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Epitaphe de B. de Alàva, mort en i33ô

399. Epitaphe de Geraud de d'0..»..«« , chanoine, décédé .en id3i.

400. Pierre tombale sur laquelle est représenté Jean dît l'Évêque , mort le i .cr avril 1 34^. Get individu , était portier ou concierge du palais de là nowelle cour royale de Toulouse.

401 . Pierre tombale sur laquelle est sculptée la figure de Pierre de Guguràn.

402. Autre pierre tombale sur laquelle on voit l'image de Guillaume Jean de Mbntastruc , décédé en 1 36o>

403. Epitaphe de Jean de Malhac, bourgeois, ou ancien. Gapitout de Toulouse, mort le 19 novembre i388.

484. Pierre sépulcrale de Jean de Gardaillac, Archevêque de Toulouse. Il était issu d'une des plus anciennies fanûlles du Quercy. « Il fit à Toulouse ses premières études et y professa ensuite le droit civil. Il entra peu

de temps après dans les ordres sacres , et son mérite \ attira sur lui les regards de Clément VI , qui le nomma en i33i évèque d'Orensé en Galice. Il fut transféré , en 1371 à l'archevêché de Braga en Portugal. Gré-» goîre XI lui conféra le titre de patriarche d'Alexandrie , et le fit administrateur du diocèse de Rodez. Cinq an& après il lui donna l'administration perpétuelle de l'ar-^ chevêche de Toulouse. » Ce fut ainsi, dit M. le Baron de la Mothe-Langon , que par des bienfaits et des dignités accumulées , les Papes qui l'employèrent en nombre d'occasions , récompensèrent son attachement aux intérêts du saint Siège. Jean de Cardaill^c ne se montra pas moins sujet fidèle et dévoué.au trône fran-> çais. La paix entre la France et l'Angleterre ayant été rompuç en 1 368 , Jean de Cardaillac qui habitait alors Cahors, dont l'un de ses frères était évêque, monta en chaire dans la cathédrale, et là , inspiré par les plus no-* blés sentimens y il se servit des moyens que la religion lui fournissait pour enflammer le peuple , pour le convaincre de la légitimité des droits du Roi de France sur le Quercy, et pour engager les citoyens à se soustraire au joug de l'Angleterre. Ce discours véhément et plein de raison , produisit son efiet. Les habitans de Cahors se soulevèrent ; les étendards anglais furent précipités aux pieds des remparts, et l'on jura entre les mains de Jean de Cardaillac, obéissance au Roi Charles V, alors régnant. Ce succès ne suffisait pas au courageux Prélat : il poursuivit sa généreuse entreprise dan^ tout le Quercy. H passa de Cahors dans les autres villes de la Province qui lui ouvrirent leurs portes , et il fit tant par ses prédications qu'il arracha soixante places ou forteress»es à la domination anglaise.» Il mourut le 7 octobre i Sgo. « Son tombeau, dit Catel , est le t^Qi^ème en ordre .du côté de Pépître. » Voici l'inscription qui y fut gravée et qu'on ne lit plus qu'avec

difficulté. HIC EST SEPULTUS IN XPO {christo) DOMINUS, nOMlT^US JOAjïNES Ï>E CABJDALHÀCO, DEI GBÀTIl PÀTRURCHA ALT^XÀT^DRINUS , ÀDAflNISTRATOR PERPETUUS ET iUElCHIEPIS- COPATUS TOLOSAKI^ QVI OBUT PIE VU MEïiSIS OCT08I^S

ANNO BOMUa M. CGC, XC, GUJUS ANIMA AEQUIESCAT IN PAGE AMEN.

-405. Epitapbe de Guillaume dlsaure (G. de Isaur.), chevalier, mort le 5 noyémbre i4o2. Ce monument provient de Fançien clottre de l'église de la Daurade. C'est une aiknple brique , comme les monumens rapportés ici fious les n-o8 36 1 , 362. Elle prouve l'existence de la famille des Isaures , niée par des personnes qui n'avaient pas fait d'assez profondes recherches*

406. Monument de Pierre de Saint-Martial , archevêque de Toulouse, mort le i.er décembre de l'an i4oi. L'inscription gravée sur cette pierre sépulcrale doit être lue ainsi :

jénno Domini M. CCCC. /. die prima decembris, obiit reçerendissimus in Chnisto Pater Dominus Petrus de Sancto Martiale^ archiepiscopus Tolosanus egregifis doctor, cujus anima in pace requiescat cum..... Dei in perpetuum. jlmen. Pater noster et jii^e Maria dicant omnes despote. Amen.

