MANIA
458. — Buste d'un génie féminin posé de face. Des ailes sortent de sa chevelure , dont les mèches forment, au-dessus du front, une sorte de panache. Un torques entoure son cou; une petite draperie couvre sa poitrine et prend, vers les épaules, l'aspect de deux bandes étroites. Ce buste, en fort relief, est exécuté au repoussé sur le couvercle d'une pyxis orné d'une moulure circulaire. Les ailes , le torques, la draperie
sont dorés .
Argent. — D. 0,091 .
Musée Napoléon III. — Golleciion Campana, 1862.
La tête de face représentée ici ne doit pas être confondue avec celle des Gorgones. Elle offre, au contraire, la similitude la plus complète stvec celle des Génies féminins qui,
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àUr un grand nombre de monuments étrusques, apparaissent comme des symboles de mort, de châtiment ou d'expiation. On peut citer notamment, à titre de point exact de comparaison, les Ërinnys qui poursuivent Oreste. Il existait sur la route de Mcgalopolis à Messène un temple de Mania, en un lieu où le meurtrier de Clytemnestre avait été en proie à un accès de fureur. Pausanias pense que Mania était un surnom des Ëuménides (YIII, 3^, 1-3). D'un autre côté , les Italiotes avaient eu la coutume de sacrifier des enfants à Mania, mère des Lares, déesse redoutable dont on suspendait Teffigie à la porte de là maison quand la famille qui Thabitait était menacée de quelque danger qu'elle voulait conjurer (Macrobe, Saturn., I, 7). C'est probablement le buste de celte divinité que nous montre le bas^relief publié par Mafîei {Mus. Ver., p. m, n* 5.) M. Orioli assimile la Méan ailée des miroirs étrusques avec Mania (ilnn Inst.arch.^ 1834, t. VI, p. 185); mais M. Ed. Gerhard n'accepte pas cette opinion {Veher die Gotth. der Eirusk., 18W, p. 44, n« 123). Voiries génies représentés sur les monuments étrusques : Gori, Mus, etrusc.f 1. 1, pi. 3. — Micali, Ant. mon. p. serv,alla sîor. d' liai. y 1810, pi. 21, 43, 45. — Raoul Rochette, Jtfon, inéd. Orestéïde. pi. 35 et 51. — Mus. etrusc. Gregor., 1842, pi. 95, n^ 1 a.