ÉMAUX PEINTS LIMOUSINS
D. SOI. — Médaillon circulaire^ monté en cuivre doré.
Fin (lu xv« Siccle. 0,0G8.
Jehan Fouqnrt. — Portrait d'homme, de trois-quarts à , gauche, coiffe d'une calotte par-dessus des cheveux ths, et vôlu d'une robe à collet droit, dont les manches sont à ma-
hoires. Autour de la tôle on lit Tinscription : ioiies fovqvet, % en carnctères romains pour le corps de l'inscription et en lettres oncialcs ornées pour les ijiiti;iîes. — Camayeu d'or à deux couches : une première, qui est grise, forme les demiteintes. Les ombres sont produites par enlevage, les lumières par des hachures d or vif appliquées presque toutes verticalement. Fond noir.
Revers invisible.
Ce portrait passe pour être celai de Jehan Fouquet, peintre du roi Louis II. ^
Rî;gne de iNapoléon lU. — Boaué par M. le vicomte de Jauzé. *
Publié dans le* Portraits inédits d'artistes ^ par M, le marquis P. de Chenncvières, et en foc simile dans POEmre de Jehan Fmcquei par M. Curmer.
Jlfoniraeriil*
L'existence de Monvaerni, dont la signature se trouvait sur un triptyque de la collection Didier Petit, a été longtemps mise en doute; mais cette même signature que nous ayons relevée sur deux émaux d*une facture et d'un caractère identiques, et la comparaison de ces émaux avec d'autres pièces de môme physionomie nous permettent de constater la personnalité d'un émailleur français, car le mot <f j'enrage » se lit sur le culiel du justaucorps dont est revêtu le diable dans Témail de la collcclion Didier Petit (Ij. Il vivait sans doute à Limoges, au milieu du xv*^ siècle.
C'est sur une plaque en émail représentant une
(i) Didier Petit, Nottcetiur le erueifixei êwtei émaux et imaitleun
de Limo'jcs. En iûtc du Catalogue de la cnlleetimt {d'oîjeiê d^art d» Èl, Didier Petit. Lyon, 1843, p. xxiii, etu" 123.
ÉMÀUX PEINTS.
Piiii, mi%e en vente avec le cabinet de M. Tonda, à
rhôlel Drouot, en 1865, que nous avons relevé la première signature de Monvaerni. La similitude absolue entre ce sujet, le style et la facturedecel émail avec un aulre que possède M. Gcrmeau (1), nous a fait cliercher el rot rou ver su r ce cl e r I li e r la même signature, monVaer, mais iiicomplèle. Quatre petites plaques, qui appartiennent aussi à M. Germoao (2) retraçant la légende de sainte Valérie, sainie limousine, nous foiil croire que cetémailleur était de Limoges.
Monvaerni appartient à cette période de Tart français, qui semble s'élre complu dans le laid et dans la maigrerir, comme s'il avait voulu nous conserver le souvenir des longues soulïranres qui aliligèrent notre malheureux pays pendant le long règne de Charles VI et les commencements de celui de Charles VIL
Les personnages sont, en outre, vêtus, soit de costumes réels, soit de ces amples draperies à plis cassés qui semblent avoir été inaugurées par Tari allemand.
Monvaerni dessine ses sujets sur fond blanc, et les revêt de glacis en émaux translucides; ses carnations étant d'un blanc gris-perle particulier et modelées par empâtements. Mais les draperies blanches dont il revêt certains personnages sont remarquables par des empâtemeots considérables qui se relèvent en bosse entre les traits noirs qui marquent les plis. Des fleurettes en or, semées sur ces draperies, les agrémentent.
En SOU) me, il existe une gi-ande analouie entre les émaux de Monvaerni et les vitraux du xv*" siècle, et comme nous ci oyons que cet émailleur a précédé Nar- ^ou Pénicaud, il ne serait point impossible qu'il lut nu des créateurs de 1 émaillcrie peinte à Limoges.
^] ^• 2390 ilu Calaloijue iJu Musée rélt ospcrtif (!o 1865. (2} M 2^ du Catalogue du liusAc rétro»p<îCli( de 1S65.
ÉMAUX PSINTS.
ÉGOLB DE MONVÀBRNI.
D. MM. — Plaque rectangulaire en cuivre.
Comnienceitîcnt du xvi« siùcle. H. 0,245. — L. 0,200.
Le mariage de la Vierge. — Au cenlre, le grand-prêtre debout devant un autoî do style oî::!vnî accompagné des deux statues de Moïse et d'Aaron. La sainte Vierge à droite, coifTée d'un voile relevé, en rol)e juste et en manteau, donne la main à saint Joseph placé à ^rauche. Trois femmes sont placées derrière la Vierge. La première porte une résille emprisomiaiit ses cheveux relevés sur la tète, un voile plissé agrafé sur le front, une robe à corsage carré, ajustée «Tee une ceinture haute et des manches larges.
