VEVT DE FAIT QVELLE SOIT OBSERVÉE TAT IL SE REJSD A
DIEU OBEISSANT. Derrière lui, deux jeunes gens vêtus d'une tunique courte, s'inclinent. Ils semblent empruntés à quelque Adoratim des bergers de Raphaël. Deux vieillards sont placés à rextrême droite. En arriére plan est un groupe de neuf vieillards empruntés au carton de Raphaël représentant la mort d'Ananias. Sur le second degré du trône on lit Tinscription : IIII rois xxii. et la date 1578 tracés en noir, et sous l'^'s pieds d'un des jeunes gens à droite, le monogramme P. R iracé de même.
Marly. Arabesques d'or formées de rinceaux symétriques.
Bord. Mêmes motifs, avec de légères variantes, que sur le plat n® D. 464, interrompus par un écusson puilant ia dalo 1578 en chiffres d'or,
Bevers. Semblable à celui du n<> D. 492, avec la figure de llinerve , debout , casquée, s'appuyant sur un étendartet siur un bouclier. Autour de la ngure. rinscriptlon suivante est tracée en or. 1578. Minerve mèreae tovs les arz. Les rinceaux du bord sont interrompus par un écu ovale portant cette inscription en noir : jvillbt 1578. P. R.
EMAUX PEINTS.
Grisaillos. Même facture que dliabitaâe. On sent la main d'un vieillard.
ilègne de Charles X. — Collection Durand, n«* 14-2419. 298 de la Notice des émaux, par M. le comte L. de LaJwrde.
Veià 1578. H. 0,385. — L. 0,500,
Intérieur : Joseph" expliquant les songes de Pharaon. — Pharaon est assis à droite sur un trône élevé sur deux gradins. Deux vieillards sont deboat derrière lui. Joseph se tient . au centre vis-à-vis de lui, suivi de huit vieillards placés vers la gauche. Une grande arcade ouverte au fond de la pièce où la scène se passe laisse voir la campagne où sont représentées les sept vaches grasses et les sept vaches maigres : les sept épis gras et les sept épis maigres. Sur les degrés du trône les deux inscriptions, pharaoii et Gsmbsb xli , sont tracées en rouge.
Marly. Arabesques symétriques en or eomme celles du n^'D. 491.
Bord. Au milieu un écu supporté par deux lions, et timbr(^ d'un casque de profil et fermé. Les armoiries sont < de gueules au chevron d'azur chargé de trois croisettes d'argent et appointé d'un croissant d'argent, accompagne de trois quinle-feuilles de même: 2 et 1 ». Lor[;('ment coiiraiu est semblable à celui du plat déjà indiqué. Ourlet blanc orné d'une cordelière rouge.
Reyers» semblable à eelol du même plal b« B. 191, avec cette différence qu^au centre un guerrier casqué, portant un manteau par-dessus son armure, se tient debout.
Grisaille. Trait et modelé très-important par enlevage à travers un fond gris clair. Rehauts blancs peu étendus. Carnations colorées dans Torabre. Rehauts et ornements d'or< Fond noir.
AncteDDe oollectioBi n* 10.
290 d« la Aotloe des émaux, par &L le comte L. de Laborde.
D. 481. — Assiette.
Vers 1578. D. 0,205 y
î.e Mois de Janvier, d'après Etienne De Laulne. — Un homme assis dans un graud iàuiÊuU adossé au leu d'une
cheminée à haut manteau, est devant une table ronde et porte la main sur un pâté. Un tranchoir (1) carré est placé de- Tant lui. Une femme est assise à ses côtés. Deux serviteurs sont placés à âroite^ Tan remplissant une eoupe , Taotre apportant un mets. A terre sont deux diieiis et un chat sous le fauteuil du maître. Au fond un miroir entre deux fenêtres qm laissent voir la campa^e. Au sommet, le signe du Verseau dans \we auréole de nuages. A droite, une porte ouverte laisse voir un homme accroupi devant la cheminée de là ruisine, sur le manteau de laquelle est tracé le monogramme F. R. Au bas de la composition on Lit le mot :
UNYÎER.
Marly décoré d'une torsade d'or.
Bord. Chargé d'un ornement quatre fois répété formé de deux sirènes sans bras» à longue queue en volute^ affrontés à on vase ou à une corbeille» et séparées par un masque à longues oreilles tombantes. Ourlet blanc.
Revers. Aqi centre une rosace, entourée de quatre termes convergents, saisissant de chaque main des lanières qui en^ cadrent des masques à longues oreilles droites placées entre eux, accompagnées de légers branchages d'or.
Souslo marly un omL inuiii coarant, formé d'une Uged^où s'épanouissent des feuillages symétriques.
