AVERTISSEMENT
Cecalalogue se compose de deux parties : Tune compreud les émaux, Tautre rorfèvrerie.
Occupons-nous d'aiK)rd de la première*
Ce n^est point sans une oenaine appréhension que nous avons reçu le périlleux honneur de publier une nouvelle « Notice des émaux » du Musée. Celle de M. le marquis L. de Laborde jouit d'une estime si universelle et si méritée qu'il était téméraire de vouloir la recommencer après lui. Il était impossible, cependant, de la réimprimer eu se couteutani d'y intercala à leur ordre les émaux entrés au Musée avec la collection Sauvageot.
Depuis la publication de la Notice aujourd'hui épuisée, car elle est dcYciiuc Licutut un livre faisant autorilé, de nombreux travaux ont éclairé une foule de points qui étaient encore obscurs il y a quinze ans, et nous forcent de composer un nouvel historique de Témaillerie et d'intervertir parfois l'ordre de classement adopté par M. le marquis de Lahorde.
Il nous faut de toute nécessité faire notre profit des discussions retentissantes qui se sont élevées sur les origines de l'émaillerie dans raniiquilé, et ses transformations à Taurore du Moyen Age. Les beaux travaux de M. Jules Labarte, les recherches de MM. F. de Lasteyrie , £. de Verneilh et de rabbé Texier, en France; ceux de M. Francks, en ilngleterre; de M. le baron de Quast et de M. Gamesina, en
AVËRTIS&BMfiNT.
Allemagne, ne doivent poim être considérés comme non avenus, non plus que les utiles recherches de M. Maurice Ardant sur les familles des émailieurs qui, à la Renaissance, ontillus- Iré les ateliers de Limoges.
Nous avons donc voulu coordonner tous ces renseignements nouTeauXy et les contrôler à Taide des études que nous avions pu faire nous^-même dans les Musées, les Trésors et les Collections de France, d'Allemagne et d' Angle ton e.
Une autre modiflcation était nécessaire.
M. le marquis L. de Laborde, qui traitait alors un sujet tout nouveau, avait voulu que sa « Notice » devînt en même temps un traité complet de rémailierie. Le texte s^y mêlait à la description de la collection du Musée, et parfois à celle de pièces qui n'en font point ou qui, alors, u eu faisaient point partie, car plusieurs y sont entrées depuis. De plus, il vêtait question d'émailleurs dont les œuvres sont absentes du Louvre.
Un pareil livre, utile et même nécessaire en son temps, n^est plus à faire aujourd'hui, et nous avons dû nous restreindre à ne décrire que les pièces seules da Musée, cl à ne parler que des émailieurs dont celui-ci possède les œuvres.
Comme l'avait lail M. le marquis L. de Laborde, nous avons naturellement suivi Tordre chronologique dans le classement général des émaux du Musée , méthode rationnelle qui nous a servi de guide dans chaque division particulière, et qui a, de plus, le grand avantage de classer les émaux par espèces, et presque par pays, suivant qu'ils sont cloisonnés, champlevés, translucides sur relief ou peints.
Dans cette dernière et importante section des émaux peints, nous avons adopté la subdivision par familles, d'émailleura, en rattachant à diacune d'elles les anonymes qui s'en rapprochent. Dans Tordre de ces familles, comme dans celui des œuvres de chacun de ses membres, ousav uns toujours suivi Tordre des temps comme base de classement.
Songeant que nous avions affaire, avant tout, à des ihto-