‹ Notice des monumens antiques et des objets de sculpture moderne conservésChapitre 21 sur 84 · Autre · texte numérisé non relu

Autre

1 58. Figurine en bronze qui représente un danseur.

1 59. Têtes .en bronze dans le style égyptien.

1 Antiquité expliquée.

(79) 460» Cuiller en bronze ttouyée à Toalo«se«

4t5l. Cachet ôtt tessère antique , trouvé à Toulouse ; il a appartenu à un Romain nommé Lucius Cœlius Cris^ pinus.

Ce cachet paroît avoir été destiné à ^tre empreint dans la matière encore molle des poteries , et sur des hriques. On a, placé sous le même n.o les objets isuivansr

Tuyaux en terre qui avaient été mis sous les pavés eïi mosaïques y découverts dans les champs de Martres.

Briques qui servaient à fermer les ouvertures de l'un des Hippocaiistes retrouvés à Martres.

Briques guîllochées, qui ont été découverte dans ks tiiines des édifices de Calagurrîs des CoHifeme.

i&ik Main votive qui tient un livre.

MONUMENS SÉPULCRAUX.

i68. Ce marbre* ^ec fut envoyé de Constaatiàople à M* de Puymaurin , syndic de la province de Laâguedoc. M. le Baron de Puymaurin , fils de ce magistrat , a donné 06 marbre au Musée. C'est un de ces petits monumens éraires si communs en Grèce y où souvent ils sont iployés aux plus vib usages. Il est orné de troisfigures mi bas-relief qui ont environ a4 centimètres de baut^ Celle qui paraît être la principale représente un vieillard assis et donnant la main à un autre personnage qui tst placé devant lui : Tartine a, sans doute y voulu indi-

Îruer le dernier adieu. Derrière le vieillard , est une emme élégamment drapée , et qui porte l'index de la main droite sur sa bouche. On lit au-dessus de la figure assise le mot 2niN0APO2 , nom de ce personnage ; au-dessus du second personnage on voit celui-ci, etboyacz : derrière la tète de la femme est le nom boyahth. Ainsi ces figures représentent Spintharus, Eubulus et Bulété.

Dans une dissertation lue à rAcadémie de Toulouse^^ en 1 774 ? M. du Mas cherchant à expliquer ce marbre ^ passe en revue tous les Spintharus et tous les Eubulus dont il est fait mention dans les anciens auteurs. Mais pour distinguer précisément ceux que notre marbre re-

S résente, il fallait les trouver contemporains, quoique 'un âge différent , et, de plus , ayant ensemble des relations particulières , afin de répondre à leur attitudece II y avait un Spintharus de Tarente, homme distingué , dont Plutarque fait mention trois fois ^ , et ce Spintharus se plaisait beaucoup à raconter qu il avait eu occasion de connaître particulièrement Epaminondas à Thèbes : il ajoutait même qu'il n'avait jamais vu de jeune homme qui , sachant plus , parlât moins. Tel est le Spintharus adopté par M. du Mas , et qui doit avoir vécu environ 3 00 ans avant J.-C. Il s'agissait de trouver un Eubulus j plus jeune , qui eût des relations avec SpintharuSy et notre antiquaire le rencontre dans cet Eubulus, qu'Athénée dit ^ être aussi de Tarente , et qui Sérit dans l'expédition des Athéniens contre Philippe e Macédoine, lorsqu'ils forcèrent celui-ci à Iqver le siège deByzance et celui de Perinthe. Cet événement date de 339 ans avant J.-C. Or cet Eubulus était, selon Pausanias 3 ^ fils de Spintharus. Rien de plus formel que ces derniers mots. » On pourrait donc reconnaître dans la principale figure sculptée sur ce monument, Spin^ thariis de Tarente, qui touche la main à son fils Eubulus pour lui faire ses derniers adieux. La femme nommée Bulété était peut-être l'épouse ou la sœur d' Eubulus, Si ces conjectures étaient adoptées , et que l'on crut que ce marbre fut placé sur la sépulture de cet Eubulus, dans le voisinage de Byzance , où Ton en a

(\)DeAudiU De Gen» soc.

Vita Pelop,

(3) Lib IV.

(5; Attic c. 29.

(8') fait la découyerte, il aurait plus de vingt-un sièclea d'anti(juité.

464. Les champs voisins de f^ieilh-Toulousey et les quatre cimetières romains, dont on retouve des traces près des murs de la ville actuelle^ fournissent un grand nombre d'amphores en terre cuite , pareilles à celles qui sont placées sous ce numéro , et qui ont servi diurnes aux anciens habitans de nos contrées. On les trouve toujours pleines de cendres et d'ossemens calcinés.

\ 65. Les Romains n'ont pas constamment placé les cadavres sur le bûcher, et les tombeaux que l'on trouve souvent avec des marques de polythéisme , et qui ont toute la longueur d'un personnage de grande taille , indiquent suffisamment que la coutume de brûler les corps a souffert quelques exceptioiis. Le monument placé ici fournit à cet égard une nouvelle preuve. Il

{provient de Valcabrère, village qui, ainsi que nous 'avons annoncé , est bâti sur le sol de Lugdunum Con^ venarum^ .De petites colonnes décorent les angles du monument ; au centre de la face principale est un cadre drculaire, dans lequel on a représenté un personnage tenant d'une main le coiiteau des sacrifices , et de l'autre renversant une patère ronde sur un autel, ou sur un vase. Le travail est grossier et annonce que l'ouvrier ne connaissait pas le dessin.

466. Urne ou petit tombeau en marbre sur lequel on, a représenté dieux époux. Cette sculpture grossière doit être attribuée, ainsi que celle du monument précédent, aux sculpteurs ignorans qui avaient établi, près du lieu ou l'on voit maintenant la petite ville de Saint-Béat, sur le flanc de la montagne de Rie ( qui est formée presqu'en entier de marbre blanc), un atelier où l'on taillait des autels et des tombeaux. Une partie de cet atelier subsiste encore , et l'on remarque sur le rocher, nommé à cause de cela Mail dé làs kiguros , des figurer faites sans art, et pareilles à celles que l'on voit sur ce monument. On doit à M. Chaton, de Saint*

Gaudens, la conservation de cette urne , tnmvee prés de Valentine.

167. Fragment d'un monument semblable , découvert à Valcabrère.

<68. Urne en marbre. L'inscription, en mauvais latin, indique que ce monument renfermait les cendres d'une femme nommée Tauria Paterna,'

i 69. Cippe sépulcral sur lequel on a représenté en buste deux époux.

Ce cippe vient du village de Burgalaïs.

170. Autre cippe pi^ovenant de Boutx, et donné par M. le Maire de cette commune.

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