Sous le bord un ornement formé d'un môme motif quatre fois répété, et composé de deuît consoles feuiUagées^ se rehaut a un médaillon ovale.
Grisaille dessinée et modelée par enlevage. Carnations trôs-saamonnées. Rebants d'or, fond noir.
Cette assiette et les huit suivantes f <Hit partie du même service.
Ancienne collection, n» 10.
Ko \^ Notice des émaux, par M. le comte U de M^orde.
D. 4$». — Assiette.
Veni$3S. n.O,aOQ.
U UoU de Février, d'après Étiemie De iauiae. 4 gancbe : Un bomme yiBOx, assis devanl le feu d'une bante
(i) tranchoir était, au moyen âge, nm traiiciie de pain fait exprès et servant d*assiette. Vers la renaissance, on lui substitua une plaque de métal qui enfin la Conae (Ttan «lisque à rebords*
ÉMAUX PSINTS.
dieminée. Une femme, debout, file à côt() de lui. £u arrière, on servitenr apporte un fagot : on voit, par la porte entr'ouverte, an nomme abattant un arbie. A terre sont un cbien» un coq et une poule, à côté du monogramme P. R. Au sommet le signe des Potmi», dans une auréole de
Dans le bas de la composition, lïnscriplion : février. Même ornementalion sur io mnrly, sur le bord, et sur le revers, et même fabrication que u^" D. 48i.
Ancienne eolleetioa, n« VI.
fi*' 308 (le la r^oiicc des émaux, par M. le comle L. de Labuitie*
D. 483. — Assiette.
Lê Mùh àê Mars, d'après Étienne De Laulne. — Un homme, taille la vigne armé dwe serpette et portant une autre ser-
Êette passée à la ceinture. Derrière lui une femmese dirige vers i gauche portant un fagot snr Tépaule. Au fond, à droite, une seconde femme, avec an fagot sur la tète, marche derrière quelques moulons. Fond d'arbres et de paysage. Au sommet le signe du Bélier dnns les nuages. Dans le bas, le mot MARS, et le monogramme P. R. tracés en noir.
Môme ornementalion sur le marly, sur le bord et sur le ^ revers, et même fabrication que D. 481.
Ancienne ooilection, n* M.
K* 809 de la Notice des émam, par M. le comte L. de Letorde.
D. 484. — - A9$ieUe.
Vcr»157S. D. 0,205*
1$ M(Hs Avril, d'après Étienne De Laulne.— Une femme agenouillée tresse un chapeau de fleurs que cueille une autre femme à côté d'un berger assis à terre. En arrièreplan des moutons, un berger jouant de la cornemuse, une femme qui trait une vache, un chasseur; fond d'arbres, de maisons et de paysage. Au sommet le signe du Tmireau, dan« une auréole de nuages. Dans le bas le mot AvmL et le monogramme P. R. à droilo derrière la femme qui cueille des fleurs.
PIERRK BBTMOHO. 247
Même ornementatiou sur le maiiy, le bord et sur le revers et même fabrication que 1). 481.
Ancienne collection, no 50.
M* 810 de la Notice des émaai, par M. le comte L. de Laborde.
D. — Assiette.
Vers 1578* D. 0,205*
LêMoiêâêJuiUêt, d'après l^tienne De Laulne.* Un homme fauchant un pré, tandis que derrière lui un homme aiguise
sa Taux. En arriére-plan une rivière avec des baigneurs ; audelà une charrette de foin : fond de maisons et de paysap^e accidenté. Au sommet le signe du Lion, dans une auréole de nuages. A gauche le monogramme P. H. et au bas le mot
niLLET.
Même ornementation sur le marly, le bord et le revers, et même fabrication que n<» 481.
Ancienne coUecUou, n<> 50.
su de la Notice des énaui, par M. le comte L. de Laiwfde.
D. 48€i. — Assiette, *
Vers 157S. D. (^,205.
Le Mois éPÀoûtt d'après Étienne De Lauloe.— Trois hommes coupent des blés, un seul étant entièrement visible. Derrière lui, à gauche» un autre lie les gerbes. An fond, du même côté, une charrette les porte a la grange. Fond d'arbres et
de paysage accidenté. Au sommet le signe de la Vierge, dans une auréole de nuages. Dans le bas le mot Aovsi; ei ie monogramme P. R.. tracé en noir.
Même ornementation sur le marly, le bord et le reverSi et même fabrication que n<> ù, 4Si.
Ancienne collection, M.
N* S12 de la Notice des émani, par H. le comte L» de Laborde.
D. 4^7.-- A mette.
Vers 157S. D. 0,205.