Derrière saint Joseph, trois hommes, y compris Facolyte. Vun est coiffé d'on bonnet à plames, d'une tunique dégageant le cou, d'un ample pardessus sans collet, et chaussé de souliers découverts, larges du bout et retenus par uno bride.
Sujet df'ssiné et légèrement ombré sur fond blanc et recouvert d émaux translucides bleus, violets et verts. Le soi est bleu turquoise appliqué sur le métal.
Carnations en émail blanc rosé sur préparation grise redessinées en noir.
I\&gnc de Napoléon III. — Oonadon Sauvageot. N<> IIU du Cauio^ue <te la CoUecUoa âau?ageot, par M. A. Saasay.
^OTA. — Voir pour le cadre qui entourait cet émail dans la collection Saufageot le n* B« 2A9 de la iVolt'ca det Bois teulplés, e(c., par M. A. Sausay,
LES pËracAua
Eiéonard (IVardon) Pénicaiid.
Un titre retrouvé dans les archives de Limocros, et une signature déchilïrée sur un émail du Musce de
ÉMAUX PKIMTS.
rHôtel-de-Chmy, ont fait connaître le nom du chef
d une famille d cniailleurs qui a jeté un grand éclat dès avant le xvi*' siècle, et pendant une grande partie de ce siècle lui-même, sur la fabrique de Limoges.
Cet artiste est Léonard Péiuraud ou Nardon Pénicaud, comme on disait en patois limousin, et c'est à lui qu'il faut atîribuer ce qu'il y a de plus parfait parmi les émaux peints de style encore archaïque.
En 1495, il constituait une rente en faveur de la «Confrérie des pauvres à veslir, » et, comme pour disposer ainsi de son avoir il lui fallait être majeur, comme, de plus, la majorité n'était atteinte, dans l ancien droit coutumier, qu'à l'Age de vingt-cinq ans, Nardon Pénicaud ne pouvait être né postérieurement ^ à l'année 1470 (1).
Aussi était-il déjà un artiste fait en 1503, à Paurore du xv!*" siècle, comme le prouve l'émail uu Musée de IHôtel de Cluny, guMl a ainsi signé et daté à la suite d'une longue inscription en beaux caractères gothiques .
NARDON PENICAUD DE LIMOG(iA) n(OC) f(eCIT) (piuMA) DIE APL[APRILIS] xmO MIL»o V<ï TERCIO.
tu
tai^.MoiiKr!)i)t^|
En 1511, il Atalt nommé centenier pour 1 élection
(1) Maurice Ardart , EmaiUeurs limuuiins. Les Piiiicaud, 32 pages iii-8«. Limoges, 1858«
iÛÛ
ÉMAUX PEINTS
des deux consuls, et deux années apr^s, en 1513, il était nommé consul lui-même, ce qui montre Timporlance qu'il avait acquise.
Divers actes le mentionnent en 1535, 1537 et 1539, à cause des maisons qa'iL i)ossédait à Limoges. Â cette dernière date, il ne pouvait avoir moins de soixante* • neuf ans. Quant à l'époque de sa mort, elle est inconnue, ainsi que la date précise de sa naissance.
Si Nardon Pénicaud, par son éducation et par ses habitudes de4ravail, appartenait à Part français et encore gothique du xv® siècle, il dut, pendant ses dernières années de labeur au siècle suivant, subir quelque peu rinfluence que Tart italien exerçait en France , surtout par l'entremise de l'Allemagne et des Flandres, dont les gravures arrivaient à Limoges. De là doit résulter, sous l'uniformité des procédés, un certain caractère mixte dans son œuvre, et la diniculté de classer sous un même nom des émaux tout à fait i-otbiques par le dessin et le détail à côlé d'autres qui appartiennent à une certaine renaissance, et parle dessin et surtout par le détail.
Tous les émaux que l'on peutcertaincmon! atlril.uer à Nardon Penican l. d'après leur resscmbiance avec celui du Musée de 1 Hôtel de Cluny, sont exécutés par apprêt sur fond blanc, c"est-à-dii e que les traits principaux du dessin sont largement appliqués au pinceau en bistre, sur le fond blanc, excepté pour les bleus turquoises et pour les carnations. Les premiers sont appliqués avant les traits du dessin; les secondes sont modelées en blanc sur un fond violet bleuâtre, qui donne à toutes les carnations des émaux de Nardon Pénicaud un ton caractéristique et facile à reconnaître* Parfois un trait en bistre noir opaque donne plus de force aux contours dans Tombre. Des émaux translucides recouvrent le fond, sur lesquels des rehauts d'or sont apidiqués au pinceau avec une grande habileté, et souvent avec une grande abondance, aûn d'accentuer les lumières.
Souvent les orfrois des costumes et Tarchitecture sont semés de paillons imitant les pierreries.
