ÉMAIL MIXTE
« sur trois oui s d argenl doré, et sur le fretelet a un « autre ours (1). »
La coupe du gobelet de M. Paul est entourée d'une zone d'émail vert translucide semé de fleurs détachées bleues et jaunes, et nécessairement opaques , cloisonnées par un filet d argent. Trois leiiètres ogivales, à réseau flainblnvant, interrompent cette zone. Des fenêtres seniblal^ies sont percées dans le rouvercle. Cette pièce nous snjibln avoir une physionomie allemande. C'est aussi 1 opiinou de H. Shaw qui Ta publiée (1).
Le revers des émaux translucides sur relief n'est Jamais émaillô.
ÉMAIL MIXTË.
D. t'S'^. — Flaque circulaire en argent doré. '
Gonunencemeiit du xiv* siècle. D. 0,050,
Le Chrisi bénissant. — Le Christ, à nimbe crucifère, vu en l)usi6, tient le livre ouvert de la gauche et bénit à la
latine de la droite. Les deux lettres et ^Qj^ surmontées d'une croix, sont placées de chaque côté de sa tête. La Tohe est violet clair doublé de bleu; le manteau vert clair doublé de bleu; le champ bleu sur un fond ponctué; le tout en émail translucide entouré d^une zone d^émail rouge opaque dans lequel de petites rosettes à quatre pétales sont réservées en métal.
La lête, les mains, le nimbe, le livre et les deux lettres sont réservés en m et il sur le fond et gravés, les traits de la gravure étant remplis d'émail noir.
Régne de Charles X. —Collectioiinaraiid, ii«*122-267l. No IM de la Notice des émaux, par M. le comte L. de Laborde,
(!) Comte L. Dv. T.ArnnDF, Gïosfinirc, p. 275, a t.mnU iraîtantles vitraux. » (2) IL iSbaw. The décorative arU,,» oflhe middU âge.
ÉMAUX TRANSLUGIDBS
ÉMAUX TRANSLUCIDES
D.i95 et 196. — Deux plaques reeUmgulaires en
argent, garnissant le revers d'un diptyque.
Fin du XIT« siècle. IL 0,052. — L. 0,075.
Le Baftéme du Christ. — Le Chiist à nimbe crucifère, nu, detout aans Feau jusqu'à la ceinture. A droite, saîDt Jean, aimbô, barbu, vêtu d'une longue lobe, pieds nus, verse sur la tète du Christ Teau contenue dans une aiguière. A gauche, on ange, nimbé, ailé, pieds nus, en longue robe, tenant celle du Cbrist.
La Crucifixion, — Le Christ, à nimho crucifère, fixé par trois clous sur la croix qui porte le titulus inri, entre saint Jean, debout à sa gauclip, et la Vierge à sa droite.
Chaque bcciie est couiunnée par deux arcs coiitrelobés, chacun compris sous un fronton à crochets. Entre les deux frontons, uu demi-cercle encadrant un oiseau fantastique, et de chaque côté des frontons un quart de cercle semblable.
Carnations, architecture et animaux réservés; vêtements verts ou violets translucides; eaux en bleu gris; fond bleu sur métal ponctué deriière les personnages, vert derrière l'architecture, noir dans les petits médaillons.
Les plnques, qui servent de fond aux sujets en ronde bo<se de Tintérieur du triptyque, sont en émail bleu translucide sur métal guilloché.
Règne de Napoléon IH^ ^ Donation Sauvageot K* 1106 do Gatalogne de la collection Souvageot, par M* A, Souzay,
i>. — Flaque circulaire en or.
Fin du xnr* siècle. D. 0,067.