407. Pierre sépulcrale de Vital de Castelmàur, archevêque de Toulouse, mort dans cette ville le i.cr août i4io. Voici l'inscription gravée sur sa tombe :

Hïcjacet sepultws recolendce memoriœ reperendissimus in Ckristo Pater Dominus, Dominus F^italis de Castro Maurono, decretorum eximius prqfessor, di^ind gratid archiepiscopus Tolosanus, qui prius Juerat prcepositus istius Ecclesice , qui obiit i die mensis augusti anno Domini M. CCCC. X.

408. Monument sépulcral sur lequel on a représenté (gravé en creux) Pierre du Moulin^ archevêque de Toulouse. Ce prélat fut d'abord juge d'appeaux , et maître des requêtes. Il occupa aussi la place de garde du sceau et de vice-chancelier pour le roi en Languedoc , lorsque Charles VII , par son édit daté de SanDxiur , le 1 1 octobre r443 , eut établi à Toulouse le paarlement, déjà donné à cette province en i4^99 ^^

supprimé en i^i^S. Ce parlement fut installé le 7 avril 1 444 ) IP^^ ^^ Moulin et le célèbre Jacques Cœur. Denis du Moulin , frère du premier , avait occupé le siège archiépiscopal de Toulouse depuis 14^2 jusqu'en 1 439 , époque à laquelle il fut nommé évèque de Paris. Son frère lui succéda dans la capitale du Languedoc. n fit embellir le palais destiné à sa demeure ^t construire à ses frais le grand portail de l'église de Saint- Etienne y OÙ Ton plaça la statue de son frère et la sienne. Ce prçlat aimait les lettres , et composa plusieurs ouvrages qui ne sont point parvenus jusqu'à nous, n paraît que dans le nombre il y avait quelques poésies. La maladie contagieuse qui ravageait Toulouse en 1 4s 1 ^ força ce prélat d'aller chercher un asile dans le château de Balma ; mais il y trouva la mort le 3 octobre de cette année. Voici l'épitaphe gravée sur son tombeau :

HOC QUIESCIT TUMULO URBIS TOLOS^ niGNiSSIMUS ARCHI- ^ PR.SSUL PETaUS nt. MOIiElîDmOj NOBILIS GENERE, ARTIUM MÂGISTER , UTROQUE JURE LICENTIÀTUS AC LINGUE OCCI- TAN JE REGIS VICE CANCELLARIUS ET POETARUM MONARCHA, QUI ANNO DOMINI M. CCCC. LI. DOMINUS IN <XPO ( CkHstO^ TERTIA OCTOBRIS BEATO FINE QUIEVIT.

409. Monument sépulcral d'Avnard de Bletterens. Ce magistrat fut nommé premier président du, parlement de Toulouse en 1 444 ? ^^ i^ exerça cette charge jusqu'à sa mort , arrivée le i o janvier 1 449* ^^ monument placé sous ce numéro provient de l'égUse des Dominicains. ^

410. Epitaphe ou pierre sépulcrale de Guillaume Saralha^ notaire de l'offioialité de Toulouse. Ce monument lui était commun avec Huguette son épouse. Saralha mourut en 1 463 ou 1 464-

41 1 . Pierre sépulcrale de Bernard du Rosier ou de RosergiOy archevêque de Toulouse , comte es lois, etc. n naquit dans cette ville selon Nicolas Bertrand , ou au Mas-de-Saintes^Puelles 9 en Lauraguais, suivant