LEONARD (NàBDON) PiNlGAUD.
iOi
Ce sont siirtoiil des triptyques religieux qui sont
sortis de l aif lier de Nardon Pénicaud, dont les compositions inuiilrent souvenl un ^^rand ciiarme et dénotent un artiste très-habile.
Les revers de ses émaux, toiijoui s très-épais et opaques, ou cachés sous la monture des triptyques, ne nous ont point encore permis de découvrir si Léonard Péiiicaad frappa le cuivre de ses plaques d'un poinçon quenoiis retrouverons plus tard en possession de sa descendance*
D. toa. — Plaque circulaire.
ZT* siècle. D. 0,23O,
Le ronronnement de la Vierge, — Le Christ assis à droite dans un fauteuil, coifTé de la tiarn à triple couronne, la tète ornée d'un nimbe uni, le nimbe et la tiare étant bruns tous deux, pose de la droite la couronne sur la lete de la Vierge, et tient de la gauche snr ses î^n'noux le globe surmonté de la croix. 11 est vêtu d'une ample robe bleue qui laisse voir une aube blatichesur la poitrine, d une élole violette posée en sautoir de droite à gauche, et d'une chape violette doublée de Tert, retenue par une agrafe â quatre lobes, et cbaussé. Des paillons bleus, ylolets et verts > imitant les pierres précieuses , garnissent le nimbe, la tiare, le globe, les chaussures et la bordure de la chape qui porte sur le galon inférieur, qui est brun, cette inscription en capitales g^othiques tracées en or : ins. rex regum et drus domi- M s ALTEM AVE MA. De plus lô monogrammo lUS eu Capitales gothiques est tracé en or.
î.a Vierge ninibct', assise, les mains jointes, les cheveux tombant sur les épaules, est vêtue d'une robe violette a parements vert-*, dégageant le haut de la poitrine, d'un man- Uvdu. bleu doublé de verl et chaussée. Des paillons décorent la couronnei le nimbe, le bord du manteau et les cbaus^ sures. Le monogramme MA est traeé eu or sur le manteau. Les fauteuils a dossier, ornés de boules à rextrémité de leurs montants, sont bruns et chargés de paillons imitant les pierreries.
Le fond est bleu constellé d'or. Une bordure en émail
BMAUX PBINTS.
blanc porte cette inscription tracée en capitales onciales
noires, renflées au milieu, dont n nis rétablissons les abréviations : GLORIA ET HONORE EXALTACIONE SINGULARISQUE GHAGllS DOMINUS IHS QUI EST PATER ET FILIVS QUE SPIRITVS SANCTVS, NON DINVSUS SET (diviSUS SCd) SOLUS OPTIMUS DEUS, CORON AVIT SVAM DILECTISSIMAM MATIUAM, REGINAM ATQVL IMPERATRICEM SUI INFINITI REGNI CELORVM ; ET SEDET AD DESTERAM SUAM QVE CYM EO ViVIi ET RCGNAT.
Sajet dessiné et ombré en noir sur fond eu émail blanc recouvert d'émaux translacides.
Carnations en émail semi-translucide blanc saumonné» éclairé de blanc et ombré de rouge, les contours et les traits redessinés en noir opaque.
Rehauts d'or presque partout disparus.
Contre-émail vert saie opaque par-dessus une première couctie noire.
Ancien fonds, rt* 53.
^° 163 de la l^oUcc des émaux, par M. le comte L. de Laborde.
D. «04 à «06. — Triptyque.
Commencement du xvi« siècle. Plaque centrale. — H. 0,280. — L. 0,1/15.— Plaques latérales,— H. 0,280. — L. 0,120,
La Crucifixion, entre le Portement de croix ^ la Descente de rroix.—VdiniG centrale : la Crud/îa?ïon.— Jésus-Christ, sans nimbe, couronné d'épines, attaché par trois clous à une croix en T et sans escabeau, les reins recouverts d'une étroite draperie à bouts flottants.
Le bon larron, à sa droite , nu, les membres rompus, est lié à une croix qui passe sous ses aiselles. Un auge prend sou àrae. Le mauvais larron est lié de même à sa gauche. Un diable s'empare de son âme.
La Hagdeleine, coiffée d'un turban, e^i à genoux aux pied de la croix qu'elle tient embrassée.
A gauche (droite du Christ) , la sainte Vierge, nimbée, se tient debout en avant de trois saintes femmes également nimbées, et de deux Juifs. A droite, les soldats; les trois premiers à cheval , les autres en nombre considérable et à pied. Au premier plan, l'un des cavaliers est vu de dos et monté sur un cheval blanc qui présente sa croupe. Sur le caparaçon du second, l'inscription en lettres d'or ave mar.
Le solJatplacé au centre, derrièr© In Mnilelc ine, porte une laiice et uu bouclier à figure humaine barbue. Fond de
LEONARD (liARDOI^J PËNICAUD
ville et eieU Des ossements sont disséminés sur le sol qui est couleur d'herbe.
