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GRANDI

procède de l'école de Mantegna; ses premiers travaux connus datent de 1479; on fixe sa mort vers l'an 1513. Les fresques de la chapcllo Garganelli, dans l'église San Petronio, de Bologne, qu'il exécuta probablement en 1483, peintures décrites longuement par Yasari, et suivant Lamo (Graticola di Bologna) fort admirées par Micliel- Ànge ne subsistent plus; les Cassoni du duc de Ferrare, la Loggia du jardin de la duchesse, le portrait d'Ercole I d'Esté, destiné à la marquise de Mantoue, etc., ont également disparu.

Heureusement la galerie de Dresde a recueilli en 1750, par l'entremise du chanoine Luigi Crespi de Bologne, un précieux ouvrage d'Ercole Roberti Grandi, une Prëdelle, citée par Vasari (édition Lemonnier, Florence, 1879, t. III, p. 145). Les deux compartiments de cette prédelle, qui formaient en partie le soubassement du tableau de Lorenzo Costa, sur le maître-autel de San Giovanni in Monte, à Bologne, représentent la trahison de Judas, avec l'épisode du Mont des Oliviers, et le Christ marchant au Calvaire (nu3 148 et 149 du catalogue de M. J. Ilùbner). Les figures, aux expressions tourmentées et aux mouvements violents, avec leurs draperies à plis multipliés et cassés, rappellent tout à fait l'école de Mantegna. Le peintre a donné aux chairs un coloris brun et ajoute aux étoffes des rehauts d'or d'une grande finesse. On doit attribuer également au même maitre la predelle du musée du Vatican, représentant les miracles de saint Hyacinthe, et cataloguée sous le nom de Benozzo Gozzoli ; puis la Lucrèce entre Collatin et Bçutus, de la galerie de Modôno (n° 27), assignée à Mantegna, composition curieuse dont les figures sont vêtues à la mode du xv° siècle, et le Sacrifice de Melchisédech, appartenant au prince Chigi, à Rome; ce dernier ouvrage nous a semblé très inférieur aux deux autres. Enfin, un tableau représentant un jeune homme nu, assis dans un paysage, soutenant sur ses genoux une jeune fille nue, endormie, de la collection de sir Richard Wallacc, à Londres, peut être aussi classé parmi les œuvres d'Ercjle Roberti. MM. Crowe et Cavalcaselle donnent encore à Ercole Roberti la Pieta, de l'Institut de Liverpool.

Les dessins qui, dans diverses collections, portent le nom d'Ercole Grandi, se comptent en très petit nombre, et leur attribution n'est même pas toujours justifiée ; ainsi, le Groupe de jeunes guerriers, du musée des Offices, à Florence, n'offre qu'une répétition du dessin de Pinturicchio au Louvre (n° 255 de la Notice des dessins italiens de M. F. Reisct). Un Portrait de jeune homme, à la

ÉCOLES D'ITALIE ET. D'ESPAGNE

pierre noire, au pinceau et rehaussé de blanc, figure, sous son nom, à l'Albertinc de Vienne; MM. G.rowe et Cavalcaselle mentionnent dans la collection de la reine de Saxe, l'étude originale pour la Trahison de Judas, d'Ercole Robcrti, à la galerie de Dresde.

On peut donc établir aujourd'hui, en connaissance de cause, la part qui revient à chacun des Grandi, et redresser les erreurs biographiques causées par la similitude de leurs noms.

Nous retrouvons en Ercolc di Giulio Grandi un Ferrarais qui s'inspire parfois des Ombriens, en se rapprochant toutefois de Lorcnzo Costa par l'élégance de ses figures; mais un coloris sans relief et uniformément gris, trahit le peintre influencé par Francesco Cossa.

Ercoîe Roberti Grandi, dont les ouvrages ont été longtemps méconnus et dont la manière est parfaitement caractérisée par les deux tableaux de la galerie de Dresde, se rattache à l'école de Padoue,

GRIMALDI (Giovanni Francesco) dit IL BOLO- GNE SE, peintre et graveur. — Bologne 1606-1680.

(ÉCOLE BOLONAISE

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