Le MeU de Septembre, d'après Stienne De Laulne. — • Au centre, un semeur marchant vers la droite ; derrière lui, en arrière-plan, une femme assise près des sacs de semence. A
Î48 taAox ptnrra.
droite un homme conduisant une charrue attelée de doux beiifs. Fond de fabrique, de ruines et de paysage. Au sommet le signe du Scorpion, dans une auréole de nuages.
Au bas le mot septebre.
Môme ornementation sur le marly, ie bord el le revers, et même labrication que n"" D, 481.
Ancienne collectiOD, n* 52.
513 de la Notice des éroaux^ par M* le comte L» «te Laborde.
— Assiette.
Vers 1578. D. 0,205.
f j* Mois de Novcm bre, d'après Etienne De Lnulne. — Un porcher abat des giands pour ses pourceaux. A droite, en arriéreplan, une femme teille du chanvre. Au fond, un berger est assis au pied d'une colline. Au sommet le sig^ne du Sagittaire, dans une aurolc de nuages. Dans le bas, le mot NOVSMBBB et à droite, au-dessous de la femme qui teille, le monogramme P. R.
Môme orneixienlftlioii mt le .marly, le bord et le revers» el même fabrication que D. 481.
Andeoue coUectkm, n« A5. ^ K* de la Notice des dmaux, par M. le comte L. de Laborde.
D. 488. — Assiette.
Le Mois às Iféeembre, d'après Étlenne Be Lanliie.^Un homme et une femme sont occupés à saigner un pore. An fondt à gaucbe, un homme en fait brûler deux autres. Fond de malsons et de paysage. Au sommet le si^ne du Caprin corne. Dans le bas le mot décembre; à droite» derrière la femme, le monogramme P. R.
Même ornementation sur le maily, le bord et le revers, même fabrication (jaen^ D. 481.
Ancienne collection, 51.
$15 de la Notice des émaoi, par M. le comte L. de LalMirde.
D, 490. — Assiette.
Vers 1580. D. 0,200.
Ls Mm de Juin, d'après Étienne De Laulne. — Au oestre.
PniRllB RITIIOND
MO
une femme, assise à terre, tond un mouton placé sur ses genoux . A gauche s'avincf! un berger, portant sur ses épaules un mouton -d'un troupeau placé derrière lui, et gardé par un autre berger placé dans le fond. A droite un troisième berger se penche pour prendre un mouton noir. Cabane au fond derrière lui. Au sommut de la composition le signe de YEcrevissej dans une auréole d'or entourée de nuages. Dans le bas le mot iving, en noir, snr un petit listel blauc. Marly décoré d^ime torsade.
Bord. Quatre ornements semblables dont le motif est composé de deux sirènes terminées en volute feuillagée, affrontées à un masque de satyre, chaque motif étant séparé par
une tête d'enfant ailée
Revers. Sous le fond une rosace formée de quatre t^^rmes convergents, à jambes de feuillages, les bras levés soutonanl une draperie courante , et portant une coupe deux à deux.
L'intervalle de deux termes est occupé par deux harpies affrontées. Sous le marly, un ornement courant formé d'une tige ornée de légers femllages symétriques en or.
Sous le bord, quatre camayeux rouges, représentant des enerriers morts, séparés par des arabeÎBqnes d*or en forme de rinceaux en S.
Sujet. Emaux colorés partie sur paillon. Trait en noir sur le métal ou sur paillon . Carnations colorées, modelées à deux tons sur un fond rosé. Vêtements en éftiail translucide bleu ou brun. Toisons blanches ou brunes; terrains verts ; nuages violets. Rohnuls d'or.
Ornements. Grisailles peintes sur le fond, redessinées el modelées par enlcvage. Carnations colorées. Oi i^einents d'or. Fond noir. Camayeux rouges modèles en or sur fond blanc.
Bègne 4e Cbartes X, Collection Bévoil, d* 172* R*' iSa de la Notice des émaux, par M. le comte Ii« de Laboide*
D.4ai.— Fiat ovale.
Yen 15S0. H. M85. — L. S,50a.
Intérieur. Tj" Jugement de Salomon Salomon, le sceptre en main, assis sur un trône dressé sur une platc-foi me élevée de trois degrés, est assis au centre de la coiiiposition, en avant de deux colonnes d un portique qui se prolonge de chaque côté. A gauche est la fausse mère, étendant les deux bras en signe dlndifférence. Derrière elle un soldat et deox yieillards en long manteau.
ÉMAUX PEINTS
A droite nn soldat , un pied posé sur Tun des degrés de reslrade, lient renfaiil vivant par la jambe et s'apprête à le trnnrhcr. Derrièreluiest la vraie mère^ageAOuillée, mais sans expression.
L'enfant mort est pose à terre sur une draperie, en avant du trône; un chien vient le flairer. Un soldat et deux vieillards, dont un est coiffé du chapeau plat du xvi® siècle.