Volet de gauche. Le Portement de crêix. Le Christ couroiiDii d'épines, non nimbé, vêtu d'une robe violette, porte la croix, et marche fers la droite. Les saintes femmes nimbées b suivent. Des soldats raccompagnent, le premier yètu d'nne armure complète appuie sa main sur la croix et porte cette inscription au bas du tabar qui recouvre son armure : BOBER LE6RAM ivisM (Robcrt le grand Juif?).
Volet de droite. La Descente de croix. Un Juif» monté sur une échelle derrière la croix, soutient dans ses bras le corps de Jésus non nimbé, décloué; Joseph d'Arimathie, debout, soutient les jambes. La Vierge et une sainte femme, nimbées, sont à genoux du côté opposé. Joseph d'ArimathIe est vêtu d'un justaucorps vert turquoise par dessus une tuniqueviolette à collet bleu, dont une bnnde est vibible sur In poitrine et sur le bas- ventre, places où est tracée l'insci i pilon : îA^ETiBu-oRiMATEA (Joseph d'Arimatliic). Sur le h;iut de Ses bottes violettes qui recouvrent des bas de chausses bruns, on a tracé celle seconde inscription : ave maria chacia p. Sur le sol couleur d'herbe sont répandus des ossements.
Le dessin est largement tracé et sommairement ombré, en bistre sur un fond blanc et bleu turquoise pour quelques détails par-dessus lequel sont appliqués les émaux translucides bleus, verts, violets, bruns, de deux tons, et éclairés par des rehauts d'or. Le bleu turquoise est recouvert par une glaçure incolore.
Les chairs en bbnc saumonn*- s(»nt modelées par rehauts de blanc, certaines parties par enievage; les traits accentués en noir dans les ombres.
Plaque trés-cintrée, métal épais, contre-émail brun noir.
Régne de Napoléon UL — Donation Sauvageot. N« 1116 du Caudogue de la CoUeclton Saavageot, par M. A. Saazay.
D. ^07 à — Triptyque formé de trois plaques rectangulaires, encadrées dans me moulure en cuivre doré, tymée de feuilles soudées aux deux
extrémités d'une même tige et fixées de place en place. Le tout dans une monture en bois doré, re^
i(A ËMÂUX P&IKTS.
couverte par places de feuilles de parchemin ornées de peintures et promnant d'un manuscrit.
x?o Siècle. Plcque centrale. ~ H. o,203.— L. 0,167.
— Volets. — II. 0,203.— L. 0,067.
La PUié, entre saint Pierre et saint PaMi.— rarlie centrale: la Pitié. ^ Le Christ nu , non nimbé, sanglant, les reins ceints d'ane courte draperie, est couché sur les genoux de la Vierge, nimbée, qui le contemple les bras croisés. Sainte
Madeleine, nimbée, tenant un vase de parfums, s'incline et baise la main gauche du Christ; tandis que du cété opposé, saint J»^an, nimbé, lui enlève la couronna d'épines.
En arriére, une draperie constellée de paillons imitant Îp;^ pierreries s'accrocho à deux colonnes qui supporlcnt une arcature basse à |i iideniifs, en style gothique de la ûn du xv-' siècle, et qui précède un édifice voûté.
Quatre anges, non nimbés, deux à droite, deux à gauche, volent en arrière de la draperie. Le sol est couvert d'un pavage orné .
' Volet de gauche. Saint Pierre debout, ninabé, pieds nus, vêtu d'une robe et d'un manteau, tient les clefs et un livre sous le bras, en avant d'une arcade piécédant un édifice et tendue d'une draperie.
Volet de droite. Saint Paul, nimbé, pieds nus, vêtu de même, tient Tépée et le livre ouvert. Même fond. Sujet dessiné .et modelé par hachures noires sur un fond
Sénéral blanc, puis recouvert d'émail translucide éclairé *or en grande partie enlevé.
Les chairs pré})arées en émail violet semi-opaque ont été modelées en émail blanc rosé, certains traits étant dessinés par Tenlevage, d'autres ayant été réservés ; les accents d'ombre
étant poses au pinceau en émail noir.
Les costumes sont violets, verts ou bleus. L'archilerture est violelte, verte et brune avec les fonds bleus. Les pavages verts et violets de deux tons. Les courtines bleues à paillons verts , bleus et violets avec quelques touches blanches ponctuées de rouge.
Cuntifâ-émail invisible.
n^giic rte Louis-Phtlippi', ii* 2ûG bis. K«« 150 à 161 de la Notice des émaux, par M. le comte L* de Laborâe.
LÉONARD (NARDON) PéNlGAUD. iOS
D. tlO. — Plaque rectangulaire.
Ffn da XT« siècle. H. 0,194. — L. 0,174.