Dieu le Père entre saint Jean-Baptiste et saint Chartemagne (?). — Au centre, debout, vu à mi-corps, Dieu le Fère â longue barbe, coilîé d'une tiare rosée à trois couronnes d'or, à nimbe crucifère jaune, lient sur le bras gauclie la houle du monde bleue, surmontée d'une croix {)alée à hrancbes égales, portée sur une longue tige, et bénit de la droite. Sa robe est verte et son manteau ffris bleu doublé de jaone pâte. A droite, derrière un mur d'appui, saint Jean,
74 ÈUAUX TBANSLUGIBfiS.
à nimbe jaune, avec de longs cheveux et une longue barbe brnne, vêtu d'un manteau légèrement violet doublé de vert, montre de Tindicatenr de la main droite Fagneau orné du
nimbe crucifère qu'il porte de la gauche.
A planche, dornère un mur d'appui, saint Charlemagne portant une couronne fleurdelisée et fermée , orné d un nimbe, à longue barbe blanche, est vêtu d'une ample robe violette par-dessus laquelle est passé en sautoir le baudrier de son épée; un pli d'un manteau vert doublé de gris enfoure son épaule. Il tient un globe de la maiu gauche. Caïualion de la couleur de Tor pâle, fond gravé émaillé de bleu lapis.
Trois dais d*arcbitecture ornés de pinacles et de croenets en or par-devant un massif en ' maçonnerie brun verdfttre couronnent les trois figures*
Régne de Charles X. — Collection Durand. N« 119 de la Notice des émaux, par M. le comte L. de Laborde.
Publié dans le Moyen Age et la Renaissance, t. TIÎ, et par M. J. Labarte, daa^ Vaitloire des arU industriêU. Album, pl. GXIII.
D. 198. — Plaque circulaire en or.
Fia du xiv* aiècle, D« 0,06a.
La Vierge et VEnfant-Jèsu» entre sainte Catherine et un martyr, — Au centre, la Vierge, nimbée de jaune vif ponc-,
tué de blanc, debout, vue jusqu'il mi-corps , vôtue d'un ample manteau bleu à revers rouge ponrpre qui lui couvre la tête et Tenveloppe presque entièrement. De la main droite, recouverte de son manteau, elle tient un livre, et do l'autre elle soutient TEnfant-Jésus, nimbé de bleu croiseté de jaune et vêtu d'une robe rouge, à qui elle présente le sein.
A gauche, derrière un mur d'appui, un saint posé de profil, regardant la Vierge, nimbé de jaune, Têtu d'une robe jaune par-dessous un manteau rouge pourpre doublé de bleu, tenant une palme brune de la main gauobe* A droite, derrière un mur d'appui, sainte Catherine couronnée et nimbée de rouge pourpre, tournée vers la Vierge, vôtue d'une robe pourpre violet et d'un mnntoau gris doublé de bleu, lient sur sa poitrine de la main droite le simulacre d'une roue, et de la f^^auche, eniièremeni recouverte de son manteau, une palme brune.
Carnations de la Vierge, de l'Ëafant-Jésus et do sainte
ÉMAUX TUANSLUCIDES, 75
Calhenne, très - légèrement rosées; relies du saiot martyr pourpre violet. Fooi gravé, émaiile de vert.
Mêmes dfspositioDs et môme arebitecture que sur le numéro précédent*
Bftgne de Chartes X. » Collection Darand. K» 118 de la Notice des émaux, par M. le comte L. de Laborde.
Piihlie ('.ans le Mnypn Age et la nctmisgance, t. ITI, et par M. J. Ubarte, dans ï Histoire des Aris industiHeU, Âlbum, pl. CXIU.
D, f TO. — • Plaque circulaire m or^
Fin du XIV* siècle. D. 0,069.
le riaptimi^u Christ — Jésus, orné d'un nimbe jaune çroiseté de rouge, eolièrement nu, sans sexe, les chairs violeties, les bras croisés sur la poitrine, est plongé jusqu^à rai-jambes dans une excavation circonscrite par les déchirements du terrain qui est vert.
