Autre inscription sépulcrale en langue romane
415. Epitaphe de Mathurin de Villa, curé d'Odars, mort en i5o4*
416. Bas-relief qui représente deux Saints, protecteurs de Toulouse , soutenant un écu sur lequel on voyait les armes de cette ville. Ce monument était placé au-dessus de la porte de Matabiau, démolie en i825.
AI 7. Bas-relief beaucoup plus moderne, et qui était aussi placé au-dessus de Parc ogive de la porte de Matalnau. Ce monument , qui date de l'époque de la renaissance , représente deux anges supportant un médaillon rayonnant , surmonté de la couronne d'épines du Sauveur , et ayant autrefois au milieu le monogramme de J. C. ; les pilastres qui soutiennent l'entablement sont ornés des instrumens de la passion figurés en bas-relief. On voyait des monumens semblables au-dessus des portes de Saint-Michel et de Saint-Etienne. Ils furent tous placés vers l'an 1 5 1 7.
418. Débris des ornemens d'une porte de l'hôtel de ville. Les sculptures sont de BacheUer.
419. Statue en albâtre de Guillaume Briconnet, cardinal, xninistre d'état et archevêque de Narbonne.
Ce monument est d'un trés-bon travail. Arraché pendant la révolution del'égUse cathédrale, bâtie sous l'invocation de -saint Just, il a été acquis pour la ville de Toulouse en 1822, et transporté peu de temps après dans le Musée.
Guillaume Briçonnet naquit à Tours de Jean Briçonnet et de Jeanne Berflielot. Il se maria , étant encore très-jeune, à Raoulette de Beaune, et en eut deux fils. Après la mort de son épouse , il entra dans les ordres sacrés, et fut d'abord évêque de Saint-Malo , puis de Nîmes, et archevêque de Reims. Ses talens l'appelèrent à la cour , et ayant acquis la confiance entière de Charles Vni, il engagea ce monarque à entreprendre la conquête du royaume deNaples, expédition glorieuse -sansdoute, mais imprudente peut-être. Elevé à la dignité de cardinal^ sous le titre de Sainte-Pudentiane ,
il parât avec éclat dans le concile de Pise , et se monti*à fort opposé aux prétentions de Jules II. Aussi fiit-il cité à Rome et privé de la pourpre ; mais Léon X lui rendit cette haute dignité. Il sacra Louis XD à Reims j et fut dans la suite placé sur le siège de Narbonne. Zélé pour la gloire de la France, ami des gens de lettres et des artistes , il fut loué par tous ceux (jui surent apprécier son mérite et ses grandes qualités. Le Feron rappelle Oraculum régis, regni columna. Il mourut le 4 décembre 1 5 1 4 > et fut inhumé dans le chœur de Féglise de Saint-Just, à Narbonne, où sa famille lui fit élever un tombeau décoré de bas-reliefs en albâtre. Les auteurs remarquent que ses deux fils y qui parvinrent dans la suite Tun à être évéque de Meaux , l'autre de Lodève , lui servirent, à la messe ^ Fun de diacre, l'autre de sous- diacre. Le cardinal * Briçonnet avait, selon la mode du temps, plusieurs devises. La première , en français , n'avait que trois mots : L* humilité m'a exalté, La seconde, aussi courte ^ était en latin : Ditat servata^des.
420. Petite statue en pied du cardinal Briçonnet. Elle provient aussi de l'église de Saint-Just de Narbotmé. ,