Au fond, et de chaque côté du trône, en arrière d'un mur d'appui qui joint les colonnes entre elles, se presse un nomoreux public, dans une eour en arrière-plan, dont on voit renceinte ce colonnes, en avant des édinces d^une ville. Sur les trois degrés de l'estrade est peint en capitales noires le passage du livre des HoU, relatif au jugement . datb
(iNQVIT) HVIG. INFANTEM. VIWBf. QVADO.OVIDBV. BBC. EST* MATER. BIVS. BT. TIMVBRVNT. OMNES. RBGBM, 3. REG 3.
Au-dessous de la femme agenouillée, le monogramme
P. R. tracé en noir,
"^larly Des arabesques d'or formés d'un motif de rinceaux plusieurs fois répété.
Bord. Rinceaux feuillagés commençant ou terminés par des corps de sirènes ou d'enfants, et s'enchevêiranl dans des figures de satyres ou d'enfants, molifs plusieurs fois répétt^s, mais sans symétrie absolue et avec quelques changements. Ouiiet blanc.
Revers. Un grand ornement inspiré des compositions d'Étienne De Laulne, cl ninn formé :
Sur un soubassement, en forme de lanières découpées, . deux chimères adossées, accroupies, portent chacune une petite bannière sur laquelle sappuie un cerf ailé, qui se cabre, tenant une branche de laurier dans une de ses pinces. Les pieds de devant de ces animaux s'appuient aux montants d'un dais à lambrequiitô, surmonté de vases et d^un masearon dans des ornements, et porté sur un culot aceom* pagné de grandes consoles symétriques, qui se relient avec les queues des chimères. Des mascarons, des colimaçons, des vases qui s'épandent, des bouquets de fruits, etc., accompagnent les élémenls principaux de celte décoration.
Sous le dais se U ouve une femme en costume de la secoufle moitié du xvi® siècle, en corn( lie, vôtue d'une robe à corsage carré, à manches hautes, tombant d'aplomb, et ouverte sur le devant. Les deux niaiiis de la femme sont passées daus un manchon. Des branchages d'or couvrent le fond.
Marly. Rinceaux d*arabe>(iues.
Bord. Ha ornement huit fois répété et formé d'un grand
PIBnRB HBTMONO. S5I
riDceau feuillagé, commeDçant par une tftte de dauphin et
terminé par une larçe volntc côtelée.
Grisailles. Trait rl rnodcli' par enlcvage à travers une première couche gris fonce. Rehauts blancs peu intenses. Carnations viproureuseutent colorées. Rehauts et ornements d'or. Fond noir.
MgDfi de Cbarles X. — GoUeciioa Durand, a«12-24l7. 300 de la Notice des dmaiiii |»ar M. le comte L. de Laborde^
D. 4M. — Plat <mle.
Vers 1580. U. 0»$80. — 0,500.
 braham refusmU Us présents du roi de Sodomê.-^ Fond. Abrabam, vêtu en ffaemer, est placé au centre et se retourne
vers îe roi de Sodome agenouillé à gauche, en avant de plLi>ieurs prêtres qui se tiennent debout à la porte d'un ediûce. A droite, un groupe de pfuerriers, ainsi que deux autres groupes en arriére-plan. Jb ond d'arbres et d'édifices en ruine. Sur le terrain, en avant du groupe de guerriers qui sont
au fond a droite, cette inscription : no. aggipiam. sx.
OMKIBVS. QVE. TVA. SVNT. NE. DICAS. B60. DITAYI. ABRAHA.
6BNB8 14 (je n'accepterai point des biens qui t'appartiennent
afin que tu ne dises pas; j'ai enrichi ALraliam): sur terrain entre le premier et le second irnerriors du premier plan à droite le monogramme P. R. en noir.
Marly. Un ornement courant d'arabesques d*or.
Bord. Frise de grotesques formée de quatre éléments différents répétés deux fois et symétriquement opposes. — 1" Un satyre à tête de singe sur un chariot en forme de panier poussé par un satyre à tête de lièvre, le timon se proion-
§eant en corps de dragon aité dont la qaeae forme la trompe 'nn éléphant qui porte un escargot.— 2^ Un dragon à quatre pattes qui a une queue commune avec l'éléphant, et pour tête un chariot sur lequel est monté un nègre. Un satyre enjambe le cou-timon du monstre et est tourné vers lui. L'arrière de chariot entré dans la poitrine d'un dragon ailé à queue fouilla sfée. — 3° Un satyre à tète de chien à califourchon sur un vjoion porté par une roue sur laquelle pose un phénix. La queue de l'instrument est le prolongement du nez d'un chien maigre que chevauche un petit satyre, tandis qu'un autre satyre à tête de bouc marche derrière ayant pour queu^ un enroulement muni de deux pattes et
ir
terminé par une tèio. — 40 Un clueii à tête humaine, monté par un satyre à tcte de chien, et ayant pour queue le timon d'u^ chariot sur lequel un enfant est assis.