A gauche, saint Jean-Baptiste vieux, à nimbe jaune, coiffé a an bonnet à oreiîlcresel vêtu d'an ample manteau rouge pourpre par-dessus son vêtement de peau, verse avec un vase Teau sur la tête du Christ, A droite, un ange nimbé, à ailes vertes, à cheveux blonds , vêtu d'une robe pourpre, tient UQ linge violet posé sur son épaule. En avant, l'agneau de saint Jean, la tôte ornée du nimbe crucifère. Au fond, ces arbres. Ciel bleu sur un fond maté avec un outil à tôte carrée.
LVmail qui recouvre la tôte et la main de Fange, les eaux et Taprneau semble avoir reçu un coup de feu et est comme aventuriné.
Rfigue de CIiaTles X. — Collection Durand, 09-2590.
N* 120 de la Notice des émaux, par M. le comte L. de Laborde,
D. 180. — Plaque circulaire en or.
Fin du XI v« siècle. D, 0,069.
Le Christ à la colonne, — Au centre; le Christ, à nimbe jaune croîseté de rouge, couvert sur les reins d'une draperie blanche bordée de jaune, est lié par les deux bras à une colonnette qu'il^ tient embrassée. — A gauche, un soldat, la téle couverte d'une coiffe de fer, velu de lilas gris par-dessous un an)ple manteau rouge, porte des verges d'une main
ÉMAUX TRXNSLUCIDKS.
reconyerte de son manteau, s^apprète fi frapper du paquet de verges qu'il lient de l'autre. Derrière lui sont trois personnages coiffés de bonnets, vêtus de longues robes, portant l'un un sabre, Taulre une masse d'armes. — A droite, deux soldats frappent Clir ist avec do? martinets à lanières armées de boules. Ils sont bizarrement accoutres, comme tous les personnages de celte scène suivant une habitude constante de l epruiue lorsqu'il s'agissait de représenter des Juifs ou des iniidcles.
A raxtrème droite, un autre soldat est agenouillé et lie un paquet de verges. ^ Sur le premier plan, la robe du Christ lilas violet est jetée sur le pavé brun, a compartiments triangulaires dessinés en noir.
Le champ est rouge pourpre sur fond maté avec un outil à tète arrondie.
Les vêlements des soldats sont bleus, verts, olive, jaunes, pourpres et violets ; les carnations de la couleur de ïor paie.
Règne de Chartes X. — Coltection Durand, n» M. Il* 121 delà notice des émaux, par M. le comte L. de Lalionte«
D« 191 • — Plaque circulaire m on
Fin du xive siOcle» D. 0,068.
Jésut^hrist doué sur la croix, — La croix est couchée
transversalement sur le sol, le Christ, couronné d'épines et portant le nimbe crucifère, y est étendu et fixé par la main gauche et par les pieds gu'un homme cloue d'un seul clou et d'où s'échappe une traînée de sang répandue sur l" herbe. La Vif^rge, nimbée de jaune, \êtue d'un ample manteau bleu qui lui couvre la lèle, est a<ïenouilléH sur le premier plan et baise la main droiie du Christ qu'elle tient à deux mains, tandis qu'un homme armé d'un marteau et assis à terre, portant sur ses genoux rextrémil.î du croisillon de la croix, saisit le bras et l'attire à lui . Saint Jean, nimbé de jaune, vêtu d'un manteau rouge doublé de vert, est agenouillé en arrière-plan en avant des trois saintes femmes, nimbées d*olive, de vert et de jaune*
A l'extrémité gauche, derrière la tête et le croisillon gauche de a croix, trois .luifs sont vus en busle, l'un portant une lance et accoutré d'un costume moitié fantastique, moitié réel.
