‹ Notice des émaux et de l'orfévrerieChapitre 78 sur 105 · JEHAN DE COURT · texte numérisé non relu

JEHAN DE COURT

les deux autres des seules initiales I. D. G. Tous trois sont colorés et avec paill(jiis.

Le premier est un portrait de Marguerite de France, fille de François I, costumée en Minerve, qui appartient à M. le comte de Mieuwerkerke. 11 est signé au revers, et en noir :

I EHAN DE CO VRT l\A FAICT

Cet émail, exécuté dans la manière de Léonard Limosiu, et cjue Ton croirait sorti de son atelier, est préparé, dans les accessoires et les draperies, par enlevage à travers une couche blanche que recouvrent des éraau\ translucides éclairés d'un nuage.blanc dans les violets et de rcliaats d'or il.ins les bleus. Mais les carnations sont modelées par hachures de bistre roux et de noir, ce qui s'explique dans un portrait.

Le second, qui est l'écusson du Louvre (n** D. 591), et qui nous semble d'époque postérieure, porte également de nombreuses traces de modelé des carnations au moyen de hachures.

Le dernier, qui appartient à M. Bazilewski, et qui doit provenir de M""® La Sayette, de Poitiers , est un

iilat représentant te Serpent d'airain [1]. Il est d'une àcture trës-négligée et doit appartenir à la vielUesse de Jehan de Court. Les profils y sont aigus comme ceux de Témailleur L C; les carnations préparées par enlevage et modelées par rehauts, à la façon ordinaire» ne montrent que de rares hachures de bistre roux sur les visages.

Enûn, un quatrième email appartenant à M. lier-

1) 1C*2Q(HI du Catalogue <la Husde rétrospectif de 186$»

ÉMAUX PEIliTS.

thon (1), et représentant la triple Hécate : comme lune . au ciel, comme chasseresse sur terre et comme déesse, mais déesse ressemblant à une victime, aux enfers ; émail siîinél.D. C, dont les fisrures sont de petites dimensions, se rapproche considérablement des pièces les moins colorées parmi celles oui portent le monogramme I. G.

Nous trouvons ainsi, entre les émaux siiinés I. G. et I. B.C., de nombreux points de ressemblance, mais aussi quelques différences qui nous laissent indécis s'il faut faire un seul artiste de qui les a signés, ou croire que deux émailleurs diiïérents les ont faits.

Ajoutons que Jean de Gourt est certainement sorti de l'atelier de Léonard Limosin, dont il montre la facture dans la Marguerite de France en Minerve, de M. le comte de Nieuwerkerke, datée de 1555, et que plus tard il modifie son style et son faire pour se rapprocher de celui de Jehan Gourteys, s'il n'est pas luimême celui que Ton appelle de ce nom.

D. B9f. ^ Écusson ovale m partie repoussé,

IL 0,520. — L. o,aoo.

La partie centrale qui est déprimée et entourée d'un carlouche repoussé , est occupée par la figure de Minerve

debout, vèlue d'une cuirasse pt casquée. Elle s'appuie de la droite sur un lionriicr orné de la tête de Méduse et porte un drapeau de la gauche. Deux livres sur lesquels est posée une chouette sont à terre à droite, i^oad d'édifices et de paysage.

L'encadrement se compose d'une bordure ovale combinée avec un canouche en lanières découpées et contournées qui s'ajustent avec deux termes, hommes et femme , placés de chaque côté , et deux mascarons^ Tun d*enfant au sommet »

(IJ N'» 2601 du catalogue do Musée rétrospectif de 1S69.

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