Revers. Hercule debout, les jambes écartées, appuyé sur sià massue, vêtu de la peau d'un Uon. Au milieu d uu oriicment formé de lanières combinées avec des feuillages» des vases, des oiseaux, des monstres eénocéphales agencés avec un dais. Le tout dans le genre des compositions d'Étienne De Lanlne.
Sons le marly nn dessin eoturant d^arabesques d^or.
Sous le bord, un motif composé d'une tête donnant naissance a rie irrands rinceaux feaiilagés répétés huit fois, et alroutés deux à deux.
Grisaille. Trait et premier modelé par enleva^^e sur un fond ûris noir, discrètement rehaussé de blanc. Cliairs entièreiiient et durement colorées en saumuoné. Hehauts et ornements d'or. — Fond noir.
Règne de Napoléon III. — Don ration Sauvagcot. Partie du n" 11Û5 du Catalogue de la colleciian SauYageot, par M. A. Saozay. Publié par M. A. Lièvre, dans les Collections céUores*
D. 4t99. — Plaque cintrée par le haut, montée en
cuivre doré pour former une paix,
lî. 0,0W. -«L. 0,075*
La Vierge entre deus^ Sainte, ^ Au centre la Vierge debout, couronnée, les cbeveux pendants, portant sur le bras gaache FEnfru t Jésus nn, aui bénit de la droite, et prend de la gauche un fruit que la Vierge lui présente . A gauche un homme, barbu, en costume du xvi^ siècle, agenouillé, les maintes jointes, que recommande à la Vierge saint Jean- Baçtiste, debout eu arrière-plan, tenant un livre ouvert à la main. A franche saint Sébastien, debout, vêtu en diacre, tcnaut uiie palme, et quatre pierres sur un livre fermé.
Grisaille avec quelques rehauts d'or, notamment sur la couronne de la Vierge, et pour former les nimbes de l'Enfant-Jésus et des deux saint». — Trait et premier modelé par enlevage. Larges rebauts de couleur blanche un peu opaque. — Aspect dur.
Xlèsac de Napoléon JII. — Donation SanvageoU No if M du Catilogiie delacoUeetion Sawagcot, par M* A. Sanmry,
MARTIAL RITMOND.
martial Reymond.
Martial Reymond semble à H. Maurice Ardant avoir été le fils de Pierre, par ce motif qu'il aurait donné à son fils un prénom qui est précisément celui de son grand-père, suivant un usage fort ordinaire à Limoges (1).
Il est de ceux dont parle Bernard Palissy lorsqu'il les plaignait d'avoir laissé lomber à si vil prix les produits de l'émaillerie. Il n'est connu, en effet, de Tannée 1550 à Tannée 1599, où il mourut, que par les actes de production des titres de ses créanciers.
M. Maurice Ardant cite de lui un plat signé en toutes
lettres l^T^lEyi^NÏ) ; M. J. Labarte, un triptyque de
la Runlz-Kammer de Berlin, qui est signé M. R., et qui, portant les armoiries du pape Clément YIII (1591 + 1605), est de la fin delà carrière de notre émaiileur. Enfin , M. Germeau possède une Nativité également signée M. R.
Tous ces émaux sont très-éclatants, sur paillon, avec de nombreux rehauts d'or et des carnations saumon* nées. Ils appartiennent au style des de Court, et ne s'en distinguent que par un ton plus enfumé dans les demi-teintes des carnations. D'ailleurs » le dessin est médiocre tout en restant correct
Un second Martial Reymond, qui fut tuteur des enfants du premier, est qualifié dV émaiileur » dans les actes de baptême de ses propres enfants ; mais les mentions de quelques-uns de ses travaux, que M. Maurice Ardant a publiées, montrentque surtout il était orfèvre. Il mourut en 1G30.
(1} M. Maurice AfiDAMi, EmaiUeun limousins. Les lieymondt p. 35»
251 iukm PEINTS.
D. 494. (1 à 6.) ^ Six médaiUons drculaireg.
lo I« Couronnem^nf <r4'tn^^-—JésQS-Ctarist, sans nimbe» assis à droite» sur une estrade, le baste na, est couronné d'épioes par un soldat, tandis qu'uD autre lai présente le roseau. Fond d'architecture.
2" Jésus portant sa £To/a;. — Jésus, la tète radiée tombe et est frappé par deux soldats. Saint Jean, et deux saintes femmes s'avancent au fond à droite.