Les éînaux employés sont le bleu, le verr, le violet et le ilasy tous trois sur un lood.ponctué à 1 outil ; Tolive, le brun,
ÉMAUX TRANSLUCIDES. 77
le ^olel noir pour les ctenssures. Les camatîoiis sont du ton deTor^la croix est Jaune ;VherIie est verle ponctuée de jaaiie ponr ngarer les fleurs qui sont gravées sur le métal, les fentes du terrain brunes et le ciel bleu sur fond maté avec vn outil rond.
Règ^e de Charles X. — GoUection Durand, 90.
N» 122 de la Noiicc des émaux, par M. le comte L. de Laborde.
D. i8J^. — Plaque eirculaife.
Fin du XI v« siècle. D. 0,068.
Le Chriit en croix. — Au centre , lo Christ couronné d'épioes, orné du nimbe crucifère » le flanc droit saignant, est attaché par trois clous â la croix, au sommet de laquelle sont gravées les quatre lettres INRI.
A gauche, la Vierge, nimbée, entièrement vêtue de bleu, s'évanouit entre les bras de saint Jean jeune, nimbé, vôtu d'an manteau rouge. Dprriêre trois s'iintf'-^ femmes nimlîées, l'une drnpée de violet, les deux ouIk s visibles seulement par la lète. Les cinq ninil»?s sont verts.
A droite, les Juifs et les soldats au nombre de sept. L'un d'eux, va de dos, présente l'éponge au Chtist. Celui du premier plan, coiffé d un turban blanc, poiUj un cimeterre; Bn autre est armé d'une massue et d'un bouclier. Les costomes bisarresy mais à moitié réels, sont ronges, bleus, vio* lets et verts. Les chairs sont légèrement violacées et la eroix est jaune. Terrain brun , semé de touffes d'herbes vertes : ciel bleu, sur fond maté avec un outil a tête allongée, dans lequel sont réservés et gravés, le soleil et la lune placés au-dessn? des croisillons, et deux an^os à longues robes planant au-dessous, le tout recouvert d'émail bleu.
Règne de Cbaries X. — Collection Durand. N* 123 de la Notice des émaux, par M. le comte L. de Laborde.
D. 183. ^ Flaque reeiar^ulaire en or.
X?« riède, H. 0,062. — L. 0,05*.
Saint Jean-Baptiste prêchant, — A gauche, saint Jean- Baptiste nimbé, debout, à cheveux et à barbn jnuncs, vêtu d'un ample manteau rouge doublé de bleu par-dessus son vêlement de peau jaune. 11 tient de la gauche une bande-
iHAUX TRÀNSLUUDfiS.
rôle qui porte ces mots gravés en capitales gothiques carrées : Ecce agnus Dei. — A droite, trois hommes et deux femmes sont assis à terre et Vécoiiteni. Leur costume se compose d'une ample robe avec un capuchon à collet sur la tète. Les couleurs sont le rouge, le vert, le violet et le bleu.
Au fond, l'Agneau blanc, orné d'un nimbe crucifère vert, tenant la croix de résurrection rouge à pennon blanc. Le sol rocheux, brun et jaune, est planté d'arbres verts, surtout au fond. Les carnations sont du ton de Tor.
Kègne de Charles X. ^ Collection Doraoïl, a9* 122-2679. N* 124 de la Notice des émaax, par M. le comte L* de Laborde,
D. tS4. ^ Plaque circulaire en argent.
XT* siècle» D. 0,0ft9«
La crèche. — Au centre, TEnfant-Jésus couché à terre sur un pan du manteau de la Vierge, la tête ornée d'un nimbe crucifère peu visible, entre la saiiitc Vierge agenouillée, nimbée de violet, vêtue d'uue robe de môme couleur par-dessous un manteau bleu, et saint Joseph, non nimbé, qui s^incline et tient un flambeau (?) à la main. 11 est vêtu d'une robe bleue et d'un manteau violet. L'âne et le bœufy l'un bleu violet, l'autre brun sont couchés sur Therbe, en arrière de la Vierge à rentrée de la cabane en charpente où est la crèche. En dehors d'une palissade en clayonnage brun, on aperçoit trois bergers, un monticule; des arbres, quelques constructions, et le ciel émaillés eu Jaune, en violet» en brun et en vert. Carnations rosées.
