frère et elle sont arrivés à Avignon, après avoir deux fois manqué de faire naufrage sur le Rhône. Le pèlerinage obligé au tombeau de Laure,
1. Correspondance inédite de Chapehin, provenant de Sainte- Beuve. Bibl. nat.Fr. Nouy. acq., 1885-1889, 5 vol. in-4°. Nous en ferons plus d'une fois usage.
Voy. aussi dans la Correspondance une lettre sans date de Scudéry à Sainte-Marthe.
Scudéry a donné lui-même la description de son Cabinet et de quelques autres peintures, dans un volume que nous recommandons aux curieux : Le Cabinet de M. de Scudéry, Paris. Aug. Courbé, 164P, in-'i".