ÉMAUX PEINTS ITALIENS
Bien que Témailierie peinte se soit peu développée en Italie» c'est par l'étude des rares spécimens de cet
ÉMAUX P£iMS.
an que possède le Masée que noas croyons devoir commencer. Ces spécimens appartiennent au commencement du xvi» siècle, et ninlerrompront point ainsi la série des émaux limousins, que nous aurons ensuite à êlndior exclusivement.
Le procédé employé par les émailleurs italiens est généralement le même que nous voyons prévaloir à l'origine de Tart à Limoges. Des émauîw translucides sont couchés sur le métal légèrement îrnilloché, alin fie les mieux retenir. Ces émaux, bleus, violets, tannés et verls, sont distribués suivant les nécessilrs du dessin, qui est ensuile modelé au moyen d'émail blanc ou d'or appliqués au pinceau par fines hachures. Les carnations sont toujours sur fond violet et d'habitude modelées en blanc : mais cet email est opaque et superficiel, au lieu de l'aire corps avec le tondant et d ôtre recouvert par la glaçure provenant du verre en excès qui entre dans la composition des émaux employés, comme cela se remarque sur les produits de Limoges.
Nous ne connaissons jusqu'ici qu'un émail italien ?ur fond opaque. C'est une i rtite plaque appartenant à M. Galteaux, membre de l'Institut, représentant la Vierge glorieuse entre saint François et saint Sébastien (1): Les personnages et l'architecture sont réservés en gris, d'un ton trés-fln, légèrement glacé de bleu lapis sur le fond, de bleu cendré et devert sur quelques costumes, mais toujours modelé en blanc par hachures d'une finesse extrême. Certaines miniatures italiennes du xv^ siècle sont l'exact équivalent de ces émaux.
>iûus citerons, enfin, une petite frise qui appartenait à fancieune collection Le Carpenlier (21, et qui repréî^ente le Triomphe diiu guerrier. Le fond es! lilanc et lit'cessai rement opaque; le dessin est un simple trait en bistre brun foncé, cernant parfois une très-légère glaçure bleue ou violette posée sur les costumes.
ïous ces émaux semblent appartenir à Técoie lom-
0) If* 2S70 da Catalogue da Musée rétrospectif de 1865. C2) If* 2S74du Catalogue du Musée rétrospectif de 1865.
ÉMAUX PEINTS
barde par le style du dessin, et nous donnerons comme preuve, outre la Paix que nous allons décrire, les figures d'ange en pied , et surtout en buste, qui décorent la magnifique Paix do la chapelle du Saint- Esprit au Muscc des Souverains (1).
Une plaque représentant la Crucifixion, appartenant à M. Magniac et exposée, en 18G2, au musée de Soutli- Kensington (1), dont les carnations sont ombrées de brun sur fond rougeàtre, porte cette inscriplion : lOANE DE LAXDUiANO, qui pcul justiûei' cette appréciation exclusivement tirée du style du dessin. Landriano est une petite ville entre Pavie et Milan, mais l'inscription semble à M. A. W. Franks plutôt un nom de possesseur qu'une signature d'artiste.
D. 199. — Faix composée de dettx plaqttes en argent, nionties en cuivre doré.
Commcnccincnt (lu xvi« siècle. H. 0,220, — L. 0,1A0.
Sur un soubassement orné de nombreuses moulures el portant linscription PAX-HVIODOMVI gravée, s'élèvent
deux pilastres ornés de filigranes représentant des raisins. Les chapiteaux supportent une architrave au-dessus do laquelle s'arrondit un arc orné de cordons d'oves et de palmettes sur ses moulures. Une plaque rectangulaire est comprise entre le soubassenu'ut, les pilastres et rarchitrave. Une plaijue en demi-cercle, entre rarcbitrave et l'arc (jui la surmoute. Une poignée en forme de console est fixée postérieurement à la garniture- Plaque rvctjiDgulaire.^ O. M^l*— L. 0,080.
La Nativité. — La Vierge et saint .toseph, nimbés tous deux, sont agenouillés devant i Eufaul-Jésus couche à terre vers la gauche, la tète ornée d'un nimbe à rayons crucifères, et
(t) N<"39 de la Notice do Hosée des SoaveraiRs, par M* H. Barbet de Jony • (2) N* ilSOSdu Catalogae. on Loan,
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le corps entouré d'une auréole. La crèche est au deuxième plan â droite ; des rochers et des arbres dans le fond.
Plaque semi-circulaire. — H. 0,0^*3. — D. 0,080.
r Annonciation. — A droite , la Vierge est agenouillée devant un lutrin pédiculé ; à gaoche, Tange portant un lis,
slinclino devnnt olle.
Emaux colorés, translucides, bleus, violots, verts ot bruns. le> carnations sont dessindes et modelées en email blanc opaque sur fond violet améthyste ; les vêtements et les accessoires en émail blanc ou en or indifféremment. Fond bleu.
Revers gTOs bleu, granité et granulé.
Règne de Charles X. — Coflectioû DuraDd, nf^ llfr*26&2. K*' 165 elles de la Notice des émaux, par M. le comte L. de Laborde*
D. 80O. —Plaque circulairCf montée dans une bordure également circulaire, en bronze doré, ornée d'une zone de fUigranes plats et circonscrite par une torsade.
XYi« siècle. D. de l'émaU 0,033, — D. total 0»052.
Enseiffne 4e coiffure.^Jin jeune enfant vêtu d'une courte tunique, les jambes et la tête nues, conduit une femme vêtue d'une robe ample, relevée par une double ceintare, la tête découverte et chauve. Unehoupe de cheveux ou une flamme surmonte son front. Deux arbres au fond. Autour, on liti'inscriplion : regi.ti bona madra mi a.
Grisaille. Sujet dessiné en émail blanc opaque sur fond noir; rehauts d'or.
Revers invisible à cause de la monture en cuivre, qui est radiée à l'outil et qui porte un anneau pour iixcr renseigne.
N* 14)7 de la Notice des émaui, par M. le comte L. de Laborde.
KoTA. — Voir les a2 plaques qui décoreot surtout le revers du la Paix de la chapelle du Saint-Esprit s n''^ de la Notice da Musée des Souverains, par M. B. Barliet de Jouy.
ÉMAUX P£lNTâ.