3<> La Crucifixion, — Le Christ, la tête radiée, est en croix» fixé par quatre clous. La Vierge cl saiut Jean la tête ornée d'un nimbe ellipti(îue, se tiennent debout à gauche et à droite. Un écu «te J''rnn(*e en avnnt d'une crosse en pal, indique que ces émaux ont été fabriqués pour une abbaye royale. — A côté est le monoprramme Ml tracé en or.
h"" La Pitir. — La Vierge, nimbée, assise au pîpd de la crnix tient sur ses gonoux le corps du Christ dont la tête porte le nimbe radié. A gauche, saint Jean soutient sa tête : sainte Magdeleine pleure à gauche; portant tous deux un nioibo elliptique. Le monogramme est tracé en or près de saint Jean.
5° La Mise au tmnbeau.'-- ^ose^ih d'ArimathicetNicodômo déposent le Christ dans un sarcophage. La Vierge, saint Jean et deux saintes lemmes, à nimbes elliptiques, occupent le fond. Sur le premiei plan le même écu que plus haut et le
monogramme
6<» La Résurrection. — Le Christ entouré d'une auréole radiée, se tient debout sur la pierre de son sf'pulcre, tenant de la gauche la croix de résurrection. Qualic soldats qui gardaient le tombeau se réveillent et fuient.
Émaux colorés en partie sur paillon. Trait et premier modelé en partie par enlevage sur une coache noire à travers une couche blanche (jui recouvre toute la pièce; et partie au pinceau sur les paillons. Le tout glacé d'émaux colorés translucides, violets, bleus, verts, roses, etc., excepté sur les carnations qui sont opaques, cernées et dessinées par un trait noir enlevé, et colorées. Rehauts d'or abondants.
Revers.
Règne de Charles X. — Collection Réroil n" 2iik. N«* ikHi à de la Notice des émam, par M. le comte L. de Laborde.
IBAlf ET JO$]BPH RBTMOND.
«ieaa et Jfosepli Reymomdi.
Jean et Martial II Reymond sont désignés comme étant frères dans une sentence de 1599, où ils interviennent comme tuteurs des enfants de Martial I. Pcutèlre étaient-ils ses oncles et fils de Jacques Ilcymond. De plus, Joseph est indicjué comme oncle de Louis Reymond, dans l'acte de baptême de celui-ci, en 1603, où il figure comme parr^un.
Jean est qualiiic d ^ émailleur » dans la cote des rôles de 1602. Bien que nous n'ayons point liouvé que la même qualité fût octroyée à Joseph dans les actes que vise M. Maurice Ai dani, il est certain que Jean Reymond étant mort en 1603, tous les émaux signés I. R., qui seraient de date postérieure, doivent appartenir à Joseph.
Mais quant à attribuer plutôt à l'un qu'à l'autre les pièces antérieures à 1603, qui portent les initiales que l'on peut aussi raisonnablement rapporter à l'un qu'à l'autre, nous ne pouvons le faii'e n'ayant point eu do termes de comparaison sous les yeux.
Ce qu'il y a de certain, c'est que Tauteur de la plaque n** D. 495, non datée, le fut aussi d'une autre plaque appartenant à M. le baron A. de Rothschild, qui représente les frères carmélites de Rouen en prière aux pieds de saint Elysée, qu'entourent des médaillons où sa légende est représentée. Cet émail, signé et daté 1. R. 1599 (1], est absolument de même dessin, de même facture et des mêmes dispositions générales que celui du Louvre.
Le L Reymond qui les a peintes est un artiste trêshabile» supérieur à Martial, et qui nous semble procéder surtout de Pierre Gourteys. C'est le même éclat vigou-
{1) N« 3M du Gatatatgue de l^MposilkHi rétroipectire de iWb*
M6 éukvns. psints.
reux dans les émaux colorés ; le même ton violel dans les nuages ; le môme sfumato dans les ombres, et presque la même accuilé dans les profils. Dessinateur plutôt correct qu'élégant, d'ailleurs, il possède quelques-unes des qualités du modelé ressenti de Pierre Âeymondt l'illustration de la famille^
D. 49S — iliaque rectangulaire,
n. o,iie. * L. 0,096*
Le Saint-Sacremmt.— Au sommet la Trinité, figurée par Dieu le Père ei Jésus-Chri.sl as^is sur un trône, au-dessus duquel plane le Saint-Esprit en colombe. Sur le degré du trône cette inscription, olobia. patri et filio bt spiitrroi SÀNCTO. Une auréole d^or radiée enveloppe la Trinité et est entourée d*nn double rond de ehéruLiDs, qu'accompagnent des anges portant les instruments de la Passion, au-dessus des quatre symboles évangéliques, portant des livres ouverts avec leur nom.