Le Couronnement de la Vierge. La Crucifixion, — La Pitié. — Ln scéL*^ principale csl encadrée (l;ins une bordure cintrée dii haut, formf^e d'une banderole eui uulée en spirale, etd'iiii lubua orne de roses et de rosaces. De chaque càlA monte une colonne composée partie d'une torsade, partie d'on imbrication de feuilles supportant une frise où sont représentés ; à gauche, la Crucifixion : le Christ est en croix eatre la Vierge et saint Jean : à droite, la Pitié : le Christ mort est sur les genoux de la Vierge, soutenu par saint Jean ella Madeleine. Les deux sujets sont s('parés par un médaillon eentral où est représenté saint Michel ieiraesant le dragon.
Le Couronnement de la Vierge.
Dieu le Père, vieux, barbu, coiffé de la tiare, nimbé, vêtu d'une robe turquoise et d'une chape violette, assis à Textrémité d'un banc, bf^nit la Vierge et tient de la tranche les Tîibîes de la loi appuyées sur ses genoux, porfniil celte inscriplion : les dis coman. A Taulre extit'aiile, .lesus-Christ, couronné d'épines, à nimbe crucifère, tenai.l de la gauche la croix de résuiicction , la droite ouverte devant lui, le torse nu, couvert d'un manteau violet double de vert sur les épaules et sur les jambes. Entre eux plane le Saint- Esprit. La Vierge, nimbée» est en avant, agenouillée de face» les mains jointes, sur le marchepied du trône. Elle a lescheveux pendants, porte une guimpe sous sa robe brune, dégageant la poitrine et ajustée à la taille et un 'manteau bleu. Dix anges, non nimbés, volent autour du groupe principal» sur un fond bleu étoile d'or.
Le sujet est largement dessiné sur un fvind général d'émail blanc et d'émail bleu turquoise opaque pour certains costumes. Les carnations en violet semi-opaque, éc airécs de blanc et acceuiuees en noir dans les ombies, certains traits éUint simplement enlevés.
Les bleus, les verts, les violets et les Lruus étant transparents sont appliqués par-dessus le dessin ; une glaçure incolore recouvre les parties en bleu turquoise. Les lumières sont appliquées en or.
Mêmes couleurs pour les scènes secondaires et pour les ornements.
Contre^mail gris cendré» inégal.
N* 102 de la Notice îles émaux, par M. le comte L. de Lal»oiile«
ËMAUX PEINTS.
JTeaii I Pénieaad.
L'ordre de la descendance de Kardon P( nicaiid est asîîcz dillirile à déterminer à caur^e du même prénom de Jean qu'ont rcrn trois de ses iriomlirps, presque contemporains tous trois, et tons Iruis émaillours.
Le plus ancien des Jean Pénicaud devait être plutôt le frère on le neveu de Nardon (pie son fils. En effet, il constituait une rente sur l'un de ses immeubles, en 1510, ce qui, le faisant âgé de vingt-cinq ans au moins, indique qu'il ne pouvait être né postérieurement à l'année 1485. Or Nardon n'avait pas moins de quinze ans à cette époque^mais ne pouvait avoir guère plus de vingt ans.
En 1534 et 1537, des sentences sont rendues contre a Jehan Penicaud Talné, » (1) qui est sans doute notre émailleur, que des actes de cette même année 1537 et de 1543 désignent comme propriétaire d'une vigne et d'une maison.
Enfin, de 1557 à 1561, on trouve un Jeban Penicaud payant, conjointement avec sa fllle Narde, une rente assise sur une maison, ce qui le ferait au moins âgé de soixante-seize ans à celte époque. Aussi croyons-nous que ce document se rapporte à Jean IL
Mais aucune des maisonsvisées dans ces actes n'étant les mêmes ([ue celles que désianeui les contrats relatifs à Nardon, nous ne pensons point que Jean ait hérité de celui-ci. Nouvelle preuve qu'il n'élait jiointson fils.
Aucun des émaux de ce Jean Pénicaud ne porte de date; tout ce que Ton sait, rest qu une FlageUalion, qui es{ passée de la collection Soltykofï dans le cabinet de M. le duc de Cambacérès, ayant été exécutée d après un dessin d'Al})rech Durer, fait en 1511 et gravé en 1512, ne peut être antérieure à cetle époque.
Dans cetle œuvre, Jehan I suit les errements du chef de la lamilLe, tant dans la facture que dans le ton général
(U Maurice iUDA^T, les Penicaud,
IBAÏC I PÂHICAUP. i07
de l'émail, si ce n'est que toute la composition, les carnations exceptées, est préparée ^ enbislre sur le métal lui-même. TflHMMF^: 'Pî^Mf Sans la signature, il serait diffi- iwn/iyj£^,i -nu
cile de ne point confondre les t "KM'7\i produits des deux ateliers qui v fc''furent contemporains pendant un assez grand nombre d'années.
