ROMA
459. — Tète de la déesse Boma^ coiffée d'un casque à timbre recourbé, et qui se termine en tête de griffon. Elle porte de nombreuses traces de dorure antique. {E. D.)
L'aspect viril de celte tête convient à la déesse dont le nom signifie force. On la retrouve sur les as pondéraux d'une époque ancienne, et sur les deniers d'argent, frappés sous la république. V. Marchi e Tessieri, VJEs grave, pi. i, tav. i à Y;Rev. numismatique, 1842, t.VII, p. 245.
On rencontre encore le même ajustement de tête dans
Î02 DIVINITES LOCALES.
une statue de Minerve trouvée i PorHci en Vlki^ Branxi d^Erool., t. VI, tav. 8^ n« 2, p. 31 .
4i60. — Pyxis cylindrique autour de laquelle est figurée en haut relief la ville de Rome, debout,, casquée, portant sur le bras gauche une épée. Près de la déesse la louve allaitant Romidus et Rémus sous le figuier ruminai. Vient ensuite un amas d'armes surmonté de branches de laurier, près duquel se tient Mars debout, couvert d'une cuirasse à lambrequins et posant le pied droit sur un caducée ; le dieu porte une légère chiamyde, et son bras gauche élevé s'appuyait sur une haste (qui manque). (E. D.)
Ce second personnage, s'appuyant sur une haste, curis (Serv. ad Mn., I, 292) peut être considéré comme Enyalius ou Mars Quirinus. (Dionys Halic, II, kS.)