Partip inférieure. — Un m onnmont supporté par des colonnes au centre duquel est le tombeau ouvert. Au-dessus volent deux anges portant un ostensoir en forme de soleil au centre duquel est l'hostie avec le monogramme L H. S., autour règne l'inscription : o salvtarts hostia. A droite et à gauclie sont des charUeux agenouillés. De la houcbe du premier à gauche part une banderole avec ces mots: o. DVLGBno. La Vierge couronnée et à nimbe radié portant PEnfant-Jésus à nimbe radié est debout derrière ce groupe, une banderole part de sa boucbe avec dètte Inscription : ATTRAHE.Hos.AD.TE. — Lc premier moine du groupe de droite porte sur la banderole qui part de sa bouche: o.bo- NiTAs. Saint Jean-Baptiste, à nimbo rndié, est placé derrière, de s,^ bouche se dégage une bondarole avec ces mots : manifesta, te. iSTis. Sous la base de la colonne de gaucho du monument, ce monogramme en or I. R. Un listel réservé au-dessous de la composition porte cette inscription : vna.
SALVS; TRIADIS WLTVS, SI LCTARE VERENDOS QVEM MONADEM PnmVlf .GRBDtDIT.VNA.FIDES. VNAQVB.SPBS. PROSTANT. QYIA. TOT.UONUfBNTA. 8ALVTIS. AD. QVA.PBRDVGIT.SOLVS.ET* VMVS. AMOR.
H. D. FAPB. 257
imanx eolorës en partie sur paillon ; trait de contour probablement obtenu par enlevage sur fond noir à travers la couche blanche qui recouvre toutes les parties de la plaque qui n'ont point reçu de paillon. Modelf^ pnr hachnros peintes sur les paillons ; au pinceau sur les carnations qui ^^onl colorées et sur les vêtements blancs. Les autres cnuleurs sont translucides. Nuages violets : ainsi que le monument et la terrasse où sont agenouillés les religieux. Ciel bleu. Rehauts d'or. Fond blanc sur couche noire.
Hêym incolore avee cette inscriptioii en or :
M. F. VEHTHÀMON,
c. D. R. (conseiller du roi] (i).
nègue de Kapoléoo III. — Acquis de la vente fianiaU
M. JD. Fape»
Parmi les énigmes que présentent les i^mnillenrs anonymes, il n'en est point de plus singulière que celle soulevée par cei laines pièces, tantôt signées d'initiales seules , tantôt de ces initiales varin1»les suivies d'un nom, qui n'est peut-être qu^un surnom.
D'abord, ces pu ces sont en assez grand nombre; elles indiquent bcauronp do (alrnt cliez leur auteur et nous semblent être sorties d un atelier de Limoges, et cependant aucun nom, parmi ceux des émailleurs assez nombreux que les archives de cette ville noos ont révélés sans que jusqu'ici nous connaissions leurs oeuvres» ne peut s'adapter aux signatures relevées.
Cellesqueron a trouvées jusqu'ici sont les suivantes: M. D., M. !>., M. D. P. P., M. PAPE, M. D. PAPE. Or. M. le marquis L. de Laborde ayant trouvé dans les com{)te8 royaux de Tannée 1599 rarticle suivant : « A Martin Dicdier, esmaiUeur de Sa Majesté, la somme de
(1) M. Martial de Vertbanoii, trésorier génial, conseiller du roi, fut consul en 1609.
RHÀUX PSWTS.
30 livres tournois ordonnée pour ses gages », a pensé que Ips monogrammes que nous venons de citer se rapportaient à cet émailleiir en titre d'office, qui, en 1609, céda sa place à son lils Albert. Il suppose qu'il entra en charge à la mort de Léonard Limosin, vers 1574, et qu'il avait acquis sa réputation par des travaux d'une date bien antérieure.
En efTct, tons les (''maux qui portent îe<^ signatures ci-dessus appartiennent pour le moins au milieu du xvi** siècle, ainsi que tous ceux qui, n'étant point signés, peuvent s'en rapprocher par le faire. Aussi a-t-il semblé difficile à M. J. Labarle d'accepter l'attribution de M. le marqais L. de Laborde (1), d'autant plus qu'il n'y aurait aucune raison pour que 3Iartin Dicdier eût oublié précisément son nom lorsqu'il signe H. PAPE, comme sur l'émail n** D. 496.
Sans prétendre, comme le fait M. J. Labarte, que Martin Dicdier n'ait été qu'un émailleur sur métoux et non un peintre émailleur, nous ne pouvons ne point partager l'opinion de ce savant plutôt gue celle deM . le marquis L. de Laborde. Quel que soit le nom de Témailleur en question, ce n'est point certainement le même qui travaillait en 1599; et de toutes les opinions, la plus probable est celle qui lui attribue le nom de PAPE.
