‹ Notice des monumens antiques et des objets de sculpture moderne conservésChapitre 20 sur 84 · USTENSILES, MEUBLES, OBJETS DE DÉCORATION · texte numérisé non relu

USTENSILES, MEUBLES, OBJETS DE DÉCORATION

151. Les deux roues en bronze placées sous ce numéro doivent être comptées ^u nombre des objets les plus précieux conservés dans le Musée. Elles furent découvertes à Fa , petit village de l'arrondissement de Limoux , dans le département de TAude. Vendues d'abord pour un écu, portées successivement à Carcassonne et à limoux chez des fondeurs qui ne voulurent point les acquérir , et enfin cédées par celui qui les avait en sa possession à M. de Saint- Amand, membre de l'Académie de Toulouse, celui-ci les plaça dians son cabinet et lea fit graver. Une de ces planches parvint à Benoît XIV, et Sa Sainteté témoigna le désir d'en faire l'acquisition ; mais M. de Saint- Amand répondit que, dans le dessein où

il était de laisser, à sa mort, son cabinet à T Académie, il ne se regardait que comme dépositaire des monumens qu'il renfermait. Ce savant mourut quelques amiées après. Les revers que sa fortune avait essuyés n'ayant pu permettre que ses intentions fussent remplies , relativement au don du cabinet , TAcadémie l'acheta , et les roues demeurèrent en la possession de cette société jusqu'à l'époque où la Convention ordonna la spoliation des propriétés des corps littéraires. Alors ces roues, que l'on voulait briser et jeter dans le creuset , furent sauvées par une personne courageuse , et placées dans le Musée. Elles ont environ 54 centimètres de diamètre , et cinq rais chacune, comme celles du trige de la famille Manlia. Ces rayons naissent du milieu de l'essieu; et sortent chacun d'un ove entouré de plusieurs filets très-bien faits. Le moy^ , qui dépasse autant d'un côté que de l'autre , a un peu plus de 38 centimètres dans toute sa longueur et est orné d'autres filets. L'ouverture par pu passait l'essieu a y centimètres '/a à chaque bout. Cette cavité renflée dans Iç milieu , sous les rais , lais.se un vide dans cette partie , entre le moyeu et l'essieu. Ce vide communiquant avec celui des rayons qui sont creux, servait à rafraîchir l'air pendant la rotation. Les jantes de bronze , qui n'en forment qu'une puisque le tout est d'une pièce faite d'un seul jet, ont 8 centimètres de hauteur et 3 d'épaisseur; dans cette épaisseur est une rainure évasée dans toute sa .circonférence , qui devait recevoir les jantes de bois. Cette rainure a un peu plus de 2 centimètres d'ouverture et 6 centimètres de profondeur; elle se termine en angle aigu, émoussé par un pan arrondi. Les trous des boulons rivés , qui assujettissaient les jantes de bois , sont placés à i centimètre i/a du bord ; il y en a un correspondant à chaque rais et îin autre aii miUeu ».

i 52.Quaran te ans après la découverte des roues qui viennent

(i) Voyez pour d'autres détails les Mémoires de V Académie de Toulouse, 1 i , p. 179 et suirans.

( 78 ) d'être décrites, on trouva dans le même chamjp , à Fa , le petit monument en bronze qui porte ce numéro- Il représente une lionne attaquant un cavalier. La forme de cet objet , l'ouverture profonde de 7 centimètres qui y existe et qui annonce qu'il devait recevoir un corps ayant ce diamètre ; le lieu où il fut trouvé , tout se réunit pour indiquer qu'il faisait partie du char auquel appartenaient les deux roues. Il parait assuré qu'tf. formait l'extrémité de l'un des accoudoirs de ce même char. Ce morceau a /^q centimètres de longueur.

i 53. En passant à Limoux , il y a environ 24 ans , un Italien nommé Féliciani , acheta à un paysan ce timon , qui est aussi de bronze, et qui peut-être a fait partie du char antique qui nous a Toumi les deux roues et le bout d'accoudoir. Il a 44 centimètres de longueur; la partie creuse en 1i 38. La conservation de

, ce morceau, qui fut donné au Musée , est parfaite.

454. Cette belle lampe antique, sous la forme d'un danseur , est en bronze et provient du cabinet de l'Académie des Sciences.

455. Cette lampe est aussi en bnmze et ressemble en entier à une autre conservée autrefois dans le cabinet du Duc de Médina--Cœli , et qui a été publiée par

. le P. Montfaucon «. On peut former quelques doutes sur son antiquité , et nous sommes portés à croire qu'on ne doit y reconnaître qu'une copie de la lampe possédée par le seigneur espagnol qui vient d'être nommé.

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