Guillaume Benoît. D'abord chanoine de la métropole, il fut successivement évéque de Bazas en 1 448 , et transféré en i45o sur le siège de Montauban. Après la mort de Pierre du Moulin , u fut nommé archevêque de Toulouse par le chapitre de cette métropole. Il composa plusieurs ouvragés qui étaient conservés dans la bibUothèque du chapitre , et engagea frère Etienne deGanno, rehgieux cordelier , à écrire l'histoire de Toulouse. Il mourut le 1 8 mars 1 474- L'inscription placée sur son tombeau doit être lue de la manière suivante :

me JAGET REVERENDISSIMUS IN CHRISTO PÀT^ nOMINUS BERNAADUS de ROSERGIO, ARCHIEFISGOPUS TOLOSÀNUSy CTRIUS- QUE JURIS DOGTOR, ET CN SACRA PAGINA MAGISTER, QUI OBIIT TOLOS^ XVIII MARTII ANNO DOMINI M. CCGG. LXXIIII CUJÏÏS ANIMA IN PACE REQUIESGAT. AMEN.

41 2. Statue sépulcrale et couchée d'un évèquè. Ce monument, qui n'occupait point sans doute, à une époque reculée, la place où on le voyait naguères dans le choeur de l'église de Saint-Etienne , n'est accompagné d'aucune inscription qui puisse faire reconnaître» ce prélat. Catel n'a pas fait mention de ce monument dans le chapitre de ses Mémoires sur le Languedoc, où il parle des évê(Jues et des archevêques de Toulouse. On doit remarquer que cette statue ne porte que la crosse et non point* la croix archiépiscopale , ce qui paraît devoir

S lacer le prélat dont elle oflfre l'image dans la classe es évêques. Mais alors même que l'on ne s'arrêterait ^ pas à cette distinction , il serait encore assez difficile de déterminer quel est ce personnage. Le style et le travail indiquent que le monument n'a pu être sculpté que dans les 1 3.nie ^ i^jaie, ou I S.i^e siècles , et ce ne sera que pour ne laisser aucune recherche à faire à ce sujet, que nous étendrons notre examen fusque dans le 1 6.me

Après la mort 'de Fulcrand, arrivée dans l'année 1 200, on sait qu'un schisme divisa l'église de Toulouse, et que deux portions du chapitre nommèrent chacune un évêque. Raymond Arnaud fut bientôt dépossédé ; Raymond de Rabastens fut déposé en 1 2o5. Le célèbre

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Foulques, qui succéda à ce dernier, reçut les honneurs de la sépulture dans TEglise de Tabbaye de Grandselve. Raymond de Falgar a été enseveli dans l'église des Dominicains ou Frères prêcheurs. Bertrand II était de la famille des seigneurs de llsle-Jourdain , et portait les mêmes armes que les comtes de Toulouse , c'est-àdire, de gueules à la croix clichée, vidée et pommetée d^or <• Hugues Mascaron avait son tombeau dans l'église des Dominicains. Saint Louis de France mourut à Brignoles, et son corps, transporté à Marseille, fut ensuite enlevé parles Arragonais. Les armes sculptées sur ce monumçnt suffiraient d'ailleurs pour montrer que l'on n'a point voulu représenter cet évoque. Arnaud Roger de Comminges portait Técu bien connu de sa famille. Le cardinal Pierre de la Capelle- Taillefer passa , vers 1 3o5 , du siège de Toulouse à celui de Palestrine. Gaillard de Prdtssac fut nommé à l'évêché de Riez, qu'il n'accepta pas, lors de l'érection de Toulouse en métropole.

Nous avons épuisé la liste des évèques pendant le i3."»e siècle et le commencement du i4*™®, et cependant nous n'avons trouvé aucun prélat auquel on puisse attribuer ce monument.

Eln recherchant parmi les archevêques , bien (rue les insignes portés par la istatue ne paraissent indiquer qu'Hun évêque , nous ne serons pas plus heureux.

Jean de Comminges étant de la même famille que Arnaud II , est par cela même exclu du nombre de ceux pour lequels ce monument aurait pu être fait, puisque les armes que l'on y remarque sont différentes de délies de la maison de Comminges ; d'ailleurs, Jean de Comminges se démit en 1 328. Guillaume de Laudun en fit autant en i34^ 9 Raymond de Ganillac quitta aussi le siège en 1 35o. Etienne Audebrahd ou Aldebrandi vint ensuite, et nous n'avons pu retrouver son écuâson. n en est de même pour Gaudfrid de Vayro^

l Dictionnaire généalogique et héraldique j II f 355.