Notons ici que ces questions de date, qui reviennent sans cesse dans la biographie des émailleurs limousins, compliquent singulièrement celles-ci au lieu de les éclairer, et que ce n'est point sans une grande hésitation que nous rapportons à des artistes qui ont daté leurs couvres d'une certaine époque, des documents d'une autre époque bien postérieure. Ainsi en est-il, notamment, pour la bioG^raphie des Pénicaud, et nous sommes toujours étonné de la longévité de tous les émaillcnrs dont nous avons à nous occuper dans le cours de ces éludes.
(1) J. LAB4KTB. BiUoiTû d$s orli imdnitriohp t. IV, p. iVJeipùiiim.
M. D. PAPS.
M. B. Pape nous semble appartenir à la c:(^n(^ration des Léonard T.imosin, des Jean Pénicaud II et III, et des P. Reymond. Il procède des deux derniers surtont : de P. Reymond par le style du dessin et par les procédés d'ekéculion, abusant parfois, comme lui, des préparations par enlevage qui donnent un ton dur aux émaux; de Pénicaud par la puissance du relief, l'opposition des blancs éclatants aux noirs absolus, et l'adoucissement des travaux préparatoires par de légers frottis d'émail blanc. En tous cas, son dessin est d'un grand style ; ses grisailles, qu'il glaça rarement de cou* leurs, sont d'un ton puissant, remarquables par l'intensité des noirs. Quelque chose de sinistre, enfin, se remarque dans ses physionomies par la façon dont il éclaire le blanc des yeux.
D. 496 et 49G bis. Plaque cintrée.
Dieu bénissant. — Dieu le père nimb^, vu à mi-corps dans les nuages, tient le globe de la main gauche, bénissant de la droite.
— Plaque rectangulaire.
La Vierge entre un «am< archevêque et une sainte abbess'*, —An centre la Vierge assise sous un dais, nimbée, en robe
rose et manteau bleu, portant l'Enfant- Jésus, nimbé, nu, qui la lient embrassée et se retourne; fignros imitées de Raphaël. A gauche un archevêque nimbé, à miire bleue, portant une chappo bleue , une tunique verte et l'aube, ganté en bleu turquoise et tenam une croix. A droite une abbesse bénédictine, nimbée, vêtue de violet foncé par-dessus un voile blanc , tenant un livre ouvert et une crosse. Sous ses pieds, tracée
en or, sur le carrelage brun , la signature fiHcW^L ^^'^^ de draperies vertes.
Trait el premier modelé très-étudié, peint en noir sur ie
300 ÉMAUX mm$.
niPtal. Première coàche noire sur toutes les parties qui (lui vent figurer les chairs. Celles-ci modelées après-coup par enlevage à travers une couche grise rehaussée de blanc, el sâumonnée dans les ombres. Les draperies éclairées de blanc et glacées d'émail translneide qui recouvre en mdme temps le métal. Rehaats et accessoives en or. Revers incolore.
Règne (leMapoléon III. — Donalioa Sauva gcot. N» liai lia Gatalogae de la coUecUoa Saavageot. par M. A* Siuny.
D. 49V. — Flaque rectangulaire.
Jésus cloué sur la croix. — Le Christ, à nimbe ovale, est déjà couché sur la croix étendue en travers, la trie à droite. Un soldat cloue sa main gauche : un autre pei ce un trou de tarriére dans le croisillon droit. A gauche , sur le premier plan, un homme debout, coiffé d'un chapeau à oreilléres» porte une gourde à sa main. Au fond un juif et des soldats. Adroite, en arriére-plan, un hallebardier et les saintes femmes à nimbes ovales, devant un fond de rochers.
Grisailles avec rehauts d'or pour former les nimbes et border les vêtements.
Trait ri premier modelé par hachures sur une couche <^îsnoir afjphquce sur un fond noir. Rehauts d'émail plus blanc, appliqué probablement à deux couches. Au bas à gauche, le
monogrommc 'MflD* en bleu Ycrdâtre.
Revers incolore.
R(^gTie de Napoléon III. — Donalion Sauvageot. M» 1102 du Catalogue da la coUecUoa Sauvageot, par M. A. 3auzay»
D. 498. — Plaque cintrée du haut.
Zfi« aiède. H. 0,290. — L. 0,23d.
La Vierge. — La Vierge à genoux sur les nuages, nimbe enlevé, pieds nus, mains jointes, la tête sérieuse, légèrement inclinée, tournée à droite.
Elle est Têtue d'une robe Tioletle à manches courtes pardessus d'autres manches justes grises, et d'un manteau bieu, qui recouvre sa tête.