Mais Jehan Pénicaud nous semble avoir modiflé sa manière et être entré, vers la fin de sa carrière, dan$ la Toie plus sayanle où d'autres artistes raccompagnèrent ou le suivirent.
Nous aurons pour base d'apprécialion deux émaux de la collection Czartoriski. T/un, qui est circulaire, représente saint LTunaiil, diacre, qui délivre de ses entraves un prisonnier agenouillé devant lui : plaque signée 1. P., mais à contre-émail opaijue; l'autre, qui est carrée, représente la Viertro allaitant TEnfant- Jésus (1). Celle-ci est sans signature, mais frappée dans le métal, au fevers, du poinçon adopté, croyonsnous, par Léonard Pénicaud, mais invisible sur ses émaux, à cause du contre- émail opaque qui' en couvi'o le revers, et conservé par les émailleurs de sa famille.
Ces deux émaux sont des grisailles à fond noir, dessinées par enlevage avec une certaine maladresse, trèssimplement modelées, d'un ton un peu froid, mais remarquables par un certain frottis de l'émail blanc dans les ombres, et par un soin tout particulier à dessiner les yeux et à indiquer leur paupière supérieure.
Ces caractères se retrouvent sur un magnifique émail de la collection de M. le baron J. de Rothschild [2], représentant un empereur d'ÂUemagne en prière, frappé trois fois du poinçon des Pénicaud, et sur une Ascenrim appartenant à M. Gatteaux, membre de Tlnslilut, également frappée du même poinçon au revers (3) .
(1) N*"* 211 et 200 de la salle polonaise. Musée rétrospectif de 1865.
(2) N<>2ûl8 du Catalogue du Musée rétrospectif de 1865. (5) N* 2419 du Catalogue du Musée rétrospectif de &865.
ÉMkJJX PEINTS.
Ce dernier éraail, renfermant des figures nues d'assez grandes dimensions, montre beaucoup d'incertitude dans la mise en pratique, par Jehan I Pénicaud, des procédés du modelé des carnations par superposition de couches d'émail blanc. Il montre, en outre, ce système particulier de frottis que nous venons de signaler. De plus, les costumes et les fonds sont pour la plupart en émaux translucides appliquëssur le métal lui-même, comme dans la plaque appartenant à H. le duc de Gambacérës.Un pourpre, d'une intensité et d'un éclat remarquables, semble appartenir spécialement à cet atelier.
A cause de plusieurs des caractères que nous venons d'énoncer, nous croyons devoir attribuer i\ Jeiian I Pénicaud, ou du moins à son atelier, les uuiiieios qui suivent.
D. t i . — Plaque carrée,
Gommenccmeut da xvF siècle. Il, OyiU5, — L. 0,125.
La Vierge dotUaureuse, — La Vierge en buste, nimbée, les maintes jointes, pleurant, vêtue dme robe violette et
d^un manteau bleu couvrant sa tête par^dessus un voile.
Un glaive lui perce le côté ; nne étoile d'or sur ?on épaule gauclie. Fond noir, senié de pleurs d'or, portant les lettres M. A enlacées d ^i\\\che, et lalellre m à droite.
Trait noir par enleva^fe sur fond blanc, recouvert d'émaux transliicides, excepté pour les blancs qui sont semi-opaques et modelés p.ir empâtements. Carnations sa liHionnt'es.
Contre-émail incolore nuageux passant au ruu^^e à cause du bioxyde do cuivre sous-jacent.
ntgnc de Charles X. — Collection Durand, n"» 105-2622. JN*' 2D3 (le la Kotice des émaux, par M. le couiic h, de i^bordc.
D. Zfit. — Plaque rectangulaire.
ComiDonroment ilii xvi^ sRicle. U. 0,127. •— L. 0,102.
Le Christ en croix — Le Christ comoûtiè d épines, à nimbe radié, attaché par trois clous à la croix d<;nl la Magdeleine, portant un nimbe ovale, embrasse le pied.
IBAN II FÉNIOÀUD OU PÉNIGAUD JBUNB'. 109
A droittî de la croix se tiennent la sainte Vierge, saint Jean, nimbes, ainsi que les saintes femmes. A gauche sont les soldats à cheval.
Grisaille légèrement colorée. Trait et premier modelé par enleyage. Glacis saumonné sur les chairs, bleu violet ou vert dans les coslumes et sar rarebiteciare. Rebaats d'or.
Revers Iranslacide*
Règne de Chorles X. — (jollectîon Durand, ir * 108-2632. 294 de la Notice des émaux, par M. le comte L. de Laborde.
D. — Flaque rectangulaire.
Commencenient du xn* siècle. H. 0,127. — L. 0,102.
Piéla. — Au centre, la Vierge nimbée, assise, tenant sur ses genoux Jrsusmort. A gauche, saint Jean, nimbé, enlève la couronne; du Christ. Adroite, une sainte femme, nimbée, apporte uu vase de parfums. Au fond, le Caivaue.