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les'^« Nous av<n)s le monument de Jean de Cardaillac, et Ton sait que Fécu de sa famille est de gueules au lion armé y lampassé et couronné d'or, à Vorle de treize besans d'argent 2. François dt Gonzié renonça à l'arclxevêché de Toulouse, vers 1392. Nous avons les monumens de Pierre de Saint-Martial et de Vital de Gastelmaur. Rien n^ndiqu^ que ce soit celui de Dominique de Florence, qui avait cependant im tombeau dans l'église de Saint-Etienne , tombeau sur lequel on lisait une inscription que Gatel ne rapporte pas , mais dont il fait mention. Denis du Moulin fut transféré sur le siège de Paris; Pierre du Moulin, son frère et son successeur , avait une tombe plate que nous possédons encore. Nous avons aussi un monument du même genre consacré à Bernard de Rosergio ou du Rosier. Pierre Dulion , successeur de celui-ci , avait des armes bien diflférentes de celles qu'pn voit sur le monument qui nous occupe. Hector de Bourbon ne peut être compris dans le nombre de ceux sur les signes héraldiques des^ quels on peut former quelques doutes. Ce pî:élat ferme la liste des archevêques de Toulouse pendant le iS.™© • siècle.

Si , oubliant les rapides progrès des arts à Toulouse dans les premiers temps de leur renaissance , nous cherchons parmi les prélats qui ont tenu le siège de cette ville jusqu'en 1600, nous n'en trouverons aucun à qui l'on puisse attribuer ce monument funéraire. En effet , l'écu du carclinal Jean d'Orléans , qui occupa le siège depuis i5o2 jusqu'en i532 , et qui a donné son nom à l'un des piliers de l'église de Saint-Etienne , était bien différent de celui qui paraît sur ce marbre. Gabriel de Gramont , qui succéda au cardinal d'Orléans , portait d'or au lion d'azur, armé et lampassé de gueules : il fut enseveU dans l'église collégiale de Bidachè. Odet

1 Les historiens du Languedoc , qui , à la fin du tome 5 de leur ouvrage , ont donné les sceaux, des évéques de la Province , n'çnt point rapporté ceux d'Audebrand et de Vayroles.

3 Dictionnaire généalogique e^ héraldique j I, 377-378.

de Goligni céda son archevêché. Antoine Sanguin^ nommé le cardinal de Meudon , parce qu'il était seigneur de ce lieu, et qu'il en fit commencer le château ^ mourut à Paris en i5ig. Ses armes étaient S! argent à la croix endentée de sable , cantonnée de quatre merlettes de même. Le cardinal George d'Armagnac renonça à l'archevêché de Toulouse en iSay. La statue sépidcrale qui nous occupe n'est point celle du célèbre cardinal Paul de Fois, mort en 1 584 ; les armes de sa maison sont trop connues pour qu'on puisse les confondre avec celles qui sont sculptées sur ce monument. Enfin, François de Joyeuse, qui est le dernier prélat de Toulouse pendant le i6.e siècle, ne mourut point dans cette ville. Ainsi, le i6.« siècle ne fournit aucun archevêque de Toulouse auquel on puisse attribuer ce monument, dont le style et le travail annoncent d'ailleurs une époque bien antérieure à la renaissance des arts.

Sur leurs monumens, les archevêques Pierre du Motilin et Bernard du Rosier ont chacun leur croix archiépiscopale ; ainsi on ne peut croire que l'on eut donné une simple crosse à un archevêque. Il faut donc reléguer le monument placé sous ce n.^ parmi les statues .des évêques, et nous avons vu qu'il ne peut représenter . l'un de ceux qui , pendant le 1 3.e siècle , occupèrent le siège de Toulouse. Si l'on suppose donc qu'il fut évêque de cette ville, il faudrait le placer dans le la.© siècle. Enfin , on pourrait conjecturer , si on ne le retrouvait point à cette dernière époque, qu'il posséda un autre diocèse , et que , mort à Toulouse , il y reçut les honneurs de la sépulture ; ou encore que ce marbre recouvrait le tombeau dW abl>é, portant à l'ordinaire et la mitre et la crosse.

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