Règne de Napoléon UI. Donation Sanvageot. M« 1177 du CaUlogue de la collection Sauvageot, par Bf. A. Seuiay.
D. t8S. — • Plaque rectangulaire en argent.
XV* siècle. H. 0,040. » L. 0,031 .
Saint Jean rÉvangéliste. — Siimi Jean l'Évangéliste jeune, nimbé, pieds nus, est debout, drapé dans un ample mnnteau bleu, bénit de la gauche un calice qu'il tient de la droite et d'où s'échappent trois serpents, allusion à la coupe empoisoiiniie qu'il vida impunément après avoir fait dessus le signe lie la croix. Le, saint est en avanl d'un bois entre quatre arbres qui semblent placés dans des caisses carrées.
BMAUX TBAN$LUCmBS« 79
Les carnations sont do la couleur de Targent légèrement
rosé ; les cheveux, le nimbe et le calice sont jaunes. Les serpents bleu pâle. Les arbres jaunes, verls OU bleu pàie> avec des troAcs rosés. L'herbe est ver(e.
Nota. — Voir le catalogue de l'orfévrcric pour la mouture.
Hègnede Charles X. — Collection Durand, n** tlS&i*i-2651« N*^ 125 de la Notice des émaux, par M. le comte de Laborde*
D. IM. — Fibuk à quatre lobes en argent imaiUé et doré.
ziv* siècle* D.
Au ( t litre, un jeune homme à genoux devant une jeune femme drbout, lui présentant une couronne.
Cirnaiiûus en métal, robe de l'homme violet traoijlucide, c^lle de la femme vert clair. Fond bleu opaque.
Les trois lobes de droite, de gauche et du bas sont contrelobfo de façon à former des champs noirs sur lesquels se détaehent des ciseaux fantastiques*
Bordare en biseau avec cette inscription : annbs dblom- GUYS, en caractères gothiques réservés sur fond uoîr.
Revers doré muni d'une épingle à charnière s^engageant sous un crochet.
Règne de Napoléon III. -^Donation Souvageot.
N*" 3ÛI duCalalo^ue de la coiloclioii Sauvageot, pai .M. A. Sau^ay.
D. 18^. — Plaque circulaire en argent,
XVI* siècle* D. 0,053.
Armoiries, — Deux écussons en fryrme de bouclier à pointe ; le premier d'flrwr aux huit boules crcr, 2, 3, 2 et 1 ; le second , cTazur aux deux dauphins d'or (i/frontés surfnontés de 3 rours d^ engrenage (?) de fnême.Tic9> fleurons symétriques remplissent le champ laisse libre par les éciis.
Fond bleu translucide, fleurons verls et roses. Contreémail blanc verdâtre.
Rrgnc deMapoléou 111, — Donalion Sninncrf^ot. iN" U7S du Catalogue de la collection Sauvagcot, par M. A. S&um •
ÉMAUX TRANSLUCIDES
D. 188* — Plaque circulaire margmt doré.
Armoiries. Un ç^éme ailé, debout, vu de face, s'appuie sur deux écus d'armoiries de formes contournées. Le premier, d'or au cep de vigne de sinoplc fruité d*ozni\ el à la fascp d'azur chargée des trois lettres Fil; le deuxième, d'or à Vantile de moulin d'azur. La date 1594 est inscrite sur deux lignes à droite el à gauche des érus.
Le génie, gravé quaul aux chairs qui sont d'argent, est émaillé de violet sar sa tunique, de vert opaque et de bleu transparant sur ses ailes. Ces mêmes couleurs se retrouven sur les écus et dans le cercle qui les circoDscrit.
Revers non émaillé.
Règne de Napohbn III. — Donation Sauvageot. K« 1170 du Catalogae de ia coltectiou Saavageot, par M. A. Sauzay.
D. t8U. — Plaque circulaire en argent
x?i« déde. D* 0,05S.
Armciries épiscqpales, — Deux écassons à côtés échan* crés soBt placés de chaque côté d'une crosse en pal et au-* dessous d^ne mitre; au pied la date 1596.
Ecusson de gauche, i'm^ent à une sirène vêtue de pourpre,
de face tenant deux poissn7}s affrontes nageant sur une mer df' sivopif f!n chef de gueules à f étoile d'or à six pointes. Ecii^bOn de droite, f|Ht'if/^,sv?n martean (T argent emmnnchê d or en pal sous une étoile à six ]>ni))!rs eufre deux flnirs de lis de mème^ au-dessus d'une montug:ie de smople a trois sommets.
Les émaux soiu le violet rosé, le vert et le bleu translucides, le rouge opaque.
Revers non émaillé.
Règne de Napoléon llï. — Donation Sauvageot. M** 1115 du Catalogue de la coUeaion SauTa(feot, par M. A. Sauzay.
Nota.— Voir nu revers de la Paix delà chopelle du Saint-Esprit, seize plaques en argent doré représentant des grifTons et (\vs dauphin?, dont le corps se termine par des vuiulcs feuiilâgét's en iiiiaux \eit$, bleus, violets et tannés, traoslttcides sur relief. Ces plaques alternent avec des émaux peints Italiens.
79 de la Notice Uu Musée des SouTeraios» par M* H. Barliet de Jouy.
EMAUX BIT RKStLtB SUR VBRBB.
ÉMAUX EN RÉSILLE SUU ^ iilUlE.
Les émaux cloisonnés bysantins furent remplacés, au XVI® siècle» par un produit qui les imite avec un certain bonheur de réussite, mais qui semble sorti d*un atelier particulier plutôt que d'un centre industriel important. Les pièces, en effet, dont nous parlons, et qui ont reçu le nom d'émaux en résille sur verre, présentent toutes le même caractère de décoration , et semblent inspirées par les estampes d*£tienne De Laulne.
Elles sont formées par des bouquets symétriques do feuillaf^cs composés où perchent des oiseaux, h' tout s'enlève en couleur transparente cloisonnée par un liiet d'or sur un fond également transparent, vert ou pourpre, et parfois lileu.
Ces pièees nous semblent faites ainsi.
Sur une plaque en cristal blanc factice, on nr lirait rorn(Mnenl en avant soin d>n maintenir les \n)\ d> mcliiiés en dedans, de façon à faire la cavité plus lar.i^e au fond ({ii'à rouverlurc\ Puis on y couchait une feuille (l'or qui déliordait et formait ainsi une pdile caisse parfois gninochée au fond, où l'émail rt:iii déposé, puis fondu et fixé au feu à une lempéiaiure inférieure à celle de la fusion du cristal.
La pièce convenablement polie, de façon à égaliser toute la surface, était montée sur une feuille de paillon, pourpre ou verte, qui colorait le cristal par transparence, sans altérer en rien les émaux cloisonnés dans leur caisse opaque en or.
La plaque n"" D. 190, destinée sans doute à garnir le revers d'un miroir de ceinture, est un ciiarmant spécimen de ce genre d'émaillerie, ainsi qu'une botte do montre, cataloguée avec l'orfèvrerie, dont le fond bleu est semi*opaque et coloré dans la masse.
82 ÉMAUX V&MTi£NS.
D. tî>0. — Plaqua ovale,
xm* siMe. H. 0,0a2. — L. 0,000.
Au centre, une tige de lis à trois branches sur une ti^e de pensée et entourée de branches de rosier et de marguerite simétriquement disposées de chaque côté de Taxe.
Âu-dessus s'étend une bandeiole avec cette légende :