Grisaille rehaussée de couleur.
Même fabrication q\ie le numéro précédent.
Revers incolore.
Règne deCbarles X. GoUectioa I>iirand. n»* iOS-2ô31. N* 295 de la Notice des étBaux, par H. le comte U de Laborde.
4eaii 11 Pénlcand on Péniisaud jeune*
Il est permis de supposer que 1 ïmailleur qui a signé plusieurs de ses émaux dunom de Pénigaudi us junior, et qui les a datés du second tiers du xvi^ siècle, était plutôt le neveu que le frère de Jean Pénicaud Tancien.
En effet, si c'est lui que concerne un acte de 1588 qui constate la mort d'un Jean Pénicaud, en lui donnant pour héritiers deux fils, Jean et Antoine ; si, de plus, on lui rapporte un autre acte de 1610 qui, visant une des maisons que nous savons avoir appartenu jadis i Nardon, mentionne que cette maison « a été à Jehan
liO EMAUX PEINTS.
Pénicaiid, esmailleiir ; )> si, enfin, on allribuc au Jean» l'un des lils de celui-ci, le payement, de Tannée 1584 à l'année 1613, de la renie assise sur ladite maison « à cause des pauvres à vesiir>) , nous pourrons présumer que cet émailleur était Jean 11 et lils de Nardon.
Ce serait lui alors qui, de 1557 à 1561, aurait payé une rente assise sur une autre maison, avec sa fille Narde, à laquelle il aurait donné le nom de hnptème de son grand-père, suivaut uû usage assez ordinaire à Limoges.
Ce serait encore lui qui, en 1571, aurait partagé avec Léonard Limosin les honneurs du consulat.
Toutes ces dates concorderaient assez facilement avec ceî!c3 que l'on trouve Inscrites sur les émaux qu'il a signés, et avec le style de son dessin, qui appartient bien franchement à la renaissance, mais non à Técole de Fontainebleau.
Nous connaissons, pour les avoir vus, deux émaux signés par lui en toutes lettres : Tun, qui a fait jadis partie de la collection d'Horace Walpole, et que le duc d'Hamilton avait exposé à Londres en 1862 [11, est une coupe qui représente une scène de la vie de Samson, et qui est signée : iohannes penicavdi ivmor, 1539; Taulre, qui appartient à M. le bai un A. de Piothschild, est une [daque l eclaiigulairc frappée, au revers, du poinçon de la lamllle, et représentant une scène de la vie dé saint Martial, apotre de Limoges; elle est signée : lOHANNES M. F. PENiCAYDivs IV, saus date, inscription qu'il faut lire ; « Johaunes me fecit Penicaudius junior. » (2)
D'un antre côté, le château de Bloinheim possède quatre éjuaux représentant les personniticalions des quatre vertus, dont deux sont signées : lA pei^igavd iur^iO!\, et les deux auli'es p. i.
Il faut donc attrilnier h Jean il Pénicaud les émaux marqués du monogramme?. L, qui signifie a Pénicaud
(1) 1(^79 da Catalogue. , . on Loan.
(2) N« 2425 da Catalogue du Musée rétrospectif de 1865.
JEAN II PËNICAUD OU PËNICAUD JEUr<£.
innior, » et que nous trouvons, avec la date 1534, sur le portrait du pape Clément VII, donné au Musée par Sauvageot (n" D. 216) ; une figure à mi-rorps, représentant VEspérance, qui fait partie pcul.-cMro de la siiiie da château de Bleinlieim, et qui est c\posé au Krilish- Museiini; un Christ au tombeau^ apparlenanl à M. T. Gambier Parry (1), et une Vierge avec l'Enfanl-Jésus, appartenant à M . Damour (2), avec le poinçon au revers.
Le style et la facture de ces émauK signés nous permet de constater que le Jean II Pénicaud, dont il s'agit, a pu signer parfois ses œuvres du monogramme î. P. C'est celui que Ton voit sur une Crucifixion, daln Mo 1512(3;, à M. Gatteaux.de l'Institut; sur un magnilique portrait de Luther, âgé de quaranle-hiiit ans, d'après Hol bei n , po i n c o n n o a u r e vers , a pp a r l e n a n t à M . 1 e ba ro n James de Rothschild (4) ; et, enlia,sur le Combat de cavalerie du Louvre, n'' D. 214.
Si maintenant nous rapprochons les dates relevées sur les émaax de Jean II, nous trouvons que sa période (ie plus grande activité ne dépasse pas le milieu du xvi« siècle.
Après 1531, le portrait de Luther, âgé dequarantehuil ans.
1534, le portrait de Clément VII, du Louvre. 1539, la Coupe, de Horace Walpole.
1541, FEspérance, du British-Museam.
1542, la Crucifixion, de H. Gatteaux.
1544, une suite de la légende de saint Martial, citée
par M. Maurice Ardant, dont une réplique, si ce n'est point la même suite, est formée de quatre plaques appartenant à MM. A. et J. de Rolhschid et à M. Germeau.
Dans tous ces émaux, les têtes sont un peu lourdes, piii iois un peu vieilles, dessinées avec soin dans tous
(1) N* 1677 du Catalogue. . • C|| Loam
(2) N* 3428 da Catalogue du Musée rétrospectif de !M5.
242$ du Catalogue du Muaée rétrospectifde iSe5. • {k} 2m du Catalogue du Musée rétrospectifde 1805.
ÉJHikUX PBIIVTS.
leurs détails, dans les ymx surloul, qui sont sècliemont enchâssés sous les paupières. Les carnations, exécutées par le procédé ordinaire de la grisaille, sur fond noir, se lient moins à ce fond que chez les autres émailleurs,
f ar suite d'un détail qui nous semble particulier à ean II Pénicaud.
Comme nous l'avons expliqué pt|us haut (page 90), les émailleurs en grisaille du xvi® siècle dessinent leur sujet par enlevage sur une couche mince d'émail blanc, encore cru , étendue sur un fond d'émail noir ou bleu déjà passé au te% de telle sorte que les traits de contour et des hachures du premier modelé apparaissent de la couleur du fond. Afin de donner plus de douceur à son modelé, Jean II Pénicaud ou étend à la place de ses fip:uresune première couche mince d'émail blanc, qu'il fait cuire et qui lui sert de fond pour la préparation de SCS ligures, ou bien il étend cette roiiche même sur toiiles les ri<;ures, après que la préparation a été passée au feu. Toujours est-il que le fond des traits et des hachures de ses émaux est, non pas noir, mais d'un gris transparent qui ne participe en rien du fond général (n° D. 214).
Dans les sujets qu i comportent un assez gi aud nombre de figures, ce procédé n est employé que pour celles des premiers plans, car dans celles du fond les rehauts blancs se lient avec les dessous noirs et s'y fondent, avec ce charme d'opposition qui rend si remarquables les œuvres d'un autre éniaillour de la même famille.
Sur ses pièces ainsi préparées, Jean II Pénicaud étend parfois de légers glacis d'émaux translucides bleus, verts et pourpres, qui achèvent de leur donner un aspect tout particulier.
pomme Pénicaud l'ancien, il frappe les plaques de cuivre du poinçon de la famille, ce qui semblerait
{trouver que tous les Pénicaud )p travaiilaienidans e même atelier, bien que le poinçon suivant gJ2S attribué, par M . le marquis L. de Laborde, Jl^ à Pénicaud le Vieux, qui aurait ainsi joint on V au poinçon de la famille, pour se distinguer de son Ûls ou de son neveu.
JEAN II P1ÎNIGAUD OU PÉNICAUD JEIWE. 113
M.Maurice Ardant attribue, de son côté, celte marque à Pierre Viger, dit Galet, émailleur, époux de Val6rie Limosin, et qui vivait ea 1528 et en 1535.
D. S14. -—.Flaque rectangulaire à angles abattus.
Combat de cavaliers. — Au centre, un cavalier vu de dos te nant un grand étendard où sont inscrites les deux lettres I.P; un second cavalier frappant de sa lance uû guerrier renverse à terre. A gauche, un guerrier debout portcinl one tête, et trois cavaliers. A droite, un homme et un cheval renrersés à terre et an cavalier galopant an fond.
Dans le bas, une frise d'ornements dorés.
Grisaille sur fond noir. Trait enlevé sur une seconde ooaehe grise et rehauts d'émail blanc pour les lumières.
Contre-émail caché.
Règne de Charles X. — GellccdoD RéToH, 276*
N" 438 Uu CaUilo^ue des émaux, par M. le comte L. de Laborde.
D.SIS. — riaque ocale.
Jupiter. — Jupiter, nu, est assis sur son ai?:le et tient un foudre de chaque main. Parmi Irs nuages où Taiglepose iespie'î<, les poissons ci le sn<^ittaire.
Grisaille colorce, dessitK'c et ti t'S-lej;èrement préparée par eniivage à travers une première couclie gris îoncé sur fond noir. Larges rehauts blancs, modelés par de léj^ères hachures saumonnées sur la figure et vert foncé sur Taigle ; glacées par-dessus, dans les ombres, d une couche grise transparente.
Les deux signes du zodiaque peints en or, ainsi que le molIVPITER inscrit en légende.
Bevers inégal, incolore et translucide, nébuleux dans les épaisseurs. *
Règne (le Napolco i îlî. — Donation Sauvîîgeot. îi" 1120 du Catalogue de la coUectiou Sauvageoi, par AI. A. Sauzay.
114 EMAUX PfiUiïi^.
D. SIC